Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'interprétation du discours
Robert-Demontrond Philippe
APOGEE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782843982194
Explication et compréhension sont traditionnellement opposées, en épistémologie, comme deux perspectives ou deux approches du réel - examinant respectivement les causes et les raisons, ou encore le sens, des faits et phénomènes étudiés. En tant que l'interprétation travaille aussi la question du sens, elle se rapproche de la compréhension. Elle s'en rapproche seulement. Il est toujours un écart entre elles, une différence qui tient en ce que si la compréhension prétend saisir 1e sens ultime de ce qu'elle vise, aspire donc toujours à se clore - comme l'explication -, l'interprétation est un processus d'enquête, d'investigation, constamment ouvert, qui peut toujours se développer, se poursuivre, sans fin. De là, notamment, la méfiance entretenue en sciences de l'homme et de la société à l'encontre des méthodes d'interprétation du discours - non pas seulement trop subjectives, mais encore trop peu affirmatives, insuffisamment " conclusives ". Il s'agit en cet ouvrage d'étudier diverses de ces méthodes, relevant de la psychanalyse jungienne, de la micro-mythanalyse, de la sémiotique, de la phénoménologie et de l'herméneutique, etc. Avec comme projet d'en éclairer les limites et les portées heuristiques. Les approches talmudiques et kabbalistiques du texte sont également abordées, au final, pour leurs éclairages singuliers de l'interprétation - que ce soit au plan de ses finalités, ou que ce soit au plan de ses modalités techniques.
Alors même que la consommation est devenue un phénomène central, dans les sociétés contemporaines, peu de place lui est encore accordée dans les publications scientifiques. Mais les choses changent - notamment dans les champs académiques de la psychologie et de la psychosociologie, de la sociologie et des sciences politiques, ou encore de l'anthropologie. Cet ouvrage s'inscrit pleinement dans ce mouvement, qui vise à appareiller conceptuellement et techniquement la pensée de la consommation. Longtemps, celle-ci a été principalement abordée, en marketing, dans le perspective de sa production : comment la générer, la stimuler, la faire évoluer et la diriger. Puis des questions nouvelles sont apparues, sur le façon dont les consommateurs donnent sens aux produits, développent eux-mêmes des pratiques de consommation, interprètent les dispositifs incitatifs - vivent la consommation. Cette nouvelle approche commande de nouvelles méthodes, délaissant l'approche en laboratoire de l'expérimentation pour favoriser l'immersion dans les mondes vécus. C'est alors d'ethnographie dont il est question. De plus en plus de monde s'y intéresse, en marketing. Dans les centres de recherche, mais aussi dans les entreprises, où l'on assiste au développement rapide d'une attention marquée à cette méthode d'investigation, diversement mobilisée en étude de marché sur des terrains très variés. Pour aider son appropriation, il s'agit ici d'en présenter les ressorts, théoriques et techniques. Avec un usage intensif d'illustrations, de témoignages sur sa mise en oeuvre, tirés de recherches et travaux variés qui dévoilent les ficelles de la méthode ethnographique et partagent l'expertise acquise.
Robert-Demontrond Philippe ; Cliquet Gérard ; Perr
Résumé : L'avancement des idées, en sciences, ne s'effectue pas en champs disciplinaires isolés, cloisonnés : il est au contraire, entre domaines et disciplines, par-delà les frontières institutionnelles, une circulation de concepts, par importations, par exportations - des jeux en nombre de transferts, par glissements métaphoriques ou par construction de rapports analogiques. Ces processus, à forte valeur heuristique, mais également à risque, sont examinés en cet ouvrage, étudiant les modes d'appropriation en sciences de gestion, en sciences politiques, sciences juridiques et sciences économiques, de concepts issus d'autres sciences - ingénierique, physique et astrophysique, biologie, écologie : concepts d'attraction, d'attracteur étrange, de vie, de cycle de vie, de survie, concepts de système et d'automate, etc. Par-delà ces premières études, sur la circulation des concepts scientifiques, il s'agit aussi d'interroger la façon dont les univers métaphoriques dans lesquels puisent les acteurs sociaux (s'appuyant ici sur les politiques et les journalistes politiques) peuvent éclairer l'histoire d'un champ social.
Résumé : Le sacré tend à s'effacer dans les sociétés d'Europe dites sécularisées. Cette idée, vite acceptée par les sciences sociales soumises à une pensée rationaliste, ne prend cependant pas en compte les phénomènes symboliques dans l'analyse et la modélisation théorique des comportements individuels. Une observation attentive du réel nous révèle pourtant la persistance du sacré et ses déplacements sous des formes très variées. Ceux-ci sont examinés ici dans la perspective originale des sciences de gestion. Il s'agit ainsi, en cet ouvrage, de mettre à jour la façon dont le sacré peut aujourd'hui intervenir dans des processus de décision économique - dans les logiques d'action individuelles et collectives, dans les comportements de consommateurs, d'investisseurs ou de décideurs en entreprise, ou encore d'individus au travail. Il s'agit d'étudier le rapport du sacré entretenu dans les comportements d'achat et de consommation de produits alimentaires, à label kasher, ou s'inscrivant dans la filière du commerce équitable, dans les choix éthiques des actionnaires " socialement responsables ", dans le management des entreprises, dans l'attachement émotionnel à des marques commerciales ou encore dans l'engagement dans le travail.
L'observation et l'expérimentation, procédures empiriques essentielles, sont relativement peu pratiquées dans certains champs disciplinaires des sciences humaines et sociales. Pour pallier ce défaut d'intérêt, il s'agit ici d'en montrer la portée épistémique - non sans en pointer les limites par le tracé des problèmes épistémologiques et méthodologiques que ces techniques d'investigation soulèvent. Les recherches présentées ici s'organisent dans cette perspective: après l'engagement d'une réflexion épistémologique sur l'empirisme et l'induction, l'exposé de diverses techniques d'observation et d'expérimentation est étayé par la présentation détaillée d'applications. Ce qui, au-delà d'une visée illustrative, permet d'examiner les critères ayant présidé au choix des méthodes exploitées et les conditions de leur mise en ?uvre, et d'appréhender concrètement les limites et les contraintes qui leur sont associées.
Intervention en situation de crise jette un regard nouveau sur les différents types de crises, les techniques d'évaluation et sur le rôle des intervenants en contexte traumatique. Offrant une approche théorique inédite, cet ouvrage permet de répondre aux objectifs de formation des intervenants actuels et futurs en leur fournissant un cadre d'analyse clair, de nouvelles mises en situation et des cas cliniques commentés qui sauront les guider tout au long de leur apprentissage. Cette 3e édition brosse un portrait complet de l'état d'avancement des connaissances sur la crise, le suicide et les différents types d'homicides. Enrichi d'une réflexion éthique, ce petit manuel initie les étudiants, ainsi que les professionnels de la santé, aux exigences particulières rattachées à leur travail et aux principaux enjeux de l'intervention en contexte de crise.
Les personnages de L'Amour en moins traversent la vie en quête, en naufrage ou en désespoir de l'amour. Chacun d'eux a connu ou ressenti l'illusion d'aimer, éprouvant le clin d'oeil si fugitif de l'absolu. Pour les décrire, Pierre Vandrepote explore une écriture dépouillée où affleure une sensualité envoûtante et il les mène au seuil du paradoxe: vivre." Yves Buin (préface). "Nous sommes faits de ces histoires d'amour et de poésie, de ces traces perdues, de ces rêves trouvés au bord de la route, comme autant de questions destinées à rester magnifiquement sans réponse." Pierre Vandrepote.
Les Lisières est un ensemble constitué de huit textes conçus autour de la mémoire du hameau natal où Jacques Josse ne cesse d'aller puiser et d'un présent beaucoup plus ancré dans la réalité urbaine. Quelques lignes, quelques séquences vives, animées, situées parfois dans le brouhaha des bars, suffisent à l'auteur du Café Rousseau pour nous transporter de Bruges à Rennes où il vit et qu'il sillonne peu avant le lever du jour, faisant continûment route vers la zone industrielle. Il lui arrive aussi, sans crier gare, de partir (à Brest, Paris, Tanger) et de flâner (c'est sa façon de déjouer le temps) sur les traces de Jack Kerouac ou sur celles du philosophe Jules Lequier avançant un soir de février 1862 dans la mer...
Résumé : Ce récit fait de messages et de monologues bâtit et déconstruit une liaison amoureuse. Léah est la femme du dimanche, Tobie l'amant du dimanche. En semaine, ils ne se voient pas. Cet éloignement laisse place à l'écriture, à l'échange de lettres et aux digressions, à la digestion des frustrations, à l'espoir ou au désir de fuite. Le temps mis pour se rejoindre (deux heures de train tôt le matin et deux heures tard le soir) réduit d'autant celui qui leur est imparti pour s'aimer. Léah n'en peut plus de ce chemin sans issue. Tobie peut-il être l'homme de sa vie ? Elle en doute, tant elle le sait pris aux rets de son épouse, exigeante et complaisante, bien plus âgée que ce bel homme en pleine maturité. Menue, timide ou délurée, séduite un temps par celui qui voit en elle celle qui le dédommage des trahisons de son propre corps, elle se révolte peu à peu. Ce texte épistolaire est un règlement de comptes, déchirant ou truculent, c'est selon, au cours duquel, devant l'incompréhension d'un interlocuteur borné ou sourd, Léah tente de faire émerger une nouvelle identité. "Je est un autre" et l'autre est hors-jeu. Au prix de quelques coups fourrés et de quelque fou rire, la libération viendra finalement à bout du silence.