Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
De la négativité en phénoménologie
Richir Marc
MILLON
26,00 €
Épuisé
EAN :9782841373031
Malgré des appels explicites à Descartes dans la phénoménologie telle que Husserl l'a conçue, on ne peut pas dire qu'y soient réellement prises en compte la problématique du doute hyperbolique, et encore moins ce qui va de pair avec cette dernière, la problématique du Malin Génie. Tout au plus y rencontre-t-on l'" hypothèse" de la "destruction du monde" et la question de la négation n'y est traitée que de façon assez triviale. Avec la question de l'épochè phénoménologique hyperbolique, cet ouvrage s'efforce de montrer un certain nombre de conséquences cruciales que la mise en jeu de l'hyperbole introduit dans l'architectonique interne de la phénoménologie: questions de l'intentionnalité, du langage, du simulacre originaire, de l'apparence pure, etc. Non par retour au scepticisme classique, mais par ouverture d'un nouveau "scepticisme critique" qui n'exclut pas, nais réimplique autrement l'analyse phénoménologique, par-delà l'intentionnalité, toute doxa positionnelle (perception, intuition) ou quasi-positionnelle (imagination) étant mise en suspens. Le champ ainsi dégagé, fait de mobilités et d'instabilités, qui est désigné ici comme archaïque, est la base phénoménologique, et non pas le fondement du champ fort rigoureusement étudié par Husserl. La phénoménologique ne peut plus dès lors prétendre au titre de science, mais est amenée à s'exercer comme une sorte d'art philosophique, plus proche de la poésie et de la musique, où sont en jeu les profondeurs de notre vie dont le vécu husserlien n'est pour ainsi dire que la surface immédiatement perceptible, le plus souvent illusionnante.
De l'aventure métaphysique du Capitaine Achab qui, dans Moby Dick, poursuit le Léviathan jusqu'aux confins de la terre, au récit de Billy Budd, le "beau marin" ignorant du Bien et du Mal et pendu au nom de la Loi, en passant par les ambiguïtés de Pierre, dont le travail d'écrivain se perd dans les replis et les soubassements de l'être, la quête de Melville ne visait pas moins qu'à ébranler les assises du monde. Quête difficile, titanesque, voire impossible, qui, pour Melville, s'acheva dans le désastre, tant il est extra - ordinairement complexe de remonter en deçà de l'équilibre des dieux et de Dieu même, de saisir quelque chose du paradis toujours déjà perdu."
Variations sur le sublime et le soi. Variations parce qu'elles traitent de la même question, l'articulation du "moment" du sublime et de la naissance du soi en contact avec soi. en prenant différents points d'entrée qui impliquent autant de cheminements, faits d'allers et de retours, et où l'accent est mis ici où là dans l'ensemble problématique lui-même. Sur le sublime et le soi, parce que l'on ne peut, sous peine de circularité. présupposer le soi comme toujours déjà constitué en tant qu'être, et parce que la seule origine possible, en stricte phénoménologie. est le "moment" du sublime, surgissement de l'incommensurable, comme passage de l'animal à l'homme, de l'être tout entier pris dans sa vie et ses expériences, à l'être qui énigmatiquement, n'y adhère jamais complètement, vit d'un écart à soi qui n'est primitivement ni différence temporelle ni distance spatiale. Ainsi sont proposées, dans ces variations, des esquisses de la genèse transcendantale et archaïque de ce soi lui-même archaïque qui. tout à la fois, nous singularise dans notre "facticité" et palpite sourdement dans nos profondeurs - genèse qui ne peut être confondue avec le développement, lequel relève en lui-même du physico-physiologique. Une part importante de l'énigme du fait humain réside dans la discordance, déjà relevée par Freud, entre l'une et l'autre. Et c'est là qu'il y a aussi du jeu pour la phénoménologie. On sera peut-être surpris, dans la "base époque" où nous sommes forcés de vivre et où tout paraît s'effondrer. que nous accordions une telle place au sublime, qui fait signe vers la transcendance aujourd'hui abhorrée parce que confondue avec une limitation insupportable de la liberté, quand elle n'est pas très stupidement représentée par le spectaculaire. Il s'agit ici de quelque chose de beaucoup plus intime. au point d'être radicalement infigurable, et qui ouvre aux questions de sens. dont il n'en est aucune, si nous voulons être sincères avec nous-mêmes. qui puisse trouver de réponse propre à nous satisfaire. Toute réponse, aussi raffinée soit-elle, pose à son tour des questions de plus en plus éloignées de nos pouvoirs d'énonciation et d'interrogation.
Ces fragments phénoménologiques sur le langage font suite aux Fragments phénoménologiques sur le temps et l'espace déjà publiés dans la même collection. " Fragments " en raison de l'inachèvement de principe de la " chose " elle-même. de l'impossibilité d'en traiter sous la forme d'un système. dans la discursivité mettant en ordre successif tous ses aspects, en raison aussi de la précarité et des incertitudes qui ne cessent de surgir quant à la pertinence. à ce registre, de la langue philosophique que parle encore la phénoménologie. A ce registre : c'est-à-dire au sein du champ infini d'instabilités " phantastiques ", effectives, potentielles et même virtuelles, ouvert dans des profondeurs archaïques à peine entrevues par Husserl, dès lors que la distinction est faite entre le langage - classiquement : la pensée en son acception cartésienne - et la langue, entre le sens se faisant dans son extrême fluidité tout immatérielle et les significations. Du point de vue méthodologique, la question n'est plus celle, husserlienne, de l'intuition. de la coextensivité qu'elle implique de la réduction phénoménologique transcendantale et de la réduction eidétique, mais par la médiation de l'épochè hyperbolique, celle d'un contact, en et par un écart de très singulière " nature " entre le soi en chemin vers soi du phénoménologue et la Sache selbst. A travers ces Fragments, qui proposent un parcours " éclaté " passant par la " pensée ". l'imagination, la poésie, le concept et le mythe, s'achève, dans l'esprit de l'auteur, un cycle commencé en 1992 avec les Méditations phénoménologiques. Ces passages peuvent être effectués en plusieurs sens, selon les libres choix et l'inspiration du lecteur, au fil d'autres parcours de la constellation. C'est une autre manière de pratiquer la phénoménologie qui est finalement proposée, un autre exercice de la rigueur, à distance de la construction spéculative et de l'architecture imaginaire, et où la philosophie paraît sans doute sous un jour nouveau.
Au IIème siècle après J. -C., le naturaliste romain Claudius Aelianus décrivait déjà des pêcheurs qui, pour imiter les insectes dont se nourrissent les truites, "enroulent de la laine rouge autour d'un hameçon et fixent dessus deux plumes rouges extraites de dessous la caroncule d'un coq". Mais les Anglais furent les véritables inventeurs de ce sport. En 1653, Izaac Walton en édicta les règles dans son Parfait pêcheur à la ligne, constamment réédité depuis et dont on dit qu'il est le livre le plus vendu, outre-Manche surtout, après la Bible. Il s'agit d'un exposé sur l'art et la manière de pêcher, puis d'accommoder le poisson. Et si certaines recettes (de pêche ou de cuisine) ne trouvent plus d'adeptes, si les exposés scientifiques de Walton prêtent à sourire aujourd'hui (le brochet qui tire sa naissance de l'herbe à brochet par exemple), il reste ce qui a traversé les siècles et charmé des générations de lecteurs à savoir la leçon de sérénité d'un contemplatif.
Colomb Christophe ; Estorach Soledad ; Lequenne Mi
En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.4e de couverture : En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.