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D'une apocalypse à l'autre
Richard Lionel
ADEN BELGIQUE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782805920400
Ce livre est l'histoire de l'arrière-plan social, politique, d'où se dégage la "culture" de l'Allemagne des années 1920 et 1930. Ainsi contribue-t-il à expliquer ce qui s'est passé sous le Troisième Reich, avec la répression contre ledit "modernisme" en art. Cela, en fonction d'une activité de commémoration : tout juste 80 ans après l'accession de Hitler au pouvoir. Chronologiquement, il prend en considération les phénomènes culturels depuis le règne de Guillaume II jusqu'aux conséquences de l'instauration du Troisième Reich. Il dissèque les grands débats culturels de l'époque, les points de vue des remarquables analystes qu'ont été Walter Benjamin, Bertolt Brecht, Georg Lukacs, Siegfried Kracauer, etc. Sur le fond, il étudie les mouvements artistiques dans leur continuité, en les replaçant dans l'évolution de la société allemande. Ainsi sont montrées toutes les répercussions de la révolution en Allemagne en 1918-1920 dans les différents groupes intellectuels, et les suites de son écrasement : renforcement de la pensée antidémocratique, développement d'une propagande d'extrême droite à travers une "littérature de masse", c'est-à-dire lue par les masses. Il décrit l'influence, sur les conceptions artistiques, des changements opérés en Union soviétique dans les années 1920. Replaçant les bouleversements qui ont lieu en Allemagne dans les relations générales entre les pays européens, il examine notamment comment s'est effectuée la circulation des idées en France : germanophobie très forte au lendemain de l'armistice de novembre 1918 ; méconnaissance et rejet des courants artistiques allemands ; difficultés d'accueil des émigrés antinazis à partir de 1933 ; réticences devant l'art allemand, même antifasciste.
D 'un art pour tous. Dans toutes les sociétés, les instances de pouvoir ont encouragé la transmission d'apprentissages techniques de génération en génération. En Occident, jusqu'au XVIIIe siècle, cette transmission s'est effectuée au seul contentement, ou presque, des castes et familles influentes. L'orientation en a changé avec l'accession des bourgeoisies nationales aux leviers de l'économie, et ensuite, dans la seconde moitié du XIXe siècle, grâce au travail industriel. Les masses furent alors poussées à s'ouvrir aux "choses de l'art" à travers le développement de l'enseignement public et l'entreprise de vulgarisation des connaissances. Ce sont ces tentatives d'éducation artistique, jusqu'aux expériences de réforme des "arts appliqués", avec la fondation d'écoles professionnelles spécialisées, qui sont décrites dans ce livre sur plus d'un demi-siècle. De leur analyse, en toute logique, se dégage une interrogation sur leur efficacité. Les programmes d'initiation aux oeuvres d'art qui ont été élaborés au début du XXe siècle, les efforts pour poser les bases d'une esthétique populaire, les systèmes d'enseignement stimulant l'inventivité n'auraient-ils cultivé, en définitive, que des illusions ?
Une biographie complète du dignitaire nazi Joseph Goebbels, offrant un tableau saisissant de l'Allemagne nazie. Dans les images documentaires de l'Allemagne nazie, Joseph Goebbels (1897-1945) est partout. Maître de l'Information du Peuple et de la Propagande, organisateur de ladite Nuit de Cristal en 1938, expert en maniement des masses, il apparaît comme un orateur enflammé. Au-delà de cette iconographie et de son suicide avec sa femme Magda et leurs six enfants dans le bunker quelques heures après Hitler, on connaît mal sa formation, sa vie, sa personnalité, son rôle précis dans l'extermination des Juifs. Ce portrait montre un polémiste impitoyable à l'égard de ses adversaires, un manipulateur cynique, un virtuose de la ruse et de la séduction, un jusqu'au-boutiste blasé, un antisémite forcené. Il s'en dégage en même temps, grâce à l'attention portée à l'ensemble des textes de Goebbels (écrits littéraires, articles, allocutions radiophoniques, discours, correspondance, Journal), un tableau suggestif du Troisième Reich.
Par un bref rappel historique, Lionel Richard démontre que, de tout temps, les artistes ont eu l'intuition que les énergies constituaient une question primordiale. L'éclectisme des ?uvres présentées ici témoigne de leur volonté d'investir ce thème et de prendre position mais aussi de leurs aptitudes à l'aborder par de multiples moyens qui génèrent des créations tour à tour séduisantes, originales, inquiétantes, étonnantes, amusantes, voire inattendues. Après les avoir simplement "représentées" avec les moyens traditionnels de l'art, les créateurs s'en sont emparés et les ont exploitées directement dans des architectures animées, des sculptures en mouvement, des installations et autres performances les plus variées. Des énergies les plus naturelles - l'eau, la lumière... - jusqu'aux plus complexes - hydrauliques, mécaniques, thermiques, électriques... - l'énergie sous toutes ses formes est omniprésente au cours de l'existence de tout un chacun. Voyons donc ce que ces artistes en font.
Le temps viendra-t-il où le Congo surmontera la malédiction de ses richesses? La dictature de Mobutu avait été un frein à l'exploitation du cobalt, de l'or, du diamant: pour les prédateurs, il était urgent d'ouvrir les immenses réserves congolaises aux prospecteurs et aux aventuriers. Dans le même temps, les pays voisins - Rwanda, Ouganda, Zimbabwe - rêvaient de bâtir leur développement sur les ressources puisées chez leur voisin. Mais Laurent-Désiré Kabila, le tombeur de Mobutu, qui aurait dû être le fondé de pouvoir de ce vaste projet régional, ne tarda pas à renier ses promesses. Telle fut la raison profonde de l'éclatement du conflit. Depuis l'assassinat de Kabila, en janvier 2001, l'équation a changé: au nom de l'ouverture, le pays s'est soumis aux institutions financières internationales, les promesses d'assistance se sont multipliées, les prédateurs ont subi de fortes pressions. Car, après le 11 septembre, il importe que l'ordre règne dans les banlieues du monde, et les grandes puissances - Etats-Unis, France, Grande-Bretagne - s'y emploient. Mais si les rôles ont été redistribués, si de nouveaux acteurs sont apparus, les ambitions demeurent, et les intérêts des populations continuent de passer au second plan. Les accords de paix de Sun City ont ouvert la voie aux élections démocratiques, que le peuple congolais attendait depuis si longtemps. Mais c'est une autre histoire qui s'est posée et que nous décode ici Colette Braeckman, jusqu'aux derniers rebondissements de janvier 2009. Biographie de l'auteur Braeckman est journaliste, membre de la rédaction du journal belge francophone "Le Soir", chargée de l'actualité africaine Elle est également chroniqueuse dans des revues et magazines, dont "Le Monde Diplomatique".
Résumé : "La maladie du XXIe siècle, c'est le stress !" C'est la terrible réalité que le docteur Hans Krammisch et son collègue le docteur Staf Henderickx constatent chaque jour. Ces deux médecins exercent tous deux depuis plus de 30 ans. "Quand j'ai commencé mon métier, je soignais des patients qui avaient la silicose, la maladie des mineurs ou d'autres maladies "classiques" liées au monde du travail" se souvient le docteur Krammisch. Mais aujourd'hui "la nouvelle maladie professionnelle qui frappe en silence, c'est le stress." Staf Henderickx et Hans Krammisch ont voulu montrer le vrai visage de ce redoutable ennemi en brossant les portraits d'hommes et femmes, ouvriers, routiers, secrétaires, manutentionnaires, commerciaux, facteurs, cadres et même managers qui souffrent de maladies causées par le stress subi sur leur lieu de travail. Ces témoignages forment un panorama inquiétant des conditions de travail néfastes qui se généralisent au détriment de la santé physique et psychique des travailleurs. Les entreprises usent rapidement leurs ressources humaines et s'en débarrassent pour les remplacer par de la chair fraîche sans payer le coût social et humain de ces nouvelles méthodes d'organisation du travail. Les médecins Krammisch et Henderickx organisent la riposte...
En 1893, le kilo de caoutchouc récolté dans la forêt équatoriale du Congo valait 6 francs-or; en dix ans, l'essor de l'automobile doubla ce prix. Le caoutchouc se trouvait, sous forme de lianes, dans de vastes territoires d'un Congo qui n'était pas encore le Congo belge. La saignée des lianes à caoutchouc pour la récolte du latex était un calvaire pour les indigènes. Ceux qui se dérobaient à cet impôt sanglant pouvaient être mis à mort, et ils le savaient. Leurs femmes prises en otage étaient souvent vouées à la famine. On coupait les mains des hommes victimes de la répression pour prouver aux supérieurs hiérarchiques qu'on les avait tués. Le bassin du Congo est plongé dans le sang. Léopold II, le 4 avril 1892, écrivait au gouverneur général du Congo Wahis: "Il importe d'achever le développement bien nécessaire de nos récoltes d'ivoire et de caoutchouc. L'Etat ne peut maintenir son existence qu'au moyen de très larges et très fructueuses récoltes." Les ordres royaux furent exécutés à la lettre. De 1900 à 1908, l'Etat indépendant du Congo, propriété personnelle du deuxième roi des Belges, exporta en moyenne 5 000 tonnes de caoutchouc par an... Ce livre détaille à quel prix pour les populations locales.