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Cabaret, cabarets. De Paris à toute l'Europe, l'histoire d'un lieu du spectacle
Richard Lionel
L'HARMATTAN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782343159737
Le 18 novembre 1881, au pied de Montmartre, Rodolphe Salis fonde à Paris le Chat Noir, et l'épopée du cabaret commence. En Espagne, en Allemagne, en Autriche, en Tchécoslovaquie, en Pologne, en Russie... partout son exemple fait école. Comment est-on passé de la taverne au caf'conc' ; puis au cabaret ? De quelle manière cette évolution s'est-elle illustrée ? Si le mot "cabaret", aujourd'hui, ne suggère plus guère que froufrous et numéros de variétés, le cabaret des origines a été un phénomène de culture. Avec cette histoire globale du cabaret littéraire et artistique en Europe comme lieu de spectacle, Lionel Richard comble une lacune sur le marché du livre. Toute une époque nous est restituée ici, avec ses artistes, ses aspirations, ses programmes esthétiques. Ce qui s'en dégage clairement, c'est comment s'accomplit en Occident, du XIXe au XXe siècle, un tournant de civilisation.
Partout dans le monde, la nature et les conséquences du nazisme ne cessent de nourrir des controverses. Pas d'année ou presque sans que des auteurs, voire des hommes politiques, abordent de telle manière l'histoire du Troisième Reich que des polémiques en découlent. Aussi bien dans les milieux intellectuels que dans le grand public, les rituels de commémoration n'atténuent en rien les divergences d'appréciation de cet abominable héritage. Il a fallu, par exemple, plus de trois décennies pour que la date du 8 mai ne représente plus en Allemagne un jour de défaite, mais enfin officiellement, comme dans presque toute l'Europe, l'anniversaire de la Libération. Trop souvent, les mythes anciens perdurent dans les consciences. Les faux clichés s'y maintiennent. Dans Suite et séquelles de l'Allemagne nazie, Lionel Richard montre que beaucoup de responsables et de collaborateurs des moyens de communication de masse sont loin de dissiper ces visions infidèles. Cela, en dépit de l'intense travail de démythification effectué par les démocrates allemands, notamment par le biais de l'enseignement. Qu'il soit question de l'architecture ou du cinéma, des pratiques de l'armée pendant la guerre, des implications de la population, des bombardements alliés sur les villes, de la Résistance, de la Collaboration, les analyses du Troisième Reich proposées ici viennent nous prouver combien, plus que jamais, l'esprit critique se révèle nécessaire. Faut-il se résigner à ce que le Sommeil de la Raison, pour reprendre les mots de Goya dans le titre d'une gravure de ses Caprices en 1799, finisse par rendre acceptables les divagations, les mensonges et les crimes des nazis?...
Résumé : Pour l'Allemagne toute entière et Berlin en particulier, la République de Weimar constitue une " parenthèse " bien particulière, quatorze années de productions artistiques, d'innovations techniques et de bouillonnement intellectuel exceptionnels dans un contexte général d'inflation, de chômage, de luttes sociales. Métropole ouvrière, plus grande cité commerciale d'Europe, capitale de la rationalisation dans tous les domaines industriels et domestiques, Berlin constitue un véritable symbole de l'entre-deux-guerres et ressemble alors à une grouillante métropole américaine avec, dans une atmosphère d'apocalypse plus que d'années folles, ses hauts-lieux, ses bas-fonds et ses innombrables théâtres, cinémas, cabarets, médias et grands magasins. De la révolte de l'expressionnisme finissant à la dérision dadaïste et aux premières manifestations d'un réalisme violemment caustique, c'est l'irruption d'une génération nouvelle : Otto Dix, Bertolt Brecht, Kurt Weill, Fritz Lang? Le krach de Wall Street en 1929, avec ses répercussions internationales, bouleverse tout. Avec le retour de la crise, le Président de la République, Hindenburg, appelle Hitler au poste de chancelier le 30 janvier 1933... C'est la fin, pour une soixante d'années, du rayonnement culturel de Berlin en Europe.
Adolf Hitler n'est pas plus issu des chaudrons de l'Enfer que d'une généalogie fantasmagorique. Il n'a pas non plus été initié à quelque religion du mal. Il n'est pas né de Satan et ni ses parents ni les écoles qu'il a fréquentées ne l'ont poussé à la destruction de ceux qui pouvaient entraver son action. A l'issue de la Grande Guerre, nourri de préjugés et de haines, il ressent la défaite de l'Allemagne comme une humiliation. Ce n'est pas toute l'Allemagne qui est alors tentée de s'identifier à lui. Pas tous les Allemands. Il rassemble un réseau de forces sociales représentant des intérêts, des privilèges, des avantages particuliers. S'y joignent tous ceux qui sont entraînés dans ce mouvement par leurs frustrations et leurs peurs. Aux récits anecdotiques sur les parents, les proches, les haines et les amours de Hitler, cet ouvrage - qui ne se veut pas une énième biographie - privilégie la simple narration d'une vie jusqu'à ce qu'elle trouve à se dépenser dans une ascension politique. Pour mieux appréhender ce qu'a été le national-socialisme et dans quelles conditions il est né. Pour essayer, en somme, de briser les mythes construits autour de l'enfance et de l'adolescence de Hitler. Biographie de l'auteur Lionel Richard, est professeur émérite de littérature comparée. Il collabore régulièrement au Magazine littéraire, au Monde diplomatique et à France-Culture. Il est, notamment, l'auteur de L'Art et la Guerre, les artistes confrontés à la Seconde Guerre mondiale (Flammarion, 1995); D'une apocalypse à l'autre (Somogy, 1998). Il a dirigé dans la collection'Mémoires"aux éditions Autrement les publications Berlin 1919-1945 (1991) et Berlin 1933-1945 (1995)."
D 'un art pour tous. Dans toutes les sociétés, les instances de pouvoir ont encouragé la transmission d'apprentissages techniques de génération en génération. En Occident, jusqu'au XVIIIe siècle, cette transmission s'est effectuée au seul contentement, ou presque, des castes et familles influentes. L'orientation en a changé avec l'accession des bourgeoisies nationales aux leviers de l'économie, et ensuite, dans la seconde moitié du XIXe siècle, grâce au travail industriel. Les masses furent alors poussées à s'ouvrir aux "choses de l'art" à travers le développement de l'enseignement public et l'entreprise de vulgarisation des connaissances. Ce sont ces tentatives d'éducation artistique, jusqu'aux expériences de réforme des "arts appliqués", avec la fondation d'écoles professionnelles spécialisées, qui sont décrites dans ce livre sur plus d'un demi-siècle. De leur analyse, en toute logique, se dégage une interrogation sur leur efficacité. Les programmes d'initiation aux oeuvres d'art qui ont été élaborés au début du XXe siècle, les efforts pour poser les bases d'une esthétique populaire, les systèmes d'enseignement stimulant l'inventivité n'auraient-ils cultivé, en définitive, que des illusions ?
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.