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Animals
Ridgway Keith ; Azoulay-Pacvon Aline
PHEBUS
19,75 €
Épuisé
EAN :9782752902368
Il suffit de peu pour entrer dans le royaume de l'étrange, pour que l'angoisse devienne notre pain quotidien. De peu, vraiment. D'un rat dormant de son dernier sommeil aperçu un matin dans un caniveau londonien. D'un chien étique et obsédant. Une vision dérangeante peut faire vaciller le réel et déclencher une sarabande d'hallucinations. Le narrateur d'Animals en fait l'expérience. Quelques secondes suffisent à le métamorphoser en un exalté, un fou, un possédé à deux doigts du meurtre. Passé maître dans l'art d'explorer les arcanes de l'âne humaine et de traquer les démons intérieurs. Keith Ridgwav ne pouvait que donner densité, ampleur et beauté à ce cauchemar éveillé qu'est Animals. Le roman peut se ranger au côté du fameux Horla de Maupassant. C'est dire s'il a toutes les chances de devenir un livre culte.
Résumé : Il suffit de peu pour entrer dans le royaume de l'étrange, pour que l'angoisse devienne notre pain quotidien. De peu, vraiment. D'un rat dormant de son dernier sommeil aperçu un matin dans un caniveau londonien, d'un chien étique et obsédant. Une vision dérangeante peut faire vaciller le réel et déclencher une sarabande d'hallucinations. Le narrateur d'Animals en fait l'expérience. Quelques secondes suffisent à le métamorphoser en un exalté, un fou, un possédé à deux doigts du meurtre. Ne lui reste qu'une issue : conter par le menu sa lente désintégration dans l'atmosphère anxiogène d'un royaume où la peur " a fait un coup d'Etat ".
Ridgway Keith ; Gerval Philippe ; Wallace Victoria
Où l'on découvre - mais ce n'est pas vraiment une surprise - que les gens dits normaux, appelés à fréquenter un temps qui leur ressemble. ne sont jamais bien loin de ce qu'on appelle la folie. Les protagonistes de ces drôles d'histoires (drôles parce que Ridgway possède comme peu d'autres l'art d'installer l'humour dans le corps de l'horreur ordinaire) se côtoient, se frôlent. parfois se mélangent, tout en restant aux yeux les uns des autres de parfaites énigmes. Chacun mène son train, poursuit ses lubies. Obéit à d'incompréhensiblespulsions; chacun se débat en secret avec le regret, la honte, la cruauté. le désir de vengeance. le crime. le fanatisme, l'incompréhension. la maladie, la mort, et tous ou presque finissent par se noyer dans les eaux noires de la solitude. Mais l'ami Ridgway, alchimiste de la fiction a le don de vous transmuer tous les ingrédients de cette comédie inhumaine en une substance émouvante et, pour tout dire. de la plus haute humanité: au point qu'on en vient vite a considérer comme des frères tous les zozos biscornus qu'il nous convie à fréquenter ici quelques heures durant. Au point. Surtout une fois la dernière page tournée, qu'on finit par se regarder d'un autre oeil dans la glace. Où l'on découvre Keith Ridgway (prix Femina/Etranger 2001 pour Mauvaise pente) en tenue d'auteur de nouvelles: une distance où il est diaboliquement à son aise. Un livre qu'on est tenu de saluer bien bas: un vrai trésor! "Sunday Tribune."
Grace Quinn exploitait hier encore une ferme dans la campagne irlandaise, aux côtés de son mari. Mais Grace a tué son mari. Avec préméditation peut-être, mais non point froidement : rien n'est froid dans son histoire. Et elle s'en va à Dublin rejoindre Martin, son grand fils, qu'elle n'a pas su aimer comme il aurait fallu... Prisonnière d'un passé qui refuse de se laisser oublier, Grace ne cesse de se faire violence à elle-même : elle joue au chat et à la souris avec la police mais voudrait avouer son crime à tous ceux qu'elle rencontre. Elle apprendra, au fil d'un itinéraire mouvementé, que l'aveu est une terrible épreuve : de toutes la plus périlleuse. Ce premier roman, portrait d'une femme aux abois, a fasciné la critique anglo-saxonne... au premier rang de laquelle quelques-uns des meilleurs écrivains de l'Irlande d'aujourd'hui (Keith Ridgway est né à Dublin en 1966).
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Bien rare assurément les lecteurs qui ont eu l'occasion d'avoir entre les mains ce petit livre publié en 1947, jamais réédité depuis. Sous forme de contes" merveilleusement brefs qui ont la netteté et le trouble du rêve, et dont le personnage central est toujours le même (un mort qui persiste désespérément à vivre), c'est dans un monde subtilement cauchemardesque que nous nous trouvons entraînés, comme à notre corps déféndant : un monde qui se révèle être, dès les premiers détours, celui de l'inavouable".