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AUX SOURCES DE L'ESPRIT CARTESIEN, L'AXE LA RAMEE-DESCARTES DE LA DIALECTIQUE DE 1555 AUX REGULAE
ROBINET
VRIN
55,00 €
Épuisé
EAN :9782711612635
Si les relations des Regulae avec leurs sources antiques ou médiévales ont été bien traitées, leur mise en place dans l'environnement immédiat laisse à désirer. Pourquoi n'a-t-on jamais mis ce premier ouvrage de Descartes en relation avec les "Dialectiques" qui font du XVIe siècle un "siècle logique" ? Une documentation surabondante prouve que ces logiques renaissantes sont tombées dans les oubliettes de l'histoire. De multiples courants rendent très vivant le développement de ces ouvrages consacrés à l'invention, au jugement et à la méthode. Leurs profils deviennent forts apparents à qui les étudie. Or les Regulae, dont le profil typique exige la considération d'autres concepts que celui de méthode, épousent les schèmes conceptuels du ramisme, sans références à d'autres courants. D'où cette étude qui consiste à prendre pour point de référence la Dialectique française de La Ramée et à tendre l'axe critique et spéculatif qui ne cesse d'être tracé entre La Ramée et Descartes. Mais ce n'est pas là seulement une rétrospection créatrice : c'est aussi une nouvelle entrée dans la philosophie cartésienne de "la lumière naturelle". Les oeuvres mûres seront à reconsidérer sous cet éclairage.
Penseur de granit ! Sûrement. Mais, attention, "le granit n'offre que des rudiments agrégés les uns dans les autres sans qu'ils aient aucune espèce de pâte qui les réunissent" ! Si, selon l'enseignement logique de l'axe La Ramée-Descartes, les structures d'ensemble de l'oeuvre reposent sur les raisons triparties de l'ordre, dont l'ordre des raisons découle la cohérence du système est solidement assurée à condition qu'on respecte la triontie d'un esprit, d'un corps et d'une union qui requièrent la lumière naturelle des notions innées de pensée, d'étendue et de sentiment. La recherche des principes ne saurait déboucher sur un fondement imposant l'hégémonie de l'une des natures simples sur les autres. La stricte délimitation du compréhensible de philosophie première face à l'incompréhensible de foi ouvre le champ de la philosophie à la seule raison. Le cartésianisme déborde ainsi de très loin la post-modernité aussi bien que les tentatives réductionnistes émanant du positivisme ou de la théologie. Les modèles délivrés pour la maîtrise du compréhensible ouvrent le mécanistique au cybernétique. La loi ne se réduit ni à la nécessité de son découlement ni à l'irrationalité de son imposition. L'attribut dominant de puissance n'aliène en rien le rôle des perfections divines compréhensibles, non dans l'incréation de vérités éternelles, mais grâce à leur concréation avec les natures simples cosmiques qui permettent une saisie lucide et inconfondable des régions de la psychologie, de la mécanistique et de la médecine. Encore fallait-il plaider "la cause de Dieu", dont le procès ouvre aux grandes théodicées du XVIIème siècle.
Cette troisième étape sur Le Chemin du Vieux-Moulin revient du possible au réel, à cet être-là-avec maintenant et ici, qui discrimine le présent humanisme des pistes ouvertes par les chemins de la forêt ou par ceux de la liberté. Sous l'angle de l'avoir-été-là la paléoanthropologie apporte au philosophe maints sujets de réflexions compatibles avec l'approche d'une anthropologie, surtout négative: encéphaliser, apprendre, utiliser, rêver, mourir, faire du feu, se mirer. Que nous ne soyons plus seulement newtoniens nous ouvre les voies de l'homme sidéral qui offrent à notre exploration un plein essor et qui prend droit de cité philosophique. Qu'apportait à ce sujet l'exégétique biblique en déchiffrant le signe IHWH? L'archéologie salomonienne n'est pas de toute évidence et il est instructif de comparer ce qui en fut écrit dans le Livre avec ce qui en est induit dans nos livres d'archéologie biblique. On en vient alors à s'interroger sur le signe lui-même: signaler, signaliser, signifier, signer, en dépistant cette énonciation des signes vers une prolation métaphysique universelle qu'une langue de la monade cherche à prendre en charge. Biographie de l'auteur André Robinet, directeur de recherche au CNRS et professeur à l'Université de Bruxelles, conduit à la Librairie Vrin depuis 1955 des oeuvres complètes qui permettent de disposer de toute la documentation disponible sur un auteur, des révélations de textes inédits qui font éclater les programmes scolastiques, des études approfondies sur des philosophes ou des concepts qui vaudront pour demain.
Penser, activité éminemment personnelle, prend du temps, pour peu que l'on veuille comprendre en vérité. La pensée conquiert les moyens de son autonomie dans la fréquentation des grands penseurs. Ils ne nous proposent pas seulement des modèles de cohérence pour apprendre à penser, ils ont aussi tracé les chemins dont les empreintes sédimentées forment la grammaire culturelle de notre histoire. C'est pourquoi le détour par les ?uvres du passé conditionne l'accès à la compréhension de notre temps et de notre esprit.Ce livre associe selon un parcours orienté:- L'examen des problèmes, qui toujours suscitent l'inquiétude de la pensée et le programme de toute étude réflexive: qu'est-ce que la civilisation? La religion? La science? les Lumières? le bonheur? La politique? L'art? La modernité? Le sens?- La lecture des ?uvres fondatrices dans lesquelles se déploie à son plus haut degré l'effort de cohérence des "héros de la raison pensante": Platon, saint Augustin, Descartes, Spinoza, Kant, Hegel, Nietzsche, Heidegger, Eric Weil.Ce livre s'adresse aux étudiants des classes préparatoires littéraires et commerciales, aux étudiants en philosophie, aux étudiants en sciences politiques, et plus généralement à ceux qui préparent une dissertation de culture générale. Il veut aider tous ceux pour qui la tâche difficile et risquée de la pensée ne peut se concevoir sans l'accompagnement rigoureux et amical des grands textes.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.