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Mauvaise pente
Ridgway Keith
PHEBUS
21,30 €
Épuisé
EAN :9782859407544
Grace Quinn exploitait hier encore une ferme dans la campagne irlandaise, aux côtés de son mari. Mais Grace a tué son mari. Avec préméditation peut-être, mais non point froidement : rien n'est froid dans son histoire. Et elle s'en va à Dublin rejoindre Martin, son grand fils, qu'elle n'a pas su aimer comme il aurait fallu... Prisonnière d'un passé qui refuse de se laisser oublier, Grace ne cesse de se faire violence à elle-même : elle joue au chat et à la souris avec la police mais voudrait avouer son crime à tous ceux qu'elle rencontre. Elle apprendra, au fil d'un itinéraire mouvementé, que l'aveu est une terrible épreuve : de toutes la plus périlleuse. Ce premier roman, portrait d'une femme aux abois, a fasciné la critique anglo-saxonne... au premier rang de laquelle quelques-uns des meilleurs écrivains de l'Irlande d'aujourd'hui (Keith Ridgway est né à Dublin en 1966).
Ridgway Keith ; Gerval Philippe ; Wallace Victoria
Où l'on découvre - mais ce n'est pas vraiment une surprise - que les gens dits normaux, appelés à fréquenter un temps qui leur ressemble. ne sont jamais bien loin de ce qu'on appelle la folie. Les protagonistes de ces drôles d'histoires (drôles parce que Ridgway possède comme peu d'autres l'art d'installer l'humour dans le corps de l'horreur ordinaire) se côtoient, se frôlent. parfois se mélangent, tout en restant aux yeux les uns des autres de parfaites énigmes. Chacun mène son train, poursuit ses lubies. Obéit à d'incompréhensiblespulsions; chacun se débat en secret avec le regret, la honte, la cruauté. le désir de vengeance. le crime. le fanatisme, l'incompréhension. la maladie, la mort, et tous ou presque finissent par se noyer dans les eaux noires de la solitude. Mais l'ami Ridgway, alchimiste de la fiction a le don de vous transmuer tous les ingrédients de cette comédie inhumaine en une substance émouvante et, pour tout dire. de la plus haute humanité: au point qu'on en vient vite a considérer comme des frères tous les zozos biscornus qu'il nous convie à fréquenter ici quelques heures durant. Au point. Surtout une fois la dernière page tournée, qu'on finit par se regarder d'un autre oeil dans la glace. Où l'on découvre Keith Ridgway (prix Femina/Etranger 2001 pour Mauvaise pente) en tenue d'auteur de nouvelles: une distance où il est diaboliquement à son aise. Un livre qu'on est tenu de saluer bien bas: un vrai trésor! "Sunday Tribune."
Grace Quinn exploitait hier encore une ferme dans la campagne irlandaise aux côtés de son mari, homme mutique, violent et rongé par la culpabilité. Mais Grace a tué son mari. Avec préméditation ou non personne ne le saura jamais. Elle part alors pour Dublin rejoindre son fils, Martin. Hantée par un passé qui refuse de se laisser oublier, Grace Quinn est une femme aux abois, poursuivie par l'irréparable et le supplice de l'aveu. Premier roman de Keith Ridgway, Mauvaise pente a fasciné la critique anglo-saxonne avant de remporter en 2001 le Prix Femina étranger et le Prix du Premier roman étranger. Aujourd'hui, Martin Provost, le réalisateur de Séraphine (récompensé par sept César en 2009), porte cette oeuvre à l'écran, sous le titre Où va la nuit, avec dans le rôle principal Yolande Moreau.
Il suffit de peu pour entrer dans le royaume de l'étrange, pour que l'angoisse devienne notre pain quotidien. De peu, vraiment. D'un rat dormant de son dernier sommeil aperçu un matin dans un caniveau londonien. D'un chien étique et obsédant. Une vision dérangeante peut faire vaciller le réel et déclencher une sarabande d'hallucinations. Le narrateur d'Animals en fait l'expérience. Quelques secondes suffisent à le métamorphoser en un exalté, un fou, un possédé à deux doigts du meurtre. Passé maître dans l'art d'explorer les arcanes de l'âne humaine et de traquer les démons intérieurs. Keith Ridgwav ne pouvait que donner densité, ampleur et beauté à ce cauchemar éveillé qu'est Animals. Le roman peut se ranger au côté du fameux Horla de Maupassant. C'est dire s'il a toutes les chances de devenir un livre culte.
Dans l'Irlande déboussolée d'aujourd'hui: le portrait d'une femme aux abois poursuivie par l'irréparable... Publié en 1998, couronné dès sa sortie en traduction française par le prix Femina/Etranger (2001), Mauvaise pente a fasciné toute la critique.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?