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Algérie : écritures de l'autre
Roche Anne ; Bererhi Afifa
KIME
24,99 €
Épuisé
EAN :9782841749416
Depuis une vingtaine d'années, Anne Roche séjourne régulièrement en Algérie et fréquente les milieux littéraires. Membre du jury du prix Mohamed Dib, décerné à Tlemcen, elle suit de prés l'évolution de cette littérature qui porte en elle-même autant un questionnement sur la mémoire du passé colonial et la violence de la guerre d'indépendance, que les échos et les marques des décennies qui ont mené à la guerre civile des années 1990. Cet ouvrage, hautement d'actualité, porte un éclairage fin et sensible sur ce qui fait aujourd'hui l'Algérie, de nouveau plongée dans une période d'incertitude. Si les analyses que nous livre Anne Roche proposent une lecture inédite des oeuvres d'Ansia Djebar, Kateb Yacine, Nabile Farès, Mouloud Mammeri ou Tahar Djaout, elles font également en découvrir d'autres, moins connues dans l'hexagone. Anne Roche pose la problématique des littératures issues d'un contexte colonial & postcolonial, puis, dans "lectures rapprochées", elle décrypte les mutations et les spécificités de la littérature des première et deuxième générations, consacrant une réflexion conséquente à la littérature féminine. Enfin, réflexion inédite, elle met en dialogue l'Algérie vue par les Français à travers la littérature et, notamment, les Arabes vus par des Pieds-Noirs.
La Roche Anne de ; Ventrillon Brigitte ; Roma Clém
_ Ce fichier ressource propose aux enseignants 37 fiches photocopiables pour l'initiation à l'éducation et à l'instruction civiques au cycle 3. Elles présentent: - au recto: un document support iconographique ou textuel pour faire réagir les élèves et engager la réflexion en classe; - au verso: des exercices à réaliser pour approfondir les connaissances, mettre les élèves en situation et éveiller ainsi leur sens civique. À raison d'une séance par semaine, l'étude des documents proposés permettra d'aborder, au gré de l'enseignant, les différents thèmes de l'éducation civique: - les institutions de la France: la loi, l'Assemblé nationale, le Sénat, la Constitution, la République et la démocratie... - la vie civique: les élections, les collectivités territoriales, l'Union européenne... - la vie sociale: le droit au travail, la différence, les handicapés, l'égalité filles/ garçons, la police et la gendarmerie, la sécurité routière, la politesse... - la lutte contre les abus et les délits: l'hygiène de vie et la santé, la maltraitance, le racket, l'alcoolisme... _ Un guide pédagogique développe pour chaque sujet: - les objectifs poursuivis; - le niveau de classe conseillé (CE2, CMI ou CM2); - une proposition de déroulement de la séance, à adapter par chacun au niveau de ses élèves et à ses pratiques de classe; - des informations complémentaires pour l'enseignant. Un matériel pédagogique pratique, prêt à l'emploi, qui répond efficacement aux attentes des enseignants.
Résultat du travail d'une équipe expérimentée, ce livre propose, en sept chapitres, une progression raisonnée d'exercices, allant du plus simple (consignes précises et détaillées) au plus complexe (acquisition de mécanismes scripturaux, production de textes). Ces exercices illustrent des éléments théoriques prolongés par des indications de lectures. Ils peuvent être réalisés seul, en groupe ou en classe.
Le projet de L'Alge rie, traverse es s'est formule autour d'une question partage e : l'heure n'est-elle pas venue en Alge rie d'un ve ritable renouveau apporte par les oeuvres de culture ? La vitalite , la diversite , l'impertinence de ces dernie res en te moignent. Elles de bouchent sur une nouvelle page en train de s'e crire, non seulement en Alge rie mais aussi au coeur de la relation complexe entre l'Alge rie et la France. Les diffe rentes ge ne rations d'e crivaines et d'e crivains, d'artistes, de psychanalystes, de chercheuses et chercheurs en litte ratures, en anthropologie ou en histoire re unies a l'occasion d'un Colloque de Cerisy, le lieu me me ou se dit depuis si longtemps la foisonnante diversite des cultures, ont concouru a une rupture avec les versions convenues de l'Histoire, avec les me moires encore enferme es dans des clivages post- traumatiques et des fixations nostalgiques. Cet ouvrage rend compte de leurs travaux, avec l'enthousiasme et la passion des e changes entre celles et ceux qui savent combien le passe s'e crit toujours au futur, car il est riche de possibles a faire advenir. Traverser, c'est multiplier les voies du sens et de l'interpre tation, chercher des chemins de biais ; traverser, c'est traduire pour acce der a d'autres formes d'alte rite . L'esprit des traverse es anime ce livre, depuis le pouvoir cre ateur de la me taphore, afin de dire autrement l'Alge rie et sa re alite pre sente et a venir.
Frison-Roche Marie-Anne ; Ekeland Ivar ; Chevalier
Résumé : Les entreprises doivent comprendre les règles du jeu économique : leur prospérité, parfois leur vie ou leur mort, en dépendent. Or, les contraintes de régulation non seulement ne cessent de croître mais ont changé de nature. Il faut saisir ce mouvement, le comprendre, en jouer. Quelles nouvelles obligations mais aussi quelles nouvelles marges stratégiques pour ceux qui dirigent les entreprises et ceux qui les conseillent ? Des secteurs fondamentaux sont saisis par les nouvelles régulations : la finance, la banque, l'assurance mais aussi les télécommunications, l'énergie, l'audiovisuel ou les transports, ou encore le secteur médical ou les circuits alimentaires. A la puissance politique des gouvernements, se substitue le pouvoir d'autorités indépendantes. A l'espace national, se superposent des espaces régionaux et mondiaux, eux-mêmes en concurrence. A la suprématie de la technique, se mêlent les perspectives économiques et juridiques. L'enjeu pratique d'une nouvelle approche de ces bouleversements est évident : la performance des entreprises dépend de cette compréhension des nouvelles régulations. La dimension théorique en est passionnante : pourquoi réguler ? comment ? qu'est-ce qu'un régulateur ? comment s'articulent le droit, l'économie et la gestion ? Il faut comprendre ces interactions pour bien jouer le jeu des nouvelles régulations.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.