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Vous ne savez rien de Shuji Muraoka
Rengervé Muriel de
MOUETTE MINERVE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782487526105
L'âme des autres nous est fermée. Ce qu'on dit de soi, y compris dans un journal intime, ce qu'on donne à voir à ses amis, à sa famille, à ceux qu'on aime, n'est jamais identique, et peut-être faux. Shuji Muraoka, écrivain japonais de la première moitié du XXe siècle librement inspiré d'Osamu Dazai, ressentit très tôt que vivre lui était un fardeau. Entre rejet de sa famille et de la société capitaliste, goût pour les femmes et addictions, il poursuivit son oeuvre littéraire. Echouant plusieurs fois à se suicider, cette mort qu'il appelait ne voulait pas de lui. La reconstitution d'une vie à travers des récits, des témoignages ou un journal intime révèle les multiples facettes d'un homme, donc l'infinie difficulté de connaître une personnalités - démarche encore plus périlleuse, et fascinante, quand il s'agit d'un écrivain.
Je veux comprendre. Comment l'on passe d'une naissance dorée, les fées penchées sur le berceau du fils de comte, futur comte, à la maison du mort maudit. La période qui sépare la mort de Gabriel de son enterrement, un moment suspendu que le hasard a voulu très long sera occupée à une seule obsession : révéler le noeud de cette histoire, de cet homme, de ce couple, retracer le cours d'une vie à l'envers, en partant de la fin. Mettre à jour cette foule de motifs imperceptibles que l'on résume par une lâche facilité du mot de destin, cette succession de hasards et d'événements qui a fait d'un homme à l'intelligence, à la culture et au talent rares, un vieillard pauvre, déchu et ruiné, mort dans la saleté. Je sais déjà que je ne pourrai démêler ce qui relève de la fatalité, de la malchance, de ses propres erreurs ou fautes. A qui veut remonter le temps, il faut devenir peintre, rendre avec des couleurs, des jeux d'ombres et de lumières, la complexité d'une personnalité qui ne se contentait pas d'être curieuse, qui était fascinante et vertigineuse - pour comprendre le passé d'un génie, d'un de ces esprits qui ajoutent de la lumière sur la scène et de la beauté dans le monde, dont l'âme comportait mille reflets sombres. Cette histoire tient de la tragédie.
Jadis, les familles se retrouvaient à la veillée, autour du feu, pour écouter les contes et légendes du pays de Padirac. Le Gouffre a de tout temps inspiré des récits fabuleux où le merveilleux se mêle à l'histoire locale, nourrissant des croyances populaires qui, encore au XXIe siècle, trouvent leur source dans ces légendes. Trois contes originaux, Saint Martin et le Diable, La Dame Blanche et Jean de l'Ourse, ont été transmis de génération en génération, par tradition orale. Ces contes féériques sont racontés par Muriel de Rengervé et illustrés par Yannick Robert.
Pourquoi sommes-nous incapables de penser la disparition de notre civilisation, alors que nous en avons vu périr tant d'autres ? Telle est l'énigme par laquelle s'ouvre ce roman, réflexion à laquelle il répond en suivant quatre personnages, quatre manières de réagir à la fin du monde. Nous voyons tour à tour l'Italien Bartolomeo recouvrir la pleine sérénité de la solitude, la Bretonne Anouk et son fils Gabriel choisir l'étonnement que confère le voyage, l'Arménien Dikran poursuivre la douloureuse histoire de son peuple et la Japonaise Mizuki s'abandonner au rêve et au souvenir. Tout à la fois roman, poème et essai, confrontant la théorie et l'expérience, l'Histoire et le présent, l'universel et l'individuel, Nos paradis perdus est un roman-miroir qui nous révèle, par la beauté flamboyante de sa langue, combien notre humanité est intimement liée à notre capacité d'émerveillement et à notre attention à la partager.
Depuis le beau platonicien, il semble qu'une avalanche, une décadence, puissent être observées, voire diagnostiquées. Pour qu'aujourd'hui n'en restent que le souvenir muséifié, les éclats, voire la parodie, jusqu'à sa disparition nimbée de mépris dans l'Art contemporain. Comment s'est opérée cette catastrophe esthétique ? Comment touche-t-elle l'obsolescence de la peinture, la figure même de l'artiste, livrant une image inquiétante de notre temps ? Suite à l'irruption du sublime, de l'esthétique des ruines, des pierres et du cosmos, de l'usage signifiant de la mode, des couleurs, puis de l'Art Brut, d'autres avatars de la beauté ont néanmoins surgi, à l'instar du beau photographique. Malgré la tendance à souiller les icônes dans l'Art contemporain, le tapage de la mocheté et du mauvais goût, témoin d'une inversion des valeurs, qui sait s'il reste la possibilité d'un dandysme inédit... L'essai de Thierry Guinhut, entre esthétique et philosophie politique, éclaire pour nous le devenir de la beauté au sein des affres de notre temps.
Darien Georges/lafourcade bruno ; Lafourcade Bruno
L'escarmouche est un hebdomadaire de huit pages, entièrement rédigé par le romancier et pamphlétaire Georges Darien, et illustré par Toulouse-Lautrec, Bonnard, Valloton, et d'autres artistes de renom. Quand le journal est lancé, en novembre 1893, la jeune IIIe République est secouée par les scandales, les attentats anarchistes, les opérations militaires douteuses, et la répression féroce des contestataires. Simultanément, les élections viennent de donner aux Républicains, modérés une majorité absolue à la Chambre, où, de leur côté, les socialistes font leur entrée. Ennemi des tièdes, Darien, pris entre l'ironie et la colère, frappera avec égal enthousiasme les uns et les autres, accusés de renier leurs idéaux.
Résumé : Si on en croit le milieu du cinéma et de la télévision, les "fils-de" ne sont pas aidés au cours de leur carrière ; les actrices ne trouvent plus de rôles après quarante ans ; les tournages sont toujours merveilleux ; les films ne bénéficient pas d'argent public ; le cinéma est une grande famille ; les acteurs sont fragiles. Nous avons soumis ces clichés à quatre processionnels. Leur première réaction fut un éclat de rire ; leur seconde fut ce livre, où ils ont accepté d'enthousiasme de nous livrer, non sans ironie, leur expérience directe des tournages. Le résultat, c'est la luzerne après le glyphosate : plus aucune mauvaise herbe ; seulement la vérité. Ce qu'ils disent des acteurs, des producteurs, du CNC, des montages financiers, des responsables de chaînes, et de tous ceux qui ont tait main basse sur le cinéma et la télévision, on ne l'a jamais lu auparavant.