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LES SIGNES ET L'INSIGNIFIANT
ROBINET
VRIN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782711617036
Cette troisième étape sur Le Chemin du Vieux-Moulin revient du possible au réel, à cet être-là-avec maintenant et ici, qui discrimine le présent humanisme des pistes ouvertes par les chemins de la forêt ou par ceux de la liberté. Sous l'angle de l'avoir-été-là la paléoanthropologie apporte au philosophe maints sujets de réflexions compatibles avec l'approche d'une anthropologie, surtout négative: encéphaliser, apprendre, utiliser, rêver, mourir, faire du feu, se mirer. Que nous ne soyons plus seulement newtoniens nous ouvre les voies de l'homme sidéral qui offrent à notre exploration un plein essor et qui prend droit de cité philosophique. Qu'apportait à ce sujet l'exégétique biblique en déchiffrant le signe IHWH? L'archéologie salomonienne n'est pas de toute évidence et il est instructif de comparer ce qui en fut écrit dans le Livre avec ce qui en est induit dans nos livres d'archéologie biblique. On en vient alors à s'interroger sur le signe lui-même: signaler, signaliser, signifier, signer, en dépistant cette énonciation des signes vers une prolation métaphysique universelle qu'une langue de la monade cherche à prendre en charge. Biographie de l'auteur André Robinet, directeur de recherche au CNRS et professeur à l'Université de Bruxelles, conduit à la Librairie Vrin depuis 1955 des oeuvres complètes qui permettent de disposer de toute la documentation disponible sur un auteur, des révélations de textes inédits qui font éclater les programmes scolastiques, des études approfondies sur des philosophes ou des concepts qui vaudront pour demain.
Dans ce second volume de la suite Le Chemin du Vieux-Moulin, l'accent est mis sur le passage lui-même, sur ce qui fait que rien ne subsiste jamais comme avant sans qu'on en puisse prévoir l'après. Le possible s'y révèle à l'état pur et c'est pourquoi le titre en devient un verbe actif: Le Sera. Comme on s'en est rendu compte avec Justice et terreur, Leibniz devient un à propos dont l'historien de la philosophie n'a rien perdu du souvenir, mais dont le philosophe se demande à quoi conduisent ces néologismes ou ces expressions qui saccadent l'oeuvre d'autant d'aphorismes ombrés. Mais quel jet de lumière porter sur des termes en hapax comme Il "existiturientia" que Leibniz lance, comme tant d'autres, à quelque détour de son oeuvre, comme si c'était dans cette direction jusque-là innommée qu'il en faille poursuivre l'inspiration? Ainsi le futurible, l'attente, l'émanable, le vivant, plus comme à vivre que comme vécu, sont-ils projetés au premier plan comme la possibilité même de ces états contingents qui s'ensuivent de ce qu'il faudra bien appeler émanation. Biographie de l'auteur André Robinet, directeur de recherche au CNRS et professeur à l'Université de Bruxelles, conduit à la Librairie Vrin depuis 1955 des oeuvres complètes qui permettent de disposer de toute la documentation disponible sur un auteur, des révélations de textes inédits qui font éclater les programmes scolastiques, des études approfondies sur des philosophes ou des concepts qui vaudront pour demain.
Si les relations des Regulae avec leurs sources antiques ou médiévales ont été bien traitées, leur mise en place dans l'environnement immédiat laisse à désirer. Pourquoi n'a-t-on jamais mis ce premier ouvrage de Descartes en relation avec les "Dialectiques" qui font du XVIe siècle un "siècle logique" ? Une documentation surabondante prouve que ces logiques renaissantes sont tombées dans les oubliettes de l'histoire. De multiples courants rendent très vivant le développement de ces ouvrages consacrés à l'invention, au jugement et à la méthode. Leurs profils deviennent forts apparents à qui les étudie. Or les Regulae, dont le profil typique exige la considération d'autres concepts que celui de méthode, épousent les schèmes conceptuels du ramisme, sans références à d'autres courants. D'où cette étude qui consiste à prendre pour point de référence la Dialectique française de La Ramée et à tendre l'axe critique et spéculatif qui ne cesse d'être tracé entre La Ramée et Descartes. Mais ce n'est pas là seulement une rétrospection créatrice : c'est aussi une nouvelle entrée dans la philosophie cartésienne de "la lumière naturelle". Les oeuvres mûres seront à reconsidérer sous cet éclairage.