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Suite et séquelles de l'Allemagne nazie
Richard Lionel
SYLLEPSE
18,50 €
Épuisé
EAN :9782849500538
Partout dans le monde, la nature et les conséquences du nazisme ne cessent de nourrir des controverses. Pas d'année ou presque sans que des auteurs, voire des hommes politiques, abordent de telle manière l'histoire du Troisième Reich que des polémiques en découlent. Aussi bien dans les milieux intellectuels que dans le grand public, les rituels de commémoration n'atténuent en rien les divergences d'appréciation de cet abominable héritage. Il a fallu, par exemple, plus de trois décennies pour que la date du 8 mai ne représente plus en Allemagne un jour de défaite, mais enfin officiellement, comme dans presque toute l'Europe, l'anniversaire de la Libération. Trop souvent, les mythes anciens perdurent dans les consciences. Les faux clichés s'y maintiennent. Dans Suite et séquelles de l'Allemagne nazie, Lionel Richard montre que beaucoup de responsables et de collaborateurs des moyens de communication de masse sont loin de dissiper ces visions infidèles. Cela, en dépit de l'intense travail de démythification effectué par les démocrates allemands, notamment par le biais de l'enseignement. Qu'il soit question de l'architecture ou du cinéma, des pratiques de l'armée pendant la guerre, des implications de la population, des bombardements alliés sur les villes, de la Résistance, de la Collaboration, les analyses du Troisième Reich proposées ici viennent nous prouver combien, plus que jamais, l'esprit critique se révèle nécessaire. Faut-il se résigner à ce que le Sommeil de la Raison, pour reprendre les mots de Goya dans le titre d'une gravure de ses Caprices en 1799, finisse par rendre acceptables les divagations, les mensonges et les crimes des nazis?...
Résumé : Pour l'Allemagne toute entière et Berlin en particulier, la République de Weimar constitue une " parenthèse " bien particulière, quatorze années de productions artistiques, d'innovations techniques et de bouillonnement intellectuel exceptionnels dans un contexte général d'inflation, de chômage, de luttes sociales. Métropole ouvrière, plus grande cité commerciale d'Europe, capitale de la rationalisation dans tous les domaines industriels et domestiques, Berlin constitue un véritable symbole de l'entre-deux-guerres et ressemble alors à une grouillante métropole américaine avec, dans une atmosphère d'apocalypse plus que d'années folles, ses hauts-lieux, ses bas-fonds et ses innombrables théâtres, cinémas, cabarets, médias et grands magasins. De la révolte de l'expressionnisme finissant à la dérision dadaïste et aux premières manifestations d'un réalisme violemment caustique, c'est l'irruption d'une génération nouvelle : Otto Dix, Bertolt Brecht, Kurt Weill, Fritz Lang? Le krach de Wall Street en 1929, avec ses répercussions internationales, bouleverse tout. Avec le retour de la crise, le Président de la République, Hindenburg, appelle Hitler au poste de chancelier le 30 janvier 1933... C'est la fin, pour une soixante d'années, du rayonnement culturel de Berlin en Europe.
Par un bref rappel historique, Lionel Richard démontre que, de tout temps, les artistes ont eu l'intuition que les énergies constituaient une question primordiale. L'éclectisme des ?uvres présentées ici témoigne de leur volonté d'investir ce thème et de prendre position mais aussi de leurs aptitudes à l'aborder par de multiples moyens qui génèrent des créations tour à tour séduisantes, originales, inquiétantes, étonnantes, amusantes, voire inattendues. Après les avoir simplement "représentées" avec les moyens traditionnels de l'art, les créateurs s'en sont emparés et les ont exploitées directement dans des architectures animées, des sculptures en mouvement, des installations et autres performances les plus variées. Des énergies les plus naturelles - l'eau, la lumière... - jusqu'aux plus complexes - hydrauliques, mécaniques, thermiques, électriques... - l'énergie sous toutes ses formes est omniprésente au cours de l'existence de tout un chacun. Voyons donc ce que ces artistes en font.
Résumé : Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine ? L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes. Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du "lulisme" et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les Etats-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes. Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
L'année 2015 marquera l'histoire de la Grèce, de l'Europe et de la gauche. Ce livre constitue un guide pour les lecteurs et les lectrices qui ne se contentent pas de la narration dominante présentée par les grands médias et les créanciers, qui ne se satisfont pas non plus de la version donnée par Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des finances du premier gouvernement Syriza, dans son livre Conversations entre adultes et adapté au cinéma par Costa-Gavras. Il est essentiel de prendre le temps d'analyser la politique mise en oeuvre par Yanis Varoufakis et le gouvernement d'Alexis Tsipras car, pour la première fois au 21e siècle, un parti de gauche radicale a été élu en Europe pour former un gouvernement. Comprendre les échecs et tirer les leçons de la manière dont ce gouvernement a affronté les problèmes qu'il a rencontrés sont de la plus haute importance si on veut éviter un nouveau fiasco. Eric Toussaint, qui a coordonné les travaux de la Commission d'audit de la dette mise en place par la présidente du Parlement grec en 2015, a vécu de près les évènements qui ont secoué l'Europe cette année-là, il en maîtrise les tenants et les aboutissants. Comme l'écrit l'historien britannique Adam Tooze, auteur de Crashed : " Que l'on sympathise ou non avec l'orientation qui y est défendue, le livre de Toussaint permet à tout un chacun d'approfondir la compréhension de la scène politique grecque dans laquelle Varoufakis et Tsipras ont opéré. " Un objectif majeur du livre est de montrer qu'à chaque étape cruciale du chemin de croix qui va de février à juillet 2015, il y avait la possibilité d'opter pour une alternative. Les mesures qu'il aurait fallu mettre en pratique et les initiatives qu'il était possible de prendre sont bien identifiées et clairement argumentées. Elles dépassent le cadre national et alimentent la réflexion stratégique sur les batailles politiques pour l'émancipation sociale. L'auteur démontre de manière convaincante qu'une victoire était possible et que ce qui s'est passé n'était pas inéluctable.