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Ethique et entreprise. Pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire
Renouard Cécile
ATELIER
16,04 €
Épuisé
EAN :9782708242388
Organisations économiques mais aussi actrices dans la cité, les entreprises structurent la vie des sociétés au plan national et international. Confrontées à la compétition mondiale, à la transformation du rapport espace/temps, à la financiarisation de l'économie, à l'anticipation de la pénurie des ressources et des bouleversements liés au changement climatique, elles sont, plus que d'autres, concernées par une interrogation éthique touchant au sens et à la finalité de leur action. Leurs pratiques et leurs discours, hélas, ne sont pas toujours à la hauteur des enjeux et ne contribuent pas à la prise en compte du rôle politique qui est le leur. Pourtant elles disposent d'une immense capacité d'innovation susceptible d'être orientée de façon favorable ou défavorable.Pour y parvenir, les chantiers sont nombreux et seule une refondation de notre modèle économique permettra de relever les défis de la transition vers une société post-carbone. Si la croissance de la richesse mondiale est à la fois impossible et insoutenable dans le contexte actuel, quels sont les repères anthropologiques, moraux, philosophiques et spirituels qui pourront nous aider à promouvoir une «prospérité sans croissance»?Le livre de Cécile Renouard fait le pari que, loin d'être un discours moralisateur stérile ou une mode passagère, la démarche éthique est un aiguillon critique et une force de proposition qui nous invite, individuellement et collectivement, à poser un diagnostic, à chercher les causes de nos maux sociaux et économiques, à suggérer des remèdes et surtout des chemins en vue du grand projet de société qu'est la transition écologique. Elle vise ainsi à un fonctionnement des entreprises plus juste et épanouissant pour les salariés et les sociétés des pays du Sud et du Nord, aujourd'hui et demain.Religieuse de l'Assomption, philosophe, Cécile Renouard enseigne à l'École des mines de Paris et au Centre Sèvres, et est directrice d'un programme de recherche à l'ESSEC. Elle a codirigé avec Gaël Giraud Vingt propositions pour réformer le capitalisme (Flammarion, 2009, Champs, 2012) et est coauteur de Le Facteur 12, pourquoi il faut plafonner les revenus (Carnets Nord, 2012).
Jusqu'à quand? C'est ce que chacun se demande au vu de la tempête économique et financière que nous traversons. Jusqu'où? Quand on voit l'état du système bancaire, les difficultés que rencontrent les entreprises et les inquiétudes légitimes sur l'emploi et les conditions de vie... Et après? Comment prendre la mesure d'un monde en pleine mutation avec son fardeau d'inégalités? Peut-on réformer le capitalisme de façon à le mettre au service d'un développement social durable? Cet ouvrage, écrit par des experts des marchés financiers et de la finance d'entreprise, par des philosophes, des économistes et des mathématiciens, veut susciter le débat à partir de réformes concrètes: faut-il interdire la titrisation ou supprimer les dérivés de crédit? Quel rôle jouent les normes comptables dans la débâcle actuelle? Peut-on imaginer des formes d'impôt transnationales adaptées à la mondialisation? Comment revaloriser le salariat? Faut-il remettre en cause l'indépendance de la Banque centrale européenne? C'est à ces questions, et à beaucoup d'autres, que ces Vingt Propositions, loin des incantations anticapitalistes, tentent d'apporter des éléments de réponse réalistes, esquissant les contours d'un capitalisme "vert", équitable et pluraliste. Biographie de l'auteur Né en 1970, Gaël Giraud est jésuite. Ancien élève de l'ENS-Ulm, docteur en mathématiques et diplômé de l'ENSAE, il est chercheur au CNRS et membre de l'Ecole d'économie de Paris. Il est l'auteur de La Théorie des jeux ("Champs-Flammarion", 3eédition, 2009). Née en 1968, Cécile Renouard est religieuse de l'Assomption. De formation commerciale (ESSEC) et philosophique (doctorat de l'EHESS), elle enseigne l'éthique sociale au Centre Sèvres et à l'Ecole des Mines de Paris. Elle a signé deux essais, La Responsabilité éthique des multinationales (PUF, 2007) et Un monde possible (Seuil, 2008).
Le facteur 12 est l'écart maximal des salaires (primes incluses) qui existe déjà dans la fonction publique française. Au début du XXe siècle, le banquier J. P. Morgan définissait l'écart maximal acceptable de 1 à 20. En 1988, les salariés de Peugeot se mettaient en grève en apprenant l'augmentation de salaire de leur patron qui bondissait à... 35 Smic. Aujourd'hui, l'écart des salaires est, en France, de l'ordre de 1 à 1 000. Aux Etats-Unis, certains dirigeants de hedge funds gagnent 20 000 fois plus qu'un ouvrier. Comment continuer à faire société si les écarts de revenus sont tels qu'entre le haut et le bas de l'échelle les citoyens n'ont plus rien de commun ? Comment empêcher que l'économie réelle ne soit sacrifiée sur l'autel de la finance ? Comment échapper à des politiques d'austérité budgétaire contreproductives ? Comment dissoudre le mirage d'une croissance à l'infini dans un monde fini ? Comment, enfin, répondre à l'urgence d'une vraie transition écologique ? Autant de questions auxquelles Gaël Giraud et Cécile Renouard répondent ici à partir d'arguments aussi bien scientifiques qu'éthiques. Alliant pédagogie et rigueur intellectuelle, ils font la démonstration imparable qu'il est nécessaire de plafonner tout de suite les très hauts revenus pour ne pas tous s'appauvrir demain.
En 2011, la Commission européenne donne une nouvelle définition de la Responsabilité sociale de l'entreprise (RSE), comme relevant de la maîtrise par une entreprise de ses impacts. Cela constitue un véritable changement de paradigme vis-à-vis de la conception encore prédominante selon laquelle l'entreprise contribuerait à la société par la maximisation du profit, et par des actions philanthropiques volontaires (la RSE). Mais pour que cette nouvelle perspective soit effective, cela suppose ? paradoxalement ? d'en finir avec la RSE : celle-ci continue, en effet, à être envisagée de façon instrumentale et de manière séparée de la stratégie. Maîtriser ses impacts, sur des territoires et au long de chaînes de valeur aujourd'hui mondiales, suppose de définir et d'évaluer l'entreprise comme un commun : par la démocratisation de sa gouvernance et par sa capacité à préserver les biens communs mondiaux tant immatériels (le lien social, la souveraineté populaire) que matériels (le climat, la biod
Considéré à travers le monde comme l'un des plus grands philosophes politiques vivants, l'Américain Michaël Walzer (1935- ) reste mal connu en France. Pourtant sa pensée, au croisement de l'analyse historique, de la philosophie morale et de la science politique, n'a jamais été aussi actuelle pour comprendre ce qui se joue dans des sociétés libérales menacées par le repli individualiste, la désaffection de l'espace public, la domination du tout-marché et l'absence de repères éthiques incontestables. Dès lors, comment susciter des expériences fécondes de libération ? Comment reconnaître et promouvoir l'égalité réelle de chaque citoyen sans entraver la liberté de tous ? Une solidarité planétaire est-elle possible, et quel ordre international pourrait lui correspondre ? Fine connaisseuse de Michaël Walzer, Cécile Renouard se livre ici à une exploration pédagogique et rigoureuse de son oeuvre, et nous offre de précieux éléments pour analyser aussi bien les métamorphoses de la citoyenneté que le conflit israélo-palestinien ou les nouvelles formes d'ingérence humanitaire.
Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.
Résumé : Le "pognon de dingue" mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on "traverse la rue", les "centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes"... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société. A l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du REA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : "On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps", "Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail", "On doit avant tout sa réussite à soi-même". Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat. Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents officiels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.
Algérie, Soudan, Irak, Chili, Iran, Colombie, Liban, Hong Kong, France... Sous le ciel menaçant du dérèglement climatique, un vent de protestation s'est levé en divers endroits de la planète. Il a soulevé, sans parvenir à le déchirer, le voile de l'illusion du meilleur des mondes régi par le marché et habillé par une démocratie vidée de son sens. Une partie des habitants du globe s'est dressée contre la violence des pouvoirs et l'omnipotence de l'argent. L'aspiration à l'émancipation renaît. Plutôt que d'apparaître comme un ailleurs inaccessible retiré dans le jardin des rêves, l'utopie a retrouvé la vigueur qui avait conduit les insurgées du XIXe siècle à s'en emparer pour se libérer de leurs chaînes. Ce livre plaide pour que chacune d'entre nous se mette à l'écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d'Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd'hui, le visage d'une démocratie réelle et toujours inachevée.
Dans sa lutte pour la survie dans les camps des Khmers rouges au Cambodge, Claire Ly, née boudhiste, entame une conversation avec le "Dieu des Occidentaux" auquel elle demande des comptes. Un apprivoisement qui la conduira vers la voie étonnante de la conversion. Avril 1975, les Khmers rouges deviennent les maîtres du Cambodge. Une femme, sa mère et ses deux enfants prennent la route pour la Thaïlande. Leur fuite est bientôt stoppée par les soldats de Pol Pot. Commence alors un long calvaire : camp de travail à la campagne, exécutions sommaires, endoctrinement des enfants, malnutrition, chasse aux bourgeois et aux intellectuels. Dans un récit bouleversant et rare, Claire Ly raconte sa lutte obstinée pour la survie. Que peut faire une jeune femme contre la folie génocidaire de soldats et de militants qui ont sciemment décidé d'éliminer les ennemis du peuple ? Les principes de l'éducation cambodgienne fondés sur une certaine conception du bouddhisme enseignent l'impassibilité, "la voie du milieu" , le détachement à l'égard des souffrances endurées. Pourtant, pour survivre Claire Ly ne peut plus taire sa haine et sa révolte. Bousculant ces valeurs ancestrales, elle choisit de demander des comptes au Dieu des Occidentaux. Pourquoi a-t-il permis ces horreurs ? Peu à peu, ce Dieu étranger devient un compagnon qui le conduira vers une voie étonnante. A travers cette nouvelle édition, Claire Ly amène le regard du public sur sa blessure, pour donner le courage à autrui de regarder ses propres traumatismes. Elle nous démontre que l'épanouissement personnel de chacun ne s'accomplit que lorsque nous faisons face à nos blessures et interrogations tel un lotus émergeant de la boue.