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LA NAISSANCE DES DIEUX
Richir Marc
HACHETTE
5,85 €
Épuisé
EAN :9782012788961
D'où viennent les dieux et leurs généalogies ? Le cas grec, dans le parcours qui va des légendes de fondation des cités à la tragédie en passant par Homère et la théogonie d'Hésiode, nous permet de cerner une élaboration très subtile visant à fonder la légitimité de la royauté : les dieux naissent en même temps que le roi. Mais cette relation est si complexe que le travail de fondation échoue toujours, et sera finalement remis en cause par la poésie tragique et la philosophie. L'auteur montre que cet échec est dû à l'extraordinaire difficulté de la tâche : comment passer en effet du despote comme tyran au despote comme roi légitime ? On ne peut pas dire que la philosophie ait traité ce problème crucial avec plus de succès que la mythologie... C'est le génie des tragiques grecs, par contre, que de nous en avoir révélé la profondeur.
Ces fragments phénoménologiques sur le langage font suite aux Fragments phénoménologiques sur le temps et l'espace déjà publiés dans la même collection. " Fragments " en raison de l'inachèvement de principe de la " chose " elle-même. de l'impossibilité d'en traiter sous la forme d'un système. dans la discursivité mettant en ordre successif tous ses aspects, en raison aussi de la précarité et des incertitudes qui ne cessent de surgir quant à la pertinence. à ce registre, de la langue philosophique que parle encore la phénoménologie. A ce registre : c'est-à-dire au sein du champ infini d'instabilités " phantastiques ", effectives, potentielles et même virtuelles, ouvert dans des profondeurs archaïques à peine entrevues par Husserl, dès lors que la distinction est faite entre le langage - classiquement : la pensée en son acception cartésienne - et la langue, entre le sens se faisant dans son extrême fluidité tout immatérielle et les significations. Du point de vue méthodologique, la question n'est plus celle, husserlienne, de l'intuition. de la coextensivité qu'elle implique de la réduction phénoménologique transcendantale et de la réduction eidétique, mais par la médiation de l'épochè hyperbolique, celle d'un contact, en et par un écart de très singulière " nature " entre le soi en chemin vers soi du phénoménologue et la Sache selbst. A travers ces Fragments, qui proposent un parcours " éclaté " passant par la " pensée ". l'imagination, la poésie, le concept et le mythe, s'achève, dans l'esprit de l'auteur, un cycle commencé en 1992 avec les Méditations phénoménologiques. Ces passages peuvent être effectués en plusieurs sens, selon les libres choix et l'inspiration du lecteur, au fil d'autres parcours de la constellation. C'est une autre manière de pratiquer la phénoménologie qui est finalement proposée, un autre exercice de la rigueur, à distance de la construction spéculative et de l'architecture imaginaire, et où la philosophie paraît sans doute sous un jour nouveau.
Cet ouvrage tente de saisir "sur le vif" la transformation, constitutive de la mythologie, que l'institution de l'Etat fait subir au matériau mythique préexistant. Il se place dans la suite des travaux anthropologiques de Claude Lévi-Strauss et de Pierre Clastres considérant les "sociétés contre l'Etat". Il s'avère possible dans le cas grec de relever, chemin faisant, le travail de "mythologisation" qui s'effectue sur un matériau mythico-mythologique préexistant qui va des "légendes" de fondation des cités grecques à l'élaboration proprement mythologique chez Hésiode. Un parcours souvent absent dans d'autres cultures (historiques ou ethnologiques) où la fixation écrite de ces "légendes", évidemment orales à l'origine, n'a pas eu lieu.
Qu'est-ce qu'un phénomène? Après Patocka et la dissociation qu'il propose entre le problème de la manifestation et celui de l'être, quel rapport y a-t-il entre phénomène comme rien que phénomène et phénomène comme temps et être? Entre phénoménologie transcendantale et ontologie, là où pensée, temps et être sont pris à leur commune aurore et sur le point de se charger de concrétudes, en marge ou à revers de toute institution symbolique (de toute donation positive), dans la sauvagerie des origines? Telle est la question dont traite le présent ouvrage, en élaborant les prémisses d'une eidétique sans concepts, très profondément différente de l'eidétique husserlienne mais aussi nouvelle par rapport à l'eidétique seulement "structurale" de Heidegger. Emergeant au cours d'une remise en cause du sens de l'être et du temps encore complice, dans la tradition phénoménologique, des cadres onto-théologiques de la pensée, les êtres ou essences sauvages paraissent comme les existentiaux chaque fois incarnés des phénomènes, phénomènes -de-monde (phases de monde) originairement multiples, ainsi que l'avait entrevu le dernier Merleau-Ponty. Matrices de temporalisations et de spatialisations paradoxales, les phénomènes ouvrent ainsi un champ dionysiaque infini, troué par les phases éphémères de tels ou tels calmes apolliniens. Le lieu de la pensée, s'ébauchant à l'écart de tout savoir utilitaire de maîtrise ou de survol, devient celui d'une poïésis barbare, proche de la musique et de la poésie. Navigation errante, singulière et libre, qui se propose comme un nouvel exercice de la lucidité philosophique.
Cet ouvrage vise à rouvrir un accès au champ des analyses concrètes pratiquées par Husserl. Il montre que la phénoménologie en général doit, pour tenir en cohérence, être étendue, refondue, refondée dans l'articulation globale (architectonique) de ses angles d'attaque ouvrant à la compréhension des questions.
Nous sommes en 1959, en plein mois d'août. Dans une cité HLM de Bobigny, aux portes de Paris, deux auteurs de bande dessinée s'épongent le front. Pas seulement à cause de la chaleur estivale : les deux compères suent sang et eau pour trouver une idée de personnage. Il leur faut être prêts pour le premier numéro de Pilote, un nouveau magazine pour les jeunes dont la parution doit intervenir trois mois plus tard. Le scénariste s'appelle René Goscinny. Son copain dessinateur, c'est Albert Uderzo. Ils avaient bien pensé à adapter Le Roman de Renart, mais un autre y a songé avant eux. Alors, ils cherchent. Mais ne trouvent rien& Jusqu'à ce que Goscinny ait l'idée d'un petit Gaulois teigneux et moustachu. Banco : Astérix est né. Et, avec lui, un formidable succès d'édition doublé d'un phénomène de société. Il fait sa première apparition le 29 octobre 1959 dans les pages de Pilote. Puis l'album Astérix le Gaulois sort en librairie en 1961. Tirage modeste : 6 000 exemplaires. Mais la courbe des ventes ne va cesser de grimper. En 1966, 600 000 exemplaires d'Astérix chez les Bretons s'envolent en quinze jours. Le petit Gaulois est en couverture de l'hebdomadaire L'Express. Du jamais vu. L'année précédente, il a même donné son nom au premier satellite français. Les intellectuels mêlent leur grain de sel, certains trouvant à Astérix une ressemblance avec le Général de Gaulle& Goscinny et Uderzo n'en ont cure. Eux continuent à s'amuser, à faire vivre une galerie de personnages pittoresques, à réécrire l'Histoire et à régaler leurs lecteurs de gags subtils et de trouvailles visuelles. La disparition de Goscinny, en 1977, ne mettra pas fin à l'aventure. Uderzo continue seul et fonde les Éditions Albert-René. Désormais, c'est lui qui écrira les scénarios, sans toutefois faire preuve du même talent que son prédécesseur. Au total, les aventures d'Astérix et de son copain Obélix se sont vendues à plus de 280 millions d'exemplaires. Une réussite exceptionnelle dans la bande dessinée.
Nous sommes en 1959, en plein mois d'août. Dans une cité HLM de Bobigny, aux portes de Paris, deux auteurs de bande dessinée s'épongent le front. Pas seulement à cause de la chaleur estivale : les deux compères suent sang et eau pour trouver une idée de personnage. Il leur faut être prêts pour le premier numéro de Pilote, un nouveau magazine pour les jeunes dont la parution doit intervenir trois mois plus tard. Le scénariste s'appelle René Goscinny. Son copain dessinateur, c'est Albert Uderzo. Ils avaient bien pensé à adapter Le Roman de Renart, mais un autre y a songé avant eux. Alors, ils cherchent. Mais ne trouvent rien& Jusqu'à ce que Goscinny ait l'idée d'un petit Gaulois teigneux et moustachu. Banco : Astérix est né. Et, avec lui, un formidable succès d'édition doublé d'un phénomène de société. Il fait sa première apparition le 29 octobre 1959 dans les pages de Pilote. Puis l'album Astérix le Gaulois sort en librairie en 1961. Tirage modeste : 6 000 exemplaires. Mais la courbe des ventes ne va cesser de grimper. En 1966, 600 000 exemplaires d'Astérix chez les Bretons s'envolent en quinze jours. Le petit Gaulois est en couverture de l'hebdomadaire L'Express. Du jamais vu. L'année précédente, il a même donné son nom au premier satellite français. Les intellectuels mêlent leur grain de sel, certains trouvant à Astérix une ressemblance avec le Général de Gaulle& Goscinny et Uderzo n'en ont cure. Eux continuent à s'amuser, à faire vivre une galerie de personnages pittoresques, à réécrire l'Histoire et à régaler leurs lecteurs de gags subtils et de trouvailles visuelles. La disparition de Goscinny, en 1977, ne mettra pas fin à l'aventure. Uderzo continue seul et fonde les Éditions Albert-René. Désormais, c'est lui qui écrira les scénarios, sans toutefois faire preuve du même talent que son prédécesseur. Au total, les aventures d'Astérix et de son copain Obélix se sont vendues à plus de 280 millions d'exemplaires. Une réussite exceptionnelle dans la bande dessinée. --Gilbert Jacques