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Du sang sur les lianes. Léopold II et son Congo, Edition revue et corrigée
Vangroenweghe Daniel
ADEN BELGIQUE
30,50 €
Épuisé
EAN :9782805900426
En 1893, le kilo de caoutchouc récolté dans la forêt équatoriale du Congo valait 6 francs-or; en dix ans, l'essor de l'automobile doubla ce prix. Le caoutchouc se trouvait, sous forme de lianes, dans de vastes territoires d'un Congo qui n'était pas encore le Congo belge. La saignée des lianes à caoutchouc pour la récolte du latex était un calvaire pour les indigènes. Ceux qui se dérobaient à cet impôt sanglant pouvaient être mis à mort, et ils le savaient. Leurs femmes prises en otage étaient souvent vouées à la famine. On coupait les mains des hommes victimes de la répression pour prouver aux supérieurs hiérarchiques qu'on les avait tués. Le bassin du Congo est plongé dans le sang. Léopold II, le 4 avril 1892, écrivait au gouverneur général du Congo Wahis: "Il importe d'achever le développement bien nécessaire de nos récoltes d'ivoire et de caoutchouc. L'Etat ne peut maintenir son existence qu'au moyen de très larges et très fructueuses récoltes." Les ordres royaux furent exécutés à la lettre. De 1900 à 1908, l'Etat indépendant du Congo, propriété personnelle du deuxième roi des Belges, exporta en moyenne 5 000 tonnes de caoutchouc par an... Ce livre détaille à quel prix pour les populations locales.
Le temps viendra-t-il où le Congo surmontera la malédiction de ses richesses? La dictature de Mobutu avait été un frein à l'exploitation du cobalt, de l'or, du diamant: pour les prédateurs, il était urgent d'ouvrir les immenses réserves congolaises aux prospecteurs et aux aventuriers. Dans le même temps, les pays voisins - Rwanda, Ouganda, Zimbabwe - rêvaient de bâtir leur développement sur les ressources puisées chez leur voisin. Mais Laurent-Désiré Kabila, le tombeur de Mobutu, qui aurait dû être le fondé de pouvoir de ce vaste projet régional, ne tarda pas à renier ses promesses. Telle fut la raison profonde de l'éclatement du conflit. Depuis l'assassinat de Kabila, en janvier 2001, l'équation a changé: au nom de l'ouverture, le pays s'est soumis aux institutions financières internationales, les promesses d'assistance se sont multipliées, les prédateurs ont subi de fortes pressions. Car, après le 11 septembre, il importe que l'ordre règne dans les banlieues du monde, et les grandes puissances - Etats-Unis, France, Grande-Bretagne - s'y emploient. Mais si les rôles ont été redistribués, si de nouveaux acteurs sont apparus, les ambitions demeurent, et les intérêts des populations continuent de passer au second plan. Les accords de paix de Sun City ont ouvert la voie aux élections démocratiques, que le peuple congolais attendait depuis si longtemps. Mais c'est une autre histoire qui s'est posée et que nous décode ici Colette Braeckman, jusqu'aux derniers rebondissements de janvier 2009. Biographie de l'auteur Braeckman est journaliste, membre de la rédaction du journal belge francophone "Le Soir", chargée de l'actualité africaine Elle est également chroniqueuse dans des revues et magazines, dont "Le Monde Diplomatique".
Résumé : Nico Hirtt, auteur de Tableau Noir et des Nouveaux maîtres de l'école nous revient avec son nouveau livre. L'école : Elle était pourtant venue à nous, porteuse de tant de promesses ! Elle allait assurer l'émancipation des individus, le développement de leur personnalité et de leur pensée critique ; elle devait permettre le fonctionnement d'une société démocratique, pacifiste, civilisée et multiculturelle ; elle ouvrirait aux enfants de toutes extractions les portes des Sciences et des Arts ; elle formerait les créateurs dont se nourrit la Culture, les décideurs qu'exigent les plus hautes fonctions publiques et privées, les travailleurs hautement qualifiés que devaient réclamer en nombres croissants l'industrie et les services modernes ; elle serait garante de l'égalité des chances sur le plan social et professionnel, de l'égalité des droits devant la Justice et l'Etat... Hélas ! Après quelque cent ans d'instruction obligatoire , force est de constater que l'Ecole - avec majuscule, pour désigner l'institution d'Etat et non l'un de ses établissements particuliers - n'a pas seulement failli à tenir ses engagements de jeunesse, mais qu'elle ne semble même plus capable de tendre, fut-ce timidement, vers la réalisation de ces généreux objectifs. La Culture, les Arts, la Science, disiez-vous ? Voilà belle lurette que ces vieilleries ont été remplacées par le seul critère de la compétence, c'est-à-dire de l'utilité pratique sur le marché du travail. Une société démocratique et une pensée critique ? Comment voulez-vous que les élèves aient appris à en être les acteurs alors que, pendant les 18 premières années de leur existence, ils ne leur aura jamais permis de participer à l'organisation de leur vie scolaire ; et vous voudriez leur faire gouverner le monde ? Préparer aux plus hautes fonctions ? Allons donc ! Aujourd'hui on devient ministre de l'environnement en ignorant ce qu'est l'énergie ; on dirige une entreprise en ne sachant pas écrire une phrase correcte. Former des travailleurs qualifiés ? Certes, mais la plupart d'entre eux occuperont des emplois précaires qui ne réclament guère de qualification. Quant à l'égalité des chances, n'en parlons pas... Ou plutôt, parlons-en !
Présentation de l'éditeur Regarde ! Ce sont les puissances d'Europe telles que Dieu les a faites et telles que moi j'ai épousseté leurs os et tendu leur peau toute blanche. Elles faisaient bien ce qu'elles voulaient de leurs domestiques et de leurs nègres, eh bien moi, je dispose de leurs grandes carcasses héroïques ; j'en fais ce qui me plaît. Je les ressuscite et je les montre, là, comme des singes de cirque, grands singes vainqueurs dans un océan de misère. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Résumé : Pendant trente-deux ans (1965-1997), Mobutu régna d'une main de fer sur le Congo/Zaïre. Une dictature souvent féroce alliant les crimes de sang, la corruption matérielle et morale, et le pillage éhonté des richesses nationales. L'Histoire porte sur Mobutu un verdict accablant. L'homme à la toque de Léopard n'était pourtant pas un vulgaire tyran : cet ami de l'Occident a joué, pendant la guerre froide, un rôle stratégique de premier plan, promouvant son pays en " rempart du communisme " en Afrique. Arrivé au pouvoir dans le sillage d'une guerre civile impitoyable, il n'eut de cesse de maintenir l'unité, souvent menacée, du Congo/Zaïre, immense puzzle ethnique aux quelque quatre cent tribus. Mais il voulut faire plus : doter son peuple d'une conscience nationale en exaltant son identité, ses racines et ses traditions. Ce fut le recours à " l'authenticité ", une opération singulière, et qui se voulait salubre, de désaliénation mentale. Cette révolution culturelle s'accompagna, jusqu'à l'extravagance, d'une glorification du " Guide suprême ". Les aléas de l'économie mondiale aggravés par une gestion catastrophique de l'Etat plongèrent le peuple zaïrois dans la misère et obligèrent Mobutu à " démocratiser " à regret son régime. Il se cramponna longtemps à son trône. La maladie et une invasion étrangère le contraignirent de fuir pitoyablement son pays, avant de mourir en exil,. C'était il y a juste vingt ans.
Résumé : L'histoire de la nouvelle indépendance de l'Algérie s'écrit sous nos yeux, depuis ce 22 février 2019 où des foules de femmes et d'hommes ont exigé dans tout le pays de reprendre en main leur destin. Cette contestation populaire continue depuis de se mobiliser chaque vendredi, après avoir obtenu la démission du président Bouteflika, en poste depuis vingt ans, et le report d'une élection vidée de sens. Car elle aspire, au-delà de la sanction de tel ou tel dirigeant, à la refonte sur des bases enfin démocratiques du système en place depuis la fin, en 1962, de la domination française. Cet essai, où la réflexion historique se nourrit de l'expérience de terrain, replace les événements en cours en Algérie dans la longue durée de son mouvement national. Il offre, pour la première fois, un cadre d'interprétation à une actualité foisonnante, s'interrogeant sur la portée stratégique de la non violence, sur la place réelle des jeunes ou des femmes dans cette protestation, sur le poids d'une économie de rente, mais aussi sur le rôle central des supporters de football ou les tactiques des groupes islamistes. Il montre comment la hiérarchie militaire, jusqu'alors protégée dans son arbitraire par un pouvoir civil de façade, est contrainte de gérer ouvertement cette crise, avec une brutalité de plus en plus affichée. Un livre indispensable pour comprendre la vague de fond qui traverse l'Algérie et qui aura des retombées durables dans ce pays et bien au-delà.