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Anthropologie du sacré et sciences de gestion
Robert-Demontrond Philippe
APOGEE
26,00 €
Épuisé
EAN :9782843982569
Le sacré tend à s'effacer dans les sociétés d'Europe dites sécularisées. Cette idée, vite acceptée par les sciences sociales soumises à une pensée rationaliste, ne prend cependant pas en compte les phénomènes symboliques dans l'analyse et la modélisation théorique des comportements individuels. Une observation attentive du réel nous révèle pourtant la persistance du sacré et ses déplacements sous des formes très variées. Ceux-ci sont examinés ici dans la perspective originale des sciences de gestion. Il s'agit ainsi, en cet ouvrage, de mettre à jour la façon dont le sacré peut aujourd'hui intervenir dans des processus de décision économique - dans les logiques d'action individuelles et collectives, dans les comportements de consommateurs, d'investisseurs ou de décideurs en entreprise, ou encore d'individus au travail. Il s'agit d'étudier le rapport du sacré entretenu dans les comportements d'achat et de consommation de produits alimentaires, à label kasher, ou s'inscrivant dans la filière du commerce équitable, dans les choix éthiques des actionnaires " socialement responsables ", dans le management des entreprises, dans l'attachement émotionnel à des marques commerciales ou encore dans l'engagement dans le travail.
Rémy Eric ; Robert-Demontrond Philippe ; Arnould E
De quoi nous parle la consommation, de quoi la consommation est-elle le coeur ? Consommation, marché, marketing, marchandisation voici bien l'univers sémantique qui hante la société contemporaine. Pourtant, dans le monde de la recherche on ne peut être que surpris de la faible place prise par de tels objets. Déficit dommageable, car que l'on soit de ses pourfendeurs ou de ses hérauts c'est bien autant par le marché et la consommation que par la production que se façonnent les individus et l'être-ensemble de notre société. L'objectif de ces chapitres retours sur les grands auteurs est de fournir aux étudiants, doctorants et chercheurs un soubassement théorique aux approches socio-anthropologiques et philosophiques de la consommation (regroupées sous la dénomination Consumer Culture Theory). Ce que nous apprennent ces approches, c'est que l'abord de la consommation est désormais un filtre essentiel pour comprendre notre société. Ce premier tome commence le voyage théorique avec quelques fondateurs (Durkheim, Mauss, Levy-Bruhl et Tarde). Chacun à sa façon, ces auteurs montrent que les catégories de l'esprit sont historisées, pluralisées, relativisées, dénaturalisées. En ce sens, on pourra voir la consommation comme relevant de l'ordre des faits sociaux et culturels. Le voyage se poursuit avec deux retours sur le sujet et l'individu. Avec les "phénoménologies du monde", l'examen des réflexions de Sartre et de Merleau-Ponty sont à considérer comme des travaux séminaux des développements en recherche sur le consommateur : de la place de la consommation dans la construction identitaire, des objets et des logiques d'appropriation, des fondements philosophiques du consumérisme politique ou des remises en causes des lectures behavioristes de la perception. Avec les sociologues du quotidien, Lefebvre, de Certeau et Moles se situant au niveau intermédiaire du microsocial, marquent la volonté de s'intéresser à l'ordinaire des individus ; au plus prêt de leurs actes, de leurs pratiques, de leurs objets, de leurs univers et de leurs espaces de vie. Ce faisant, contrairement aux auteurs cités précédemment, ces sociologues du quotidien, prennent acte de la montée de la place de la consommation dans notre société et invitent à reconsidérer le rapport à la consommation comme institution et aux jeux de pouvoirs qui en découlent. Comme on peut le voir, ces premiers regards croisés sur la consommation peuvent se concevoir comme un basculement théorique de la pensée du fait social au sujet, du macrosocial à l'individu...
L'observation et l'expérimentation, procédures empiriques essentielles, sont relativement peu pratiquées dans certains champs disciplinaires des sciences humaines et sociales. Pour pallier ce défaut d'intérêt, il s'agit ici d'en montrer la portée épistémique - non sans en pointer les limites par le tracé des problèmes épistémologiques et méthodologiques que ces techniques d'investigation soulèvent. Les recherches présentées ici s'organisent dans cette perspective: après l'engagement d'une réflexion épistémologique sur l'empirisme et l'induction, l'exposé de diverses techniques d'observation et d'expérimentation est étayé par la présentation détaillée d'applications. Ce qui, au-delà d'une visée illustrative, permet d'examiner les critères ayant présidé au choix des méthodes exploitées et les conditions de leur mise en ?uvre, et d'appréhender concrètement les limites et les contraintes qui leur sont associées.
Rémy Eric ; Robert-Demontrond Philippe ; Arnould E
Consommation, marché, marketing, marchandisation voici bien l'univers sémantique qui hante la société contemporaine. Pourtant, dans le monde de la recherche on ne peut être que surpris de la faible place prise par de tels objets. Déficit dommageable, car que l'on soit de ses pourfendeurs ou de ses hérauts c'est bien autant par le marché et la consommation que par la production que se façonnent les individus et l'être-ensemble de notre société. L'objectif de ces chapitres retours sur les grands auteurs est de fournir aux étudiants, doctorants et chercheurs un soubassement théorique aux approches socio-anthropologiques et philosophiques de la consommation.
Robert-Demontrond Philippe ; Joyeau Anne ; Duong Q
Résumé : La question de la soutenabilité (durabilité - viabilité) du développement économique s'impose depuis quelques années comme une nouvelle priorité dans l'agenda décisionnel des entreprises, appelées ou s'appelant à plus de " responsabilité " en matière de données environnementales et sociales, autrement dit à plus de " citoyenneté ". Ce qui constitue simultanément pour elles un régime de nouvelles contraintes opérationnelles et un ensemble d'opportunités stratégiques. Ici seront alors exposées ainsi les grandes problématiques actuelles qui se posent en matière de pratiques managériales entre régulation, auto-régulation, sinon même non régulation ; entre logique de gouvernement - d'interventionnisme étatique -, et logique de gouvernance - de responsabilisation sociale de l'entreprise. Dans cette perspective sont aujourd'hui développés nombre d'instruments (chartes sociales, codes de conduite, normes sociales, systèmes de labellisation sociale) et filières économiques (commerce éthique, équitable, investissement socialement responsable, etc.). Leurs principes, leurs enjeux, leurs limites sont ici systématiquement discutés. Cet ouvrage est ainsi l'un des rares actuels à présenter une étude critique des politiques de responsabilité sociale des entreprises sous ses divers aspects - juridiques, politiques, philosophiques, économiques... et de gestion. Il s'adresse à tous ceux qui, universitaires ou simplement citoyens, curieux de ce qui est au-delà des discours, des promesses, des grandes exaltations publiques, cherchent à connaître et comprendre les mutations en cours du monde économique.
Résumé : L'urbanisme est à un virage de son histoire. La prise en compte de la nature en ville et notamment de la végétalisation participe pleinement à une demande sociétale et économique, tant les services rendus sont im-portants en ces temps de réchauffement climatique et des besoins de régulation des pollutions et d'ambiances ressourçantes. Mais l'idée majeur de cet ouvrage est d'aller encore plus loin en plaçant les processus écologiques et la biodiversité au coeur du projet urbain. Il ne s'agit alors plus seulement d'intégrer la nature dans la ville mais de faire un écosystème urbain. Il ne s'agit plus de bâtir un établissement humain mais bien de donner une place aussi importante au non-bâti qu'au bâti. Les très nombreuses compétences réunies dans l'ouvrage fournissent des pistes de réflexion, des méthodes et des exemples de cas concrets qui souhaitent contribuer à un indispensable changement de paradigme du projet urbain.
Résumé : Ce récit fait de messages et de monologues bâtit et déconstruit une liaison amoureuse. Léah est la femme du dimanche, Tobie l'amant du dimanche. En semaine, ils ne se voient pas. Cet éloignement laisse place à l'écriture, à l'échange de lettres et aux digressions, à la digestion des frustrations, à l'espoir ou au désir de fuite. Le temps mis pour se rejoindre (deux heures de train tôt le matin et deux heures tard le soir) réduit d'autant celui qui leur est imparti pour s'aimer. Léah n'en peut plus de ce chemin sans issue. Tobie peut-il être l'homme de sa vie ? Elle en doute, tant elle le sait pris aux rets de son épouse, exigeante et complaisante, bien plus âgée que ce bel homme en pleine maturité. Menue, timide ou délurée, séduite un temps par celui qui voit en elle celle qui le dédommage des trahisons de son propre corps, elle se révolte peu à peu. Ce texte épistolaire est un règlement de comptes, déchirant ou truculent, c'est selon, au cours duquel, devant l'incompréhension d'un interlocuteur borné ou sourd, Léah tente de faire émerger une nouvelle identité. "Je est un autre" et l'autre est hors-jeu. Au prix de quelques coups fourrés et de quelque fou rire, la libération viendra finalement à bout du silence.
Résumé : Les nouvelles ici rassemblées ont pour cadres divers pays ou régions : la Flandre belge, l?Alsace, le Roussillon, l?Angleterre, l?Allemagne, pays que Michel Wallon connaît bien pour avoir été longtemps professeur au lycée français de Baden-Baden, l?Autriche et la Roumanie. Le fantastique dont elles sont imprégnées n?a rien d?effrayant. Le personnage à qui toutes ces histoires arrivent, et qui les raconte à la première personne, ce qui confère à l?ensemble une belle unité, entretient une sorte de familiarité avec les puissances invisibles. Il accueille (le plus souvent) avec calme et sérénité les " signes " (c?est d?ailleurs le titre de l?une des nouvelles) qui lui sont adressés, et s?efforce avec une touchante bonne volonté de faire ce qu? " on " lui demande. C?est un fantastique teinté d?humour que Michel Wallon nous propose dans ce court recueil. Comme son nom ne l?indique pas, Michel Wallon est né en Flandre. Dans la partie française de cette région européenne, où l?on a particulièrement le goût de l?étrange. Il n?est donc pas étonnant que cela se retrouve au c?ur de plusieurs de ses nouvelles.
Résumé : "Quand j'ai publié El-kous, je promettais d'écrire ultérieurement un autre livre où "je raconterais mon père et moi". Mon père, Etienne Ferry, n'est plus là, maintenant que je tiens ma promesse. El-Kous était en Algérie un domaine viticole où il exerçait le triple métier de mécanicien, d'électricien et de caviste. Il était un bel et très bon ouvrier manuel, mais de temps à autre déplorait de n'avoir pas fait d'études pour être un ingénieur, et nous rappelait combien à l'école primaire il aimait faire des rédactions. Au soir de sa vie il rédigea ses "mémoires". C'est dans cet écrit que j'ai puisé pour composer notre face-à-face d'outre sa tombe et restaurer notre passé familial. Ainsi défilent dans ce diptyque des images de mort liées aux atrocités de la guerre d'Indépendance ou à la cruauté du destin individuel (la mort de ma mère, celle de mon frère puîné, et celle d'Etienne), mais aussi des figures d'amour nées de l'expérience, de la culture ou de la fantasmagorie, telle Suzanne la belle Maltaise dont ma grand-mère couturière prenait les mesures sous mes yeux enfantins, ou la stellaire Gina Lollobrigida qui projetait sa vénusté au cinéma comme sur les écrans de mes rêveries exubérantes. Etienne en Algérie, Le fils d'Etienne en littérature : le père mort et le fils encore là s'embrassent dans ces pages, en croisant leurs mots, leurs rédactions et les mailles de leur mémoire."