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D'un art pour tous . Et autres infortunes de l'éducation artistique
Richard Lionel
LETTRE VOLEE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782873174408
D 'un art pour tous. Dans toutes les sociétés, les instances de pouvoir ont encouragé la transmission d'apprentissages techniques de génération en génération. En Occident, jusqu'au XVIIIe siècle, cette transmission s'est effectuée au seul contentement, ou presque, des castes et familles influentes. L'orientation en a changé avec l'accession des bourgeoisies nationales aux leviers de l'économie, et ensuite, dans la seconde moitié du XIXe siècle, grâce au travail industriel. Les masses furent alors poussées à s'ouvrir aux "choses de l'art" à travers le développement de l'enseignement public et l'entreprise de vulgarisation des connaissances. Ce sont ces tentatives d'éducation artistique, jusqu'aux expériences de réforme des "arts appliqués", avec la fondation d'écoles professionnelles spécialisées, qui sont décrites dans ce livre sur plus d'un demi-siècle. De leur analyse, en toute logique, se dégage une interrogation sur leur efficacité. Les programmes d'initiation aux oeuvres d'art qui ont été élaborés au début du XXe siècle, les efforts pour poser les bases d'une esthétique populaire, les systèmes d'enseignement stimulant l'inventivité n'auraient-ils cultivé, en définitive, que des illusions ?
Résumé : Ce livre est l'histoire de l'arrière-plan social, politique, d'où se dégage la "culture" de l'Allemagne des années 1920 et 1930. Ainsi contribue-t-il à expliquer ce qui s'est passé sous le Troisième Reich, avec la répression contre ledit "modernisme" en art. Cela, en fonction d'une activité de commémoration : tout juste 80 ans après l'accession de Hitler au pouvoir. Chronologiquement, il prend en considération les phénomènes culturels depuis le règne de Guillaume II jusqu'aux conséquences de l'instauration du Troisième Reich. Il dissèque les grands débats culturels de l'époque, les points de vue des remarquables analystes qu'ont été Walter Benjamin, Bertolt Brecht, Georg Lukacs, Siegfried Kracauer, etc. Sur le fond, il étudie les mouvements artistiques dans leur continuité, en les replaçant dans l'évolution de la société allemande. Ainsi sont montrées toutes les répercussions de la révolution en Allemagne en 1918-1920 dans les différents groupes intellectuels, et les suites de son écrasement : renforcement de la pensée antidémocratique, développement d'une propagande d'extrême droite à travers une "littérature de masse", c'est-à-dire lue par les masses. Il décrit l'influence, sur les conceptions artistiques, des changements opérés en Union soviétique dans les années 1920. Replaçant les bouleversements qui ont lieu en Allemagne dans les relations générales entre les pays européens, il examine notamment comment s'est effectuée la circulation des idées en France : germanophobie très forte au lendemain de l'armistice de novembre 1918 ; méconnaissance et rejet des courants artistiques allemands ; difficultés d'accueil des émigrés antinazis à partir de 1933 ; réticences devant l'art allemand, même antifasciste.
Partout dans le monde, la nature et les conséquences du nazisme ne cessent de nourrir des controverses. Pas d'année ou presque sans que des auteurs, voire des hommes politiques, abordent de telle manière l'histoire du Troisième Reich que des polémiques en découlent. Aussi bien dans les milieux intellectuels que dans le grand public, les rituels de commémoration n'atténuent en rien les divergences d'appréciation de cet abominable héritage. Il a fallu, par exemple, plus de trois décennies pour que la date du 8 mai ne représente plus en Allemagne un jour de défaite, mais enfin officiellement, comme dans presque toute l'Europe, l'anniversaire de la Libération. Trop souvent, les mythes anciens perdurent dans les consciences. Les faux clichés s'y maintiennent. Dans Suite et séquelles de l'Allemagne nazie, Lionel Richard montre que beaucoup de responsables et de collaborateurs des moyens de communication de masse sont loin de dissiper ces visions infidèles. Cela, en dépit de l'intense travail de démythification effectué par les démocrates allemands, notamment par le biais de l'enseignement. Qu'il soit question de l'architecture ou du cinéma, des pratiques de l'armée pendant la guerre, des implications de la population, des bombardements alliés sur les villes, de la Résistance, de la Collaboration, les analyses du Troisième Reich proposées ici viennent nous prouver combien, plus que jamais, l'esprit critique se révèle nécessaire. Faut-il se résigner à ce que le Sommeil de la Raison, pour reprendre les mots de Goya dans le titre d'une gravure de ses Caprices en 1799, finisse par rendre acceptables les divagations, les mensonges et les crimes des nazis?...
Résumé : Adolf Hitler, sa vie durant, s'est appliqué à construire son propre mythe. Détruisant sa correspondance et ses photographies de jeunesse, réduisant au silence les personnes qui l'ont côtoyé, il a ensuite minutieusement contrôlé son image et réécrit à sa manière son parcours biographique et politique, aidé par une propagande sans faille qui fonctionna pendant plus de vingt ans. Soixante-dix ans après la mort du Führer, Lionel Richard, tel un enquêteur, part sur les traces du dictateur. Il décrypte et recoupe les écrits des journalistes et historiens de l'époque pour démêler le vrai du faux de chaque étape de la vie d'Hitler, de sa jeunesse vagabonde et oisive à son suicide, en passant par son coup d'Etat manqué en 1923 et son séjour en prison. Illustré par de nombreux documents et photographies rares, cet ouvrage saisit la véritable personnalité et raconte l'itinéraire réel de celui qui plongea le monde dans le chaos pendant la Seconde Guerre mondiale.
Incessantes images de défilés, de parades, de manifestations de masse avec discours : tel est Berlin après l'arrivée au pouvoir de Hitler. Mais pas seulement !.... Les croisés du IIIe Reich entrent en campagne pour imposer leur vision du monde dans une capitale dont la population vote majoritairement à gauche depuis des années. Les voici qui partent à sa conquête par la violence, la terreur, le racisme, les camps de concentration ! Ils investissent la ville de leurs organes administratifs, politiques et répressifs. Ils se lancent dans une architecture monumentale de faux prestige. Berlin doit devenir le reflet évident de leur pouvoir. Ils vont, en habiles séducteurs, subvertir, falsifier, transformer à leurs fins le passé culturel dont ils héritent. Ce que veulent Hitler et Goebbels que Berlin soit la capitale du monde, mais aussi, avec les studios de Babelsberg, la capitale du cinéma. Il faut la guerre pour que s'effondrent petit à petit ces rêves barbares. En 1945, Berlin est le plus grand champ de ruines de toute l'Europe occidentale. Comme si les dirigeants nazis n'avaient programmé leur croisade que pour une catastrophe.
Cet essai interroge un aspect décisif de l'art des années 1960 et 1970, qui a acquis valeur de paradigme. De manière circonstanciée, Natacha Pugnet y analyse les visées et les incidences d'une désubjectivation paradoxale en ce qu'elle semble a priori contraire au processus créateur. Autant que les propos des artistes, leurs productions elles-mêmes témoignent pourtant de la recherche d'une impersonnalité stylistique ; elles procèdent d'un faire anonyme, marquent l'appropriation d'un déjà-là, se montrent indifférentes au chromatisme, multiplient les procédures répétitives, etc. Pour être souvent décriée, la thèse de la " mort de l'auteur " - que défendirent Barthes et Foucault - n'en montre pas moins un point de convergence essentiel avec la critique radicale, depuis l'intérieur, de toute position souveraine de l'artiste. Et si diverses pratiques actuelles héritent manifestement de cette attitude, c'est que l'effacement est désormais intériorisé. Il aura permis de repenser la figure de l'artiste, telle qu'elle se redessine à un moment charnière de l'histoire de l'art, entre la fin des avant-gardes et ce qu'on nomme la postmodernité.
L'oeuvre virale analyse les enjeux sociaux, esthétiques et politiques de l'association inédite du monde de l'art contemporain et de l'internet. Depuis la seconde moitié des années 1990, les artistes du net guident les mutations technologiques en déjouant les conventions propres à la création collective ou à l'expérience médiatique. Leurs expérimentations mettent au jour des usages inattendus des technologies de réseau et engagent de nouveaux modes de communication. En mettant précisément l'accent sur l'ambivalence du réseau et de la scène artistique, l'auteur expose les modes de circulation virale des oeuvres, mêlant initiative de l'artiste, expertise technologique et expérience de plus en plus inventive de collectifs amateurs. Il s'agira également de montrer comment internet bouscule les processus de définition d'une activité ou d'une oeuvre comme " artistique " et les manières dont les créateurs et internautes y vivent, façonnent et affirment leur identité.