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Un monde possible. Les acteurs privés face à l'injustice
Renouard Cécile
SEUIL
17,20 €
Épuisé
EAN :9782020960199
Le libéralisme produit actuellement des effets paradoxaux : une mondialisation des objets et une crispation identitaire ; une croissance économique évidente et une augmentation simultanée des inégalités. Cette contradiction, qui s'accompagne d'un affaiblissement des Etats, valorise de facto le rôle de la société civile. A côté d'Etats-nations affaiblis ou carrément en faillite, comment apprécier la responsabilité nouvelle des différents acteurs privés (individus, ONG, multinationales, associations religieuses ou caritatives) en matière de développement ? Face à l'océan de misère, ces derniers ont un rôle nouveau - et considérable - à jouer. Leur capacité d'action va même bien au-delà de la sphère humanitaire ou économique et devient véritablement politique. La question décisive est désormais la suivante : ces acteurs privés peuvent-ils vraiment s'engager dans des projets qui dépassent leurs intérêts particuliers et contribuent au bien commun de la planète ? Cet essai, bâti sur une analyse approfondie de la théorie libérale, plaide pour " un monde possible ", fondé sur les convictions et les ressources morales et spirituelles des personnes et des sociétés concernées. Il s'appuie sur des enquêtes de terrain menées par l'auteur auprès de filiales de grands groupes industriels et sur des programmes de développement au Kenya, au Nigeria, au Bénin et au Mexique.
En 2011, la Commission européenne donne une nouvelle définition de la Responsabilité sociale de l'entreprise (RSE), comme relevant de la maîtrise par une entreprise de ses impacts. Cela constitue un véritable changement de paradigme vis-à-vis de la conception encore prédominante selon laquelle l'entreprise contribuerait à la société par la maximisation du profit, et par des actions philanthropiques volontaires (la RSE). Mais pour que cette nouvelle perspective soit effective, cela suppose ? paradoxalement ? d'en finir avec la RSE : celle-ci continue, en effet, à être envisagée de façon instrumentale et de manière séparée de la stratégie. Maîtriser ses impacts, sur des territoires et au long de chaînes de valeur aujourd'hui mondiales, suppose de définir et d'évaluer l'entreprise comme un commun : par la démocratisation de sa gouvernance et par sa capacité à préserver les biens communs mondiaux tant immatériels (le lien social, la souveraineté populaire) que matériels (le climat, la biod
Considéré à travers le monde comme l'un des plus grands philosophes politiques vivants, l'Américain Michaël Walzer (1935- ) reste mal connu en France. Pourtant sa pensée, au croisement de l'analyse historique, de la philosophie morale et de la science politique, n'a jamais été aussi actuelle pour comprendre ce qui se joue dans des sociétés libérales menacées par le repli individualiste, la désaffection de l'espace public, la domination du tout-marché et l'absence de repères éthiques incontestables. Dès lors, comment susciter des expériences fécondes de libération ? Comment reconnaître et promouvoir l'égalité réelle de chaque citoyen sans entraver la liberté de tous ? Une solidarité planétaire est-elle possible, et quel ordre international pourrait lui correspondre ? Fine connaisseuse de Michaël Walzer, Cécile Renouard se livre ici à une exploration pédagogique et rigoureuse de son oeuvre, et nous offre de précieux éléments pour analyser aussi bien les métamorphoses de la citoyenneté que le conflit israélo-palestinien ou les nouvelles formes d'ingérence humanitaire.
Organisations économiques mais aussi actrices dans la cité, les entreprises structurent la vie des sociétés au plan national et international. Confrontées à la compétition mondiale, à la transformation du rapport espace/temps, à la financiarisation de l'économie, à l'anticipation de la pénurie des ressources et des bouleversements liés au changement climatique, elles sont, plus que d'autres, concernées par une interrogation éthique touchant au sens et à la finalité de leur action. Leurs pratiques et leurs discours, hélas, ne sont pas toujours à la hauteur des enjeux et ne contribuent pas à la prise en compte du rôle politique qui est le leur. Pourtant elles disposent d'une immense capacité d'innovation susceptible d'être orientée de façon favorable ou défavorable.Pour y parvenir, les chantiers sont nombreux et seule une refondation de notre modèle économique permettra de relever les défis de la transition vers une société post-carbone. Si la croissance de la richesse mondiale est à la fois impossible et insoutenable dans le contexte actuel, quels sont les repères anthropologiques, moraux, philosophiques et spirituels qui pourront nous aider à promouvoir une «prospérité sans croissance»?Le livre de Cécile Renouard fait le pari que, loin d'être un discours moralisateur stérile ou une mode passagère, la démarche éthique est un aiguillon critique et une force de proposition qui nous invite, individuellement et collectivement, à poser un diagnostic, à chercher les causes de nos maux sociaux et économiques, à suggérer des remèdes et surtout des chemins en vue du grand projet de société qu'est la transition écologique. Elle vise ainsi à un fonctionnement des entreprises plus juste et épanouissant pour les salariés et les sociétés des pays du Sud et du Nord, aujourd'hui et demain.Religieuse de l'Assomption, philosophe, Cécile Renouard enseigne à l'École des mines de Paris et au Centre Sèvres, et est directrice d'un programme de recherche à l'ESSEC. Elle a codirigé avec Gaël Giraud Vingt propositions pour réformer le capitalisme (Flammarion, 2009, Champs, 2012) et est coauteur de Le Facteur 12, pourquoi il faut plafonner les revenus (Carnets Nord, 2012).
La réflexion sur ce que l'on est en droit d'attendre des entreprises en matière de participation responsable au développement des zones où elles ont une activité est encore très floue. Entre un discours antimondialiste qui a tendance à diaboliser les multinationales et un discours néolibéral qui les exonère largement de leurs responsabilités sociales, il est indispensable de commencer par circonscrire et préciser leurs champs d'action prioritaires.. Quelle fonction reconnaître exactement à l'entreprise capitaliste au regard du projet politique mondial du développement durable ? En effet, l'entreprise n'est pas une agence de développement, mais un acteur économique engagé dans une société donnée et, à ce titre, impliqué dans son processus de croissance et de développement.. Comment définir les champs de responsabilité des entreprises multinationales dans les zones de grande pauvreté ? Il s'agit ici de considérer l'assimilation des travailleurs locaux dans l'entreprise, l'intégration des activités de l'entreprise dans son environnement naturel et humain, et son impact sur l'activité économique locale et nationale.. Que penser des moyens juridiques et politiques actuellement privilégiés en vue d'une justice économique mondiale ? Sont alors analysées quelques-unes des incertitudes actuelles autour de la gouvernante internationale : modes de régulation de la production et des échanges mondiaux (l'incitation et la contrainte), poids des États-nations et d'autres acteurs (multinationales, ONG...), liens entre capitalisme classique et entreprenariat social, formation éthique des dirigeants, parmi bien d'autres.. Les analyses proposées par l'auteur sont fondées sur des enquêtes de terrain menées au Kenya et au Nigeria auprès des filiales de Total, Lafarge, Unilever et Michelin. . . De formation à la fois philosophique (EHESS) et commerciale (ESSEC), Cécile Renouard, religieuse de l'Assomption, enseigne l'éthique sociale au Centre Sèvres (Paris).
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.