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Grammaire historique des arts plastiques
Riegl Aloïs
KLINCKSIECK
32,50 €
Épuisé
EAN :9782252034156
L'Historische Grammatik der bildenden Künste est une synthèse de la pensée d'Aloïs Riegl (1858-1905) dont il constitue l'ouverture méthodologique à la fois la plus concise et la plus explicite. Par l'introduction du concept de Kunstwollen, Riegl a créé une méthode de réflexion très originale dont lui furent redevables nombre d'esthéticiens du XXe siècle, parmi les plus grands. Par Kunstwollen il entend une force de l'esprit humain donnant naissance aux affinités formelles d'une même époque, dans toutes ses manifestations culturelles. Cette volonté artistique et ses variations sont conditionnées par la vision du monde laquelle naît de la religion et de la pensée scientifique fondamentale. Riegl interprète donc l'histoire de l'art comme une histoire de l'esprit (Kunstgeschichte als Geistesgeschichte). Nul n'était mieux qualifié, pour présenter cette ?uvre au public français, qu'Otto Pächt, disciple spirituel de Riegl, et éditeur avec K. M. Swoboda de cet ouvrage posthume demeuré longtemps inédit.
L'Origine de l'art baroque à Rome est la publication posthume (1907) des notes d'un cours professé par Aloïs Riegl à l'université de Vienne en 1898-1899. Le grand historien d'art autrichien, qui avait consacré ses cours de 1897 à 1899 à la Grammaire historique des arts plastiques et venait de publier en 1901 son Industrie artistique du Bas Empire, apparaît donc ici dans la pleine maturité de sa pensée. Ayant présent à l'esprit l'essai de Wölfflin, Renaissance et Baroque (1888), qui aborde le même problème, Riegl propose une interprétation plus dynamique de l'histoire des formes, fondée sur la notion pour lui fondamentale de Kunstwollen (ou "vouloir artistique"). Procédant par opposition de polarités à la fois théoriques et historiques, Riegl associe aux catégories formelles des catégories psychologiques qui leur sont indissociablement liées comme les deux aspects d'une même attitude fondamentale. Dans cette optique, l'essor du baroque apparaît comme le développement dans le Kunstwollen italien de valeurs plus spécifiquement caractéristiques du Kunstwollen du Nord. Le jeu des caractérisations par oppositions, où la conscience du Nord est toujours présente dans l'analyse du Sud, comme celle du présent dans le regard sur le passé, n'est pas le moindre attrait de cette étude pénétrante, riche en analyses exemplaires du maître viennois.
Conserver et protéger ce que nous appelons les monuments historiques apparaît aujourd'hui comme un dogme de valeur universelle. Mais il n'en a pas toujours été ainsi - l'idée n'apparaît pleinement qu'au XIXe siècle - et, encore à l'heure actuelle, les critères et objectifs de cette préservation sont loin d'être clairs. Dans une analyse magistrale, qui demeure inégalée, Aloïs Riegl, un des fondateurs de l'histoire de l'art contemporaine, démonte le concept de monument historique, révèle les valeurs conflictuelles sur lesquelles il repose, et les solutions contradictoires que ce conflit peut commander - par exemple, restaurer ou laisser s'user. Le Moderne Denkmalkultus fut écrit en 1903, afin de poser les bases doctrinales d'une nouvelle politique: il ne suffit pas de dire "c'est un monument historique", il faut savoir ce que cela signifie, et comment on veut le traiter. Aloïs Riegl (1858-1905), autrichien. Après avoir, très jeune, dirigé plusieurs départements du musée des Arts décoratifs de Vienne, venait, lorsqu'il a écrit ce livre, d'être nommé président de la Commission des monuments historiques. C'est à ce titre qu'il s'est posé - en théoricien, mais en théoricien soucieux des solutions concrètes - les questions soulevées sous le titre du Culte moderne des monuments.
Riegl Aloïs ; Wood Christopher S. ; Alloa Emmanuel
Résumé : En 1901 paraît à Vienne Spätrömische Kunstindustrie, l'un des ouvrages phares de l'historien de l'art viennois Alois Riegl (1858-1905). La lecture de ce livre a fait dire à Julius von Schlosser, biographe éclairé de Riegl, qu'il cache, "sous son titre plus qu'insignifiant, la première présentation géniale de cette ? Antiquité tardive ? qui est le prélude en Occident et en Orient de l'art ? médiéval ? et indépendamment de laquelle on ne saurait comprendre ce dernier". Il est vrai que ce texte, traduit aujourd'hui pour la première fois en français, sous le titre L'Industrie d'art romaine tardive, dépasse les seuls thèmes de l'Antiquité tardive et de l'industrie d'art pour aboutir à une véritable histoire de la naissance de l'espace. Alois Riegl, l'un des membres, avec Franz Wickhoff, de la première Ecole viennoise d'histoire de l'art, auteur de Questions de style et du Culte moderne des monuments, est l'un des auteurs actuellement les plus "vivants" de cette génération née à Vienne au milieu du XIXe siècle. Riegl et ses écrits ont largement dépassé le seul cercle de l'histoire de l'art. Walter Benjamin l'a défini comme une référence majeure. En France, même sans avoir été traduit, ce livre et ses idées ont agi, notamment grâce au travail de passeur du phénoménologue Henri Maldiney, l'un des meilleurs lecteurs de Riegl. Gilles Deleuze et Félix Guattari, Jacques Derrida, Hubert Damisch, Daniel Arasse l'ont lu et ont perçu sa portée. Le moment est venu de découvrir enfin dans le texte cet ouvrage qui, depuis sa parution à l'orée du XXe siècle, n'a cessé d'inspirer les meilleurs esprits.
Aloïs Riegl (1858-1905) est un historien de l'art autrichien. Après avoir dirigé, très jeune, plusieurs départements du musée des Arts décoratifs de Vienne, il venait d'être nommé président de la Commission des monuments historiques quand il a écrit ce livre. C'est à ce titre qu'il s'est posé - en théoricien, mais en théoricien soucieux des solutions concrètes - les questions soulevées sous le titre du Culte moderne des monuments.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.