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L'Industrie d'art romaine tardive
Riegl Aloïs ; Wood Christopher S. ; Alloa Emmanuel
MACULA
44,00 €
Épuisé
EAN :9782865890750
En 1901 paraît à Vienne Spätrömische Kunstindustrie, l'un des ouvrages phares de l'historien de l'art viennois Alois Riegl (1858-1905). La lecture de ce livre a fait dire à Julius von Schlosser, biographe éclairé de Riegl, qu'il cache, "sous son titre plus qu'insignifiant, la première présentation géniale de cette ? Antiquité tardive ? qui est le prélude en Occident et en Orient de l'art ? médiéval ? et indépendamment de laquelle on ne saurait comprendre ce dernier". Il est vrai que ce texte, traduit aujourd'hui pour la première fois en français, sous le titre L'Industrie d'art romaine tardive, dépasse les seuls thèmes de l'Antiquité tardive et de l'industrie d'art pour aboutir à une véritable histoire de la naissance de l'espace. Alois Riegl, l'un des membres, avec Franz Wickhoff, de la première Ecole viennoise d'histoire de l'art, auteur de Questions de style et du Culte moderne des monuments, est l'un des auteurs actuellement les plus "vivants" de cette génération née à Vienne au milieu du XIXe siècle. Riegl et ses écrits ont largement dépassé le seul cercle de l'histoire de l'art. Walter Benjamin l'a défini comme une référence majeure. En France, même sans avoir été traduit, ce livre et ses idées ont agi, notamment grâce au travail de passeur du phénoménologue Henri Maldiney, l'un des meilleurs lecteurs de Riegl. Gilles Deleuze et Félix Guattari, Jacques Derrida, Hubert Damisch, Daniel Arasse l'ont lu et ont perçu sa portée. Le moment est venu de découvrir enfin dans le texte cet ouvrage qui, depuis sa parution à l'orée du XXe siècle, n'a cessé d'inspirer les meilleurs esprits.
Résumé : L'Historische Grammatik der bildenden Künste est une synthèse de la pensée d'Aloïs Riegl (1858-1905) dont il constitue l'ouverture méthodologique à la fois la plus concise et la plus explicite. Par l'introduction du concept de Kunstwollen, Riegl a créé une méthode de réflexion très originale dont lui furent redevables nombre d'esthéticiens du XXe siècle, parmi les plus grands. Par Kunstwollen il entend une force de l'esprit humain donnant naissance aux affinités formelles d'une même époque, dans toutes ses manifestations culturelles. Cette volonté artistique et ses variations sont conditionnées par la vision du monde laquelle naît de la religion et de la pensée scientifique fondamentale. Riegl interprète donc l'histoire de l'art comme une histoire de l'esprit (Kunstgeschichte als Geistesgeschichte). Nul n'était mieux qualifié, pour présenter cette ?uvre au public français, qu'Otto Pächt, disciple spirituel de Riegl, et éditeur avec K. M. Swoboda de cet ouvrage posthume demeuré longtemps inédit.
Conserver et protéger ce que nous appelons les monuments historiques apparaît aujourd'hui comme un dogme de valeur universelle. Mais il n'en a pas toujours été ainsi - l'idée n'apparaît pleinement qu'au XIXe siècle - et, encore à l'heure actuelle, les critères et objectifs de cette préservation sont loin d'être clairs. Dans une analyse magistrale, qui demeure inégalée, Aloïs Riegl, un des fondateurs de l'histoire de l'art contemporaine, démonte le concept de monument historique, révèle les valeurs conflictuelles sur lesquelles il repose, et les solutions contradictoires que ce conflit peut commander - par exemple, restaurer ou laisser s'user. Le Moderne Denkmalkultus fut écrit en 1903, afin de poser les bases doctrinales d'une nouvelle politique: il ne suffit pas de dire "c'est un monument historique", il faut savoir ce que cela signifie, et comment on veut le traiter. Aloïs Riegl (1858-1905), autrichien. Après avoir, très jeune, dirigé plusieurs départements du musée des Arts décoratifs de Vienne, venait, lorsqu'il a écrit ce livre, d'être nommé président de la Commission des monuments historiques. C'est à ce titre qu'il s'est posé - en théoricien, mais en théoricien soucieux des solutions concrètes - les questions soulevées sous le titre du Culte moderne des monuments.
Une oeuvre d'art moderne imparfaitement inègre ne pourrait que déplaire : c'est pourquoi nous ne construisons pas de ruines (sauf pour les imiter). Aloïs Riegl.
L'Origine de l'art baroque à Rome est la publication posthume (1907) des notes d'un cours professé par Aloïs Riegl à l'université de Vienne en 1898-1899. Le grand historien d'art autrichien, qui avait consacré ses cours de 1897 à 1899 à la Grammaire historique des arts plastiques et venait de publier en 1901 son Industrie artistique du Bas Empire, apparaît donc ici dans la pleine maturité de sa pensée. Ayant présent à l'esprit l'essai de Wölfflin, Renaissance et Baroque (1888), qui aborde le même problème, Riegl propose une interprétation plus dynamique de l'histoire des formes, fondée sur la notion pour lui fondamentale de Kunstwollen (ou "vouloir artistique"). Procédant par opposition de polarités à la fois théoriques et historiques, Riegl associe aux catégories formelles des catégories psychologiques qui leur sont indissociablement liées comme les deux aspects d'une même attitude fondamentale. Dans cette optique, l'essor du baroque apparaît comme le développement dans le Kunstwollen italien de valeurs plus spécifiquement caractéristiques du Kunstwollen du Nord. Le jeu des caractérisations par oppositions, où la conscience du Nord est toujours présente dans l'analyse du Sud, comme celle du présent dans le regard sur le passé, n'est pas le moindre attrait de cette étude pénétrante, riche en analyses exemplaires du maître viennois.
Geffroy Gustave ; Judrin Claudie ; Perry Lilla Cab
Publié par les Editions Crès en 1922, puis en 1924, du vivant de Monet, principale source de tous les écrits postérieurs sur le peintre, "le Geffroy" était devenu introuvable. Les éditions Macula le rééditent en 1980, puis en 1987, augmenté d'un large appareil de notes dû à Claudie Judrin, alors conservatrice au Musée Rodin. L'édition de 2011 a été entièrement revue et remaniée. Gustave Geffroy (1855-1926) fut l'un des critiques les plus perspicaces de son temps et - avec Clemenceau - le principal soutien de Monet dans la deuxième phase de l'impressionnisme. Son livre s'ouvre sur leur rencontre à Belle-Ile, en septembre 1886 : Monet est "vêtu comme les hommes de la côte, botté, couvert de tricots, enveloppé d'un ? ciré ? à capuchon. Les rafales lui arrachent parfois sa palette et ses brosses des mains. Son chevalet est amarré avec des cordes et des pierres. N'importe, le peintre tient bon et va à l'étude comme à une bataille." Pendant près d'un demi-siècle, Geffroy sera l'ami de tous les instants, le défenseur et le mémorialiste. Monet, sa vie, son oeuvre est une somme inégalée de témoignages et d'analyses, d'extraits de presse, de lettres d'appel ou de découragement. Geffroy observe jour après jour l'acharnement du peintre "à rendre ce [qu'il] cherche : l'instantanéité, surtout l'enveloppe, la même lumière répandue partout". Il nous montre aussi Pissarro, Renoir, Sisley, Rodin, et nous décrit en quelques pages éblouissantes comment, trois mois durant, Cézanne l'a peint, lui, Geffroy, entouré de ses livres (un portrait qui est aujourd'hui au Musée d'Orsay).
Résumé : Clement Greenberg est le critique d'art américain le plus influent du XXe siècle - et ce livre, son maître-livre. Deux générations d'artistes et d'historiens de l'art moderne en ont tiré une manière de penser et, pour certains, de peindre et de sculpter. Toute la New York Scene s'est définie pour ou contre Greenberg - mais toujours par rapport à lui et des centaines d'articles polémiques lui ont été consacrés. Qu'est-ce que l'art moderniste ? Qu'est-ce que le mainstream, de Manet à Pollock ? D'où vient l'explosion de l'art américain d'après-guerre ? A quoi tient l'importance de Monet et de Cézanne aujourd'hui ? Y a-t-il une spécificité de la sculpture contemporaine ? Faut-il préférer l'art abstrait ? Que vaut la peinture française depuis 1945 ? Kandinsky, Rouault, Soutine, Chagall sont-ils surfaits ? Le cubisme est-il la grande révolution artistique du siècle passé ? C'est à ces questions que Greenberg répond dans Art et Culture : trente-huit articles - tous de circonstance - qui sont devenus autant de références pour la critique internationale. Parfois rigide et partial, mais toujours passionné et provocant, Art et Culture est un livre irremplaçable.
Ce livre raconte et interroge les pratiques qui se firent jour à la Salpêtrière, du temps de Charcot, autour de l'hystérie. A travers les procédures cliniques et expérimentales, à travers l'hypnose et les "présentations" de malades en crise (les célèbres "leçons du mardi"), on découvre l'espèce de théâtralité stupéfiante, excessive, du corps hystérique. On la découvre ici à travers les images photographiques qui nous en sont restées, celles des publications, aujourd'hui rarissimes, de l'Iconographie photographique de la Salpêtrière. Mais l'analyse de ces images révèle aussi l'acte de mise en scène dont les hystériques furent l'objet de la part des médecins. Charcot fut là un "artiste", mais dans quel sens? C'est à quoi ce livre introduit. Freud fut le témoin de tout cela, et son témoignage devint la confrontation d'une écoute toute nouvelle de l'hystérie avec ce spectacle de l'hystérie que Charcot mettait en oeuvre. Témoignage qui nous raconte les débuts de la psychanalyse sous l'angle du problème de l'image.
St Clair William ; Carlier Jeannie ; Carlier Marie
Résumé : "Stupide spoliateur, misérable antiquaire aidé de ses infâmes agents" (Byron), "bienfaiteur de la nation anglaise, rénovateur du goût" (Benjamin West) - la personnalité fascinante de Lord Elgin résume à elle seule l'épopée archéologique du XIXe siècle.? Elgin sauva-t-il de la "barbarie" turque les admirables sculptures de Phidias aujourd'hui conservées au British Museum ? Commit-il un sacrilège en dépouillant un monument illustre qui avait résisté vingt-trois siècles aux assauts du temps et des hommes ? C'est la question que pose ce livre. Il raconte comment, au hasard des renversements d'alliances et des coups d'éclat militaires de Bonaparte ou de Nelson, deux équipes d'"archéologues" anglais et français (des hommes d'action, des aventuriers) se disputent les chefs-d'oeuvre de l'Acropole sous l'oeil tour à tour sourcilleux et perplexe de l'occupant turc. Comment ils arrachent les métopes, scient les corniches, descellent les sculptures géantes des frontons, comment ils parviennent en pleine guerre à transporter leur butin jusqu'à Londres ou Paris. Comment on les y accueille, et comment Elgin, si avide qu'il était d'apporter à l'Angleterre le supplément d'âme qui ferait d'elle une grande nation créatrice, finira ruiné, trompé, amer, accablé sous le poids de ces pierres qu'il croyait avoir rendues à la culture occidentale.