Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Goebbels. Portrait d'un manipulateur
Richard Lionel
ANDRE VERSAILLE
20,20 €
Épuisé
EAN :9782874950179
Dans les images documentaires de l'Allemagne nazie, Goebbels est partout. Apothéose du tragique et du pathétique, en 2005, une séquence du film La Chute lui est réservée: son suicide et celui de sa femme, le 1er mai 1945, après le meurtre de leurs six enfants. Pourtant, au-delà de ces apparitions insistantes, de ces évocations anecdotiques, le public en sait-il beaucoup sur son environnement familial. sa personnalité, sa formation, sa vie? Il est temps de mettre fin au "mythe" répandu par certains auteurs allemands au lendemain de 1945. Pour accréditer la thèse d'une Allemagne "victime" de "déments diaboliques", ils voyaient en Goebbels le "démon" en action. Dans le monde d'aujourd'hui, où propagande et "désinformation" s'amplifient, l'activité du ministre nazi visant à modeler l'opinion publique n'a jamais été aussi instructive. Cet ouvrage dresse le portrait d'un polémiste impitoyable à l'égard de ses adversaires, d'un manipulateur conscient et cynique, d'un virtuose de la ruse et de la séduction, d'un jusqu'au-boutiste blasé. Il s'en dégage en même temps, grâce à une multitude de citations tirées des textes mêmes de Goebbels - ses écrits "littéraires", ses articles, ses allocutions radiophoniques. ses discours -, un tableau suggestif de l'Allemagne nazie. Biographie de l'auteur Lionel Richard est l'auteur de nombreux livres d'histoire culturelle, dont la plupart ont été traduits dans plusieurs langues et sont devenus des ouvrages classiques de référence. N'ayant jamais cessé de s'intéresser au nazisme depuis la parution de Nazisme et littérature en 1971, il a publié Nazisme et barbarie (Complexe), le Nazisme et la culture (Complexe), d'où vient Adolf Hitler? (Autrement) et Suite et séquelles de l'Allemagne nazie (Syllepse), qui analyse, non sans polémique, la manière d'envisager le troisième Reich dans l'Allemagne actuelle.
Partout dans le monde, la nature et les conséquences du nazisme ne cessent de nourrir des controverses. Pas d'année ou presque sans que des auteurs, voire des hommes politiques, abordent de telle manière l'histoire du Troisième Reich que des polémiques en découlent. Aussi bien dans les milieux intellectuels que dans le grand public, les rituels de commémoration n'atténuent en rien les divergences d'appréciation de cet abominable héritage. Il a fallu, par exemple, plus de trois décennies pour que la date du 8 mai ne représente plus en Allemagne un jour de défaite, mais enfin officiellement, comme dans presque toute l'Europe, l'anniversaire de la Libération. Trop souvent, les mythes anciens perdurent dans les consciences. Les faux clichés s'y maintiennent. Dans Suite et séquelles de l'Allemagne nazie, Lionel Richard montre que beaucoup de responsables et de collaborateurs des moyens de communication de masse sont loin de dissiper ces visions infidèles. Cela, en dépit de l'intense travail de démythification effectué par les démocrates allemands, notamment par le biais de l'enseignement. Qu'il soit question de l'architecture ou du cinéma, des pratiques de l'armée pendant la guerre, des implications de la population, des bombardements alliés sur les villes, de la Résistance, de la Collaboration, les analyses du Troisième Reich proposées ici viennent nous prouver combien, plus que jamais, l'esprit critique se révèle nécessaire. Faut-il se résigner à ce que le Sommeil de la Raison, pour reprendre les mots de Goya dans le titre d'une gravure de ses Caprices en 1799, finisse par rendre acceptables les divagations, les mensonges et les crimes des nazis?...
D 'un art pour tous. Dans toutes les sociétés, les instances de pouvoir ont encouragé la transmission d'apprentissages techniques de génération en génération. En Occident, jusqu'au XVIIIe siècle, cette transmission s'est effectuée au seul contentement, ou presque, des castes et familles influentes. L'orientation en a changé avec l'accession des bourgeoisies nationales aux leviers de l'économie, et ensuite, dans la seconde moitié du XIXe siècle, grâce au travail industriel. Les masses furent alors poussées à s'ouvrir aux "choses de l'art" à travers le développement de l'enseignement public et l'entreprise de vulgarisation des connaissances. Ce sont ces tentatives d'éducation artistique, jusqu'aux expériences de réforme des "arts appliqués", avec la fondation d'écoles professionnelles spécialisées, qui sont décrites dans ce livre sur plus d'un demi-siècle. De leur analyse, en toute logique, se dégage une interrogation sur leur efficacité. Les programmes d'initiation aux oeuvres d'art qui ont été élaborés au début du XXe siècle, les efforts pour poser les bases d'une esthétique populaire, les systèmes d'enseignement stimulant l'inventivité n'auraient-ils cultivé, en définitive, que des illusions ?
Le 18 novembre 1881, au pied de Montmartre, Rodolphe Salis fonde à Paris le Chat Noir, et l'épopée du cabaret commence. En Espagne, en Allemagne, en Autriche, en Tchécoslovaquie, en Pologne, en Russie... partout son exemple fait école. Comment est-on passé de la taverne au caf'conc' ; puis au cabaret ? De quelle manière cette évolution s'est-elle illustrée ? Si le mot "cabaret", aujourd'hui, ne suggère plus guère que froufrous et numéros de variétés, le cabaret des origines a été un phénomène de culture. Avec cette histoire globale du cabaret littéraire et artistique en Europe comme lieu de spectacle, Lionel Richard comble une lacune sur le marché du livre. Toute une époque nous est restituée ici, avec ses artistes, ses aspirations, ses programmes esthétiques. Ce qui s'en dégage clairement, c'est comment s'accomplit en Occident, du XIXe au XXe siècle, un tournant de civilisation.
Certaines questions demeurent à propos de l?histoire de la Seconde Guerre mondiale. Quelles sont les origines de Pearl Harbor? Quand s?est produit le tournant de la guerre? L?extermination des Juifs: qui savait, et quoi? Etc. Cet ouvrage rend intelligible à tous les principales interrogation que suscite cette période.
1857 Année mythique de la censure: Charles Baudelaire, Gustave Flaubert et Eugène Sue sont tour à tour poursuivis par le même procureur, Ernest Pinard. Les oeuvres imprimées? Les Fleurs du mal, Madame Bovary et Les Mystères du Peuple. Par ces procès, le régime de Napoléon III entend juger le poète et les deux romanciers pour leurs outrages et leur insubordination à l'ordre politique et moral. À l'aide de documents d'archives, d'articles de presse, des plaidoiries et des réquisitoires, des correspondances que s'échangent les écrivains pourchassés par Pinard, Emmanuel Pierrot nous replonge dans cette année 1857. Dans un décor saisissant, il fait revivre les procès intentés par le procureur impérial à des écrivains de génie soudainement pris dans l'implacable mécanique de la censure. Le lecteur découvrira donc la galerie de créateurs devenus depuis célèbres et des journalistes qui se lancent dans la bataille, tout comme l'état de la censure sous le Second Empire (et ses prolongements actuels). Jamais le tableau de ces quelques mois qui vont durablement marquer le milieu des Lettres n'avait été dépeint avec autant de force. Les pièces du dossier (plaidoiries, réquisitoires et jugements) sont publiées en annexe de cette saga tout autant judiciaire que littéraire.
Au début de la Deuxième Guerre mondiale, l?opinion publique américaine est majoritairement isolationniste. Ce livre raconte dans le détail comment le président américain avec ses conseillers, à commencer par sa femme Eléonore, prend la décision la plus déterminante de la guerre. Un récit passionnant qui restitue des conversations mal connues avec Churchill, Marshall, etc.
Résumé : En culture comme en politique, l'échelle européenne est un effort autant qu'un accomplissement. C'est pourtant bien à cette échelle que cette "brève histoire" entend se situer - avec un récit fait d'éveils nationaux, d'industrialisations, d'urbanisations, d'assemblées délibérantes, de journalistes, d'artistes et d'intellectuels, de culture de masse, de systèmes éducatifs et de droits de la personne. En treize chapitres vigoureux, Emmanuel Loyer fait tourner le kaléidoscope européen, du milieu du XIXe siècle à nos jours, saisissant pratiques et représentations dans leur différentes inscriptions spatiales et sociales, dans leur hybridation entre l'ancien et le nouveau. En filigrane, une réflexion sur la fragilité de la culture européenne : il n'y a pas une culture européenne qui viendrait justifier un destin commun, mais des cultures qui se croisent et se nourrissent, engendrant la sédimentation que nous connaissons aujourd'hui Retracé avec une grande liberté, cet itinéraire permet d'imaginer, pour nous autres, Modernes tardifs du XXIe siècle, un rapport peut-être plus heureux à notre présent.
Pourquoi une telle somme ? Parce que d?hier à aujourd?hui, les Balkans ont été et demeurent une des frontières essentielles de l'Europe. Et que l?oubli du temps long par les puissances européennes a nourri des catastrophes en chaîne au cours des siècles. Les Balkans, zone frontière ? C?est un euphémisme : ici se heurtent les chrétientés romaine et byzantine, bientôt orthodoxe ; la chrétienté dans son ensemble et l?islam ; les empires européens et la puissance ottomane ; les empires européens entre eux, à commencer par la maison d?Autriche, le tsar de Russie et la couronne britannique ; les idées impériales et la révolution des États-nations ; les États-nations fondés sur un grand récit historique unitaire et des minorités nationales qui aspirent à la reconnaissance de leurs droits ; le cours impérieux des guerres locales, régionales, mondiales et froide et un brassage incessant des populations qui rend vain tout espoir d?États ethniquement homogènes. Pour ne rien dire des promesses des idéaux démocratiques européens et du cynisme des puissances face à leur «Orient compliqué». Ce premier volume traite des Empires byzantin et ottoman, de leurs caractéristiques et de leur legs dont les rejeux marquent l?histoire de la région jusqu?à la révolution jeune-turque de 1908.
Résumé : Dynastie mythique, les Tudors ont régné pendant plus d'un siècle, entre 1485 et 1603, faisant entrer l'Angleterre dans les temps modernes. De Henry VII à Elizabeth Ire, ce sont cinq souverains qui se sont succédé, parmi lesquels des figures devenues légendaires : Henry VIII, monarque de la démesure, beau, athlétique, poète et protecteur des arts, qui épousa six femmes et rompit avec le pape ; Mary Tudor dite la Sanglante, qui passa à la postérité pour avoir envoyé au bûcher les évangéliques opiniâtres ; quant à Elizabeth, la " Reine Vierge ", elle refusa de se marier pour se vouer corps et âme à son royaume. Ce livre raconte les tribulations des Tudors, inséparables de la destinée de l'Angleterre, dont ils firent un royaume puissant et riche : fresque sanglante et dorée, pleine d'amours contrariées et de meurtres fratricides, de tentatives de coups d'Etat, de persécutions et de guerres.