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Du Sublime en politique
Richir Marc
PAYOT
30,20 €
Épuisé
EAN :9782228882798
Ce livre est avant tout l'élaboration d'une question. Question du " sublime " en politique, c'est-à-dire de l'abîme de la fondation politique, quand vacillent tous les repères, quand la société paraît revenir à ses origines utopiques, quand le malencontre de la servitude semble désamorcé. Moment de la Révolution, en particulier la Révolution française, que l'auteur interroge tout d'abord à travers les œuvres de Michelet et Quinet, pour en dégager la rupture par rapport à la fondation despotique. Moment auquel, ensuite, dans une seconde partie, l'auteur cherche à donner consistance philosophique par les lectures critiques de textes de Fichte, Hegel, Schelling et Heidegger. Le nouveau lieu dégagé entre pensée et politique pourrait se nommer phénoménologie et politique.
Cet ouvrage tente de saisir "sur le vif" la transformation, constitutive de la mythologie, que l'institution de l'Etat fait subir au matériau mythique préexistant. Il se place dans la suite des travaux anthropologiques de Claude Lévi-Strauss et de Pierre Clastres considérant les "sociétés contre l'Etat". Il s'avère possible dans le cas grec de relever, chemin faisant, le travail de "mythologisation" qui s'effectue sur un matériau mythico-mythologique préexistant qui va des "légendes" de fondation des cités grecques à l'élaboration proprement mythologique chez Hésiode. Un parcours souvent absent dans d'autres cultures (historiques ou ethnologiques) où la fixation écrite de ces "légendes", évidemment orales à l'origine, n'a pas eu lieu.
D'où viennent les dieux et leurs généalogies ? Le cas grec, dans le parcours qui va des légendes de fondation des cités à la tragédie en passant par Homère et la théogonie d'Hésiode, nous permet de cerner une élaboration très subtile visant à fonder la légitimité de la royauté : les dieux naissent en même temps que le roi. Mais cette relation est si complexe que le travail de fondation échoue toujours, et sera finalement remis en cause par la poésie tragique et la philosophie. L'auteur montre que cet échec est dû à l'extraordinaire difficulté de la tâche : comment passer en effet du despote comme tyran au despote comme roi légitime ? On ne peut pas dire que la philosophie ait traité ce problème crucial avec plus de succès que la mythologie... C'est le génie des tragiques grecs, par contre, que de nous en avoir révélé la profondeur.
Malgré des appels explicites à Descartes dans la phénoménologie telle que Husserl l'a conçue, on ne peut pas dire qu'y soient réellement prises en compte la problématique du doute hyperbolique, et encore moins ce qui va de pair avec cette dernière, la problématique du Malin Génie. Tout au plus y rencontre-t-on l'" hypothèse" de la "destruction du monde" et la question de la négation n'y est traitée que de façon assez triviale. Avec la question de l'épochè phénoménologique hyperbolique, cet ouvrage s'efforce de montrer un certain nombre de conséquences cruciales que la mise en jeu de l'hyperbole introduit dans l'architectonique interne de la phénoménologie: questions de l'intentionnalité, du langage, du simulacre originaire, de l'apparence pure, etc. Non par retour au scepticisme classique, mais par ouverture d'un nouveau "scepticisme critique" qui n'exclut pas, nais réimplique autrement l'analyse phénoménologique, par-delà l'intentionnalité, toute doxa positionnelle (perception, intuition) ou quasi-positionnelle (imagination) étant mise en suspens. Le champ ainsi dégagé, fait de mobilités et d'instabilités, qui est désigné ici comme archaïque, est la base phénoménologique, et non pas le fondement du champ fort rigoureusement étudié par Husserl. La phénoménologique ne peut plus dès lors prétendre au titre de science, mais est amenée à s'exercer comme une sorte d'art philosophique, plus proche de la poésie et de la musique, où sont en jeu les profondeurs de notre vie dont le vécu husserlien n'est pour ainsi dire que la surface immédiatement perceptible, le plus souvent illusionnante.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Résumé : Les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ceux-là affectent d'être pervers ou prétendent que le sexe ne les intéressent pas, souffrent d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce. Mais que craignent-ils donc de rencontrer chez la femme ? A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry ou Albert Cohen), à travers surtout Don Juan, et en s'appuyant sur les analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter dessine les contours d'un homme perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi