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Manuale scholarium
Riché Pierre
BREPOLS PUBLISH
55,00 €
Épuisé
EAN :9782503551104
e texte présenté ici date de la fin du XVe siècle. Le Manuale T Scolarium a été écrit par un auteur inconnu sous forme de dialogues. Depuis l'Antiquité, bien des discussions et des conversations ont été écrites. Ce genre littéraire est particulièrement utilisé pour les traités pédagogiques : dialogues entre un père et son j fils, un maître et son élève, un roi et son héritier, etc. Mais les dialogues entre deux jeunes gens, moines ou étudiants, sont j bien plus rares. On connaît, pour le IXe siècle, celui qu'a écrit Alcuin qui présente deux jeunes disciples, un franc et un saxon qui conversent à propos de la grammaire. Au XIe siècle, le "Colloque" d'Aelfric Bata écrit un dialogue entre quelques jeunes moines anglo-saxons. Pour le siècle suivant, nous n'avons pas de dialogue entre jeunes gens, avant ce Manuale Scolarium. Ce texte est un témoignage vivant de la vie des étudiants à l'université d'Heidelberg et offre un regard sur les relations des étudiants entre eux et sur leur appréciation de la vie universitaire.
La deuxième moitié du XXe siècle fut l'un des grands moments de l'université française. L'un des artisans de son rayonnement, enfant de la communale parvenu au sommet de l'Alma Mater, témoigne, par son cheminement exemplaire, de l'effort de toute une génération marquée par la Seconde Guerre mondiale pour accéder au savoir, puis le dispenser, alors que la société se transforme. Pierre Riché, spécialiste reconnu de l'histoire du haut Moyen Age, raconte ainsi ses années de formation auprès des plus grands maîtres, en particulier Henri-Irénée Marrou, son expérience d'enseignant en Afrique du Nord alors en crise, ses engagements syndicaux et spirituels, et surtout les événements de 1968 alors qu'il est, à l'université de Nanterre, au c?ur de la mêlée. Des événements dont personne mieux que lui, acteur et témoin, ne pouvait décrire le cours, mesurer les conséquences et apprécier le retentissement.
Il y a mille ans, le 13 novembre 1004, à la Réole, sur les bords de la Garonne, mourait un abbé de Fleury, Abbon. Sa mort violente pour la cause de la réforme monastique le fit vénérer d'emblée comme un martyr. Aujourd'hui nous célébrons le millénaire de cet événement. Abbon, né vers 950 à Orléans, fut un des grands moines de son siècle, entraînant son monastère dans la ferveur et le travail, soutenant d'autres monastères sur ce chemin. Abbés, moines,chanoines, mais également les princes venaient le consulter, confiants dans sa science du droit et son discernement. Elu abbé de Fleury en 988, il participa à plusieurs conciles où il se distingua par des prises de position très fermes en faveur du mondemonastique. Abbon fut un savant réputé, l'un des plus connus de son époque, un de ceux par qui nous a été transmise la science de l'Antiquité. Il exerça une influence sur la législation de son temps, dans le respect du droit. au service de la liberté de tous, et il fut ainsi un précurseur de l'effort que notre époque s'attache à promouvoir. En outre, par ses voyages en Angleterre et en Italie, par ses relations multiples à travers l'Occident, Abbon est déjà, d'une certaine manière, une figure européenne.
Gerbert "fut un philosophe et un savant curieux de tout, passionné de mathématiques comme d'astronomie, aussi bon connaisseur de la science arabe que de la culture antique. Elevé à Saint-Géraud d'Aurillac et formé en Catalogne, écolâtre de la cathédrale de Reims (c'est-à-dire responsable de l'un des, tout premiers centres d'enseignement en Occident), il fut le plus grand" intellectuel "de son temps. Abbé du très riche monastère italien de Bobbio, archevêque de Reims, puis de Ravenne, avant d'occuper le trône de saint Pierre de 999 à 1003 sous le nom de Sylvestre II, ce simple moine auvergnat à la personnalité très affamée sut être, au terme d'une surprenante ascension sociale, un homme d'influence et de pouvoir. Grand politique, il fut le précepteur et l'ami de l'empereur Otton III, et l'élection d'Hugues Capet ne se serait pas faite sans son intervention auprès du haut clergé franc... Enfin, c'est grâce à ses initiatives que virent le jour les Eglises nationales de Hongrie et de Pologne qui sont aujourd'hui parmi les plus florissantes. Qu'il s'agisse des affaires politiques, des problèmes religieux, du débat des idées, il a imprimé sur la fin du XIe siècle sa marque indélébile. Le premier pape français est bien l'homme clé de l'an mil."
Résumé : Comment évoquer le quotidien de la vie dans le haut Moyen-Age dans ce qu'il a de plus humble, alors que nous disposons d'une documentation rare et dispersée, essentiellement littéraire ? Il faut commencer par replacer l'homme carolingien dans son cadre géographique. A -t-il idée de la diversité de peuples, de langues, de coutumes de cet immense empire ? Comment se déplace-t-il ? D'autre part, il faut tenir compte de la faiblesse démographique : les Carolingiens sont perdus dans un monde naturel hostile. Ils se regroupent en villages, cités monastiques, résidences princières et villes. Dans la société carolingienne, s'opposent deux groupes : les puissants aristocrates laïcs et ecclésiastiques, gravitant autour de la cour royale, qui, par leur éducation, leur genre de vie, leur aptitude à la guerre, leurs richesses, dirigent l'empire. Les autres, les paysans libres ou esclaves, les marchands, les juifs, dépendent étroitement des puissants. Les Carolingiens sont aux prises avec les problèmes de la vie matérielle. Il faut exploiter la terre pour se nourrir difficilement ; les artisans ruraux et urbains fabriquent de quoi se vêtir, s'équiper et se loger. L'époque carolingienne est réputée pour être l'âge de renaissance intellectuelle et religieuse. Ecoles et ateliers de scribes sont à l'origine du renouveau. Les clercs et les moines ont le monopole de la culture. Ils éduquent les aristocrates laïcs et assurent le "salut " du peuple. Toute la vie religieuse est centrée sur la prière liturgique. Les Carolingiens qui vivent difficilement par suite des guerres et des fléaux, doivent rechercher des protecteurs ; d'abord le roi, premier justicier, mais aussi les grands, et enfin l'Eglise.
Louis Antoine (1846-1912), ouvrier autodidacte wallon, un temps attiré par le spiritisme, rompit avec le catholicisme ambiant pour fonder une religion nouvelle basée sur une doctrine et des écritures monothéistes originales : le mal et la maladie viennent de la matière ; l'homme peut s'en débarrasser en prenant conscience de sa nature spirituelle. Le charisme et la réputation de thaumaturge du "Père Antoine" lui attirèrent beaucoup de sympathisants dans les couches populaires en voie de déchristianisation. Après la mort du "Père", son épouse, la "Mère", le relaya dans l'organisation de la nouvelle foi, largement décentralisée et dotée de rites fort sobres. Il existe ainsi en Wallonie et dans le Nord de la France une cinquantaine de temples antoinistes qui accueillent des fidèles, en nombre relativement restreint, mais aussi tous ceux qui cherchent un remède à leurs souffrances. Maître de conférences en psychologie sociale à l'Université de Lille, Régis Dericquebourg a mené une enquête sur le terrain. Resituant l'antoinisme dans le cadre des religions de guérison dont il est le spécialiste, il donne ici la première description systématique et impartiale de cette religion méconnue, dont il souligne l'extrême discrétion, explicite la doctrine, cite les textes principaux et dévoile le fonctionnement concret.
Dès sa parution en 1960, le Dictionnaire encyclopédique de la Bible (DEB) s'est révélé un outil indispensable au bibliste francophone. L'édition de 1987 qui a rencontré d'emblée un vif succès a été vendue à plus de 15.000 exemplaires et a été traduite en plusieurs langues. Profondément remanié en 1987 sous la direction du Centre Informatique et Bible (Maredsous, Belgique), le Dictionnaire encyclopédique de la Bible méritait une nouvelle mise à jour pour son 15e anniversaire. La recherche a en effet beaucoup progressé: approches nouvelles, reconsidération d'anciennes théories (notamment sur le Pentateuque), accroissement de la bibliographie. La présente édition révisée et augmentée, réalisée avec l'aide des spécialistes du domaine, ajoute plusieurs articles nouveaux (analyse narrative; rhétorique; approches canonique, féministe, libérationiste, psychanalytique, statistique, symbolique, théologique...) et apporte plus de 3.500 titres bibliographiques nouveaux se rapportant à plus de 500 articles différents, classés dans un ordre chronologique. Cet outil doit aider efficacement la communauté biblique et scientifique francophone comme il l'a fait durant ces 15 dernières années.