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Nos paradis perdus
Rengervé Muriel de
AETHALIDES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782491517120
Pourquoi sommes-nous incapables de penser la disparition de notre civilisation, alors que nous en avons vu périr tant d'autres ? Telle est l'énigme par laquelle s'ouvre ce roman, réflexion à laquelle il répond en suivant quatre personnages, quatre manières de réagir à la fin du monde. Nous voyons tour à tour l'Italien Bartolomeo recouvrir la pleine sérénité de la solitude, la Bretonne Anouk et son fils Gabriel choisir l'étonnement que confère le voyage, l'Arménien Dikran poursuivre la douloureuse histoire de son peuple et la Japonaise Mizuki s'abandonner au rêve et au souvenir. Tout à la fois roman, poème et essai, confrontant la théorie et l'expérience, l'Histoire et le présent, l'universel et l'individuel, Nos paradis perdus est un roman-miroir qui nous révèle, par la beauté flamboyante de sa langue, combien notre humanité est intimement liée à notre capacité d'émerveillement et à notre attention à la partager.
L'âme des autres nous est fermée. Ce qu'on dit de soi, y compris dans un journal intime, ce qu'on donne à voir à ses amis, à sa famille, à ceux qu'on aime, n'est jamais identique, et peut-être faux. Shuji Muraoka, écrivain japonais de la première moitié du XXe siècle librement inspiré d'Osamu Dazai, ressentit très tôt que vivre lui était un fardeau. Entre rejet de sa famille et de la société capitaliste, goût pour les femmes et addictions, il poursuivit son oeuvre littéraire. Echouant plusieurs fois à se suicider, cette mort qu'il appelait ne voulait pas de lui. La reconstitution d'une vie à travers des récits, des témoignages ou un journal intime révèle les multiples facettes d'un homme, donc l'infinie difficulté de connaître une personnalités - démarche encore plus périlleuse, et fascinante, quand il s'agit d'un écrivain.
Rial Jean-François ; Belloir Matthieu ; Rengervé M
Résumé : Face aux défis climatiques, cet essai propose des solutions pour une transition écologique réaliste et bénéfique. L'auteur part du constat que le point commun de ces résistances est celui du rythme utopique des changements attendus. Sans renoncer aux dates proposées par le GIEC, il propose des solutions pour faire sauter ce verrou en s'appuyant sur trois cas concrets. Transition écologique : un monde durable est possible P-DG du groupe Voyageurs du monde et président du Refettorio Paris (restaurant solidaire destiné aux sans-abris et aux réfugiés), Jean-François Rial en est convaincu : malgré les réticences et les atermoiements, un monde plus durable est à notre portée ! Oui, il y a des solutions concrètes et réalistes pour surmonter les obstacles qui entravent la transition écologique. Un seul point commun à l'origine de ces résistances : le rythme utopique des changements attendus. Sans renoncer pour autant aux jalons posés par les experts du GIEC, l'auteur - qui milite pour la mise en place d'une " contribution planète " visant l'industrie aérienne - propose des solutions pour faire sauter ce " verrou " : repenser le calendrier de la décarbonation, développer une agriculture maraîchère biologique intensive, réduire les émissions de l'aviation... Des solutions existent déjà et n'attendent que d'être mises en place !
Je veux comprendre. Comment l'on passe d'une naissance dorée, les fées penchées sur le berceau du fils de comte, futur comte, à la maison du mort maudit. La période qui sépare la mort de Gabriel de son enterrement, un moment suspendu que le hasard a voulu très long sera occupée à une seule obsession : révéler le noeud de cette histoire, de cet homme, de ce couple, retracer le cours d'une vie à l'envers, en partant de la fin. Mettre à jour cette foule de motifs imperceptibles que l'on résume par une lâche facilité du mot de destin, cette succession de hasards et d'événements qui a fait d'un homme à l'intelligence, à la culture et au talent rares, un vieillard pauvre, déchu et ruiné, mort dans la saleté. Je sais déjà que je ne pourrai démêler ce qui relève de la fatalité, de la malchance, de ses propres erreurs ou fautes. A qui veut remonter le temps, il faut devenir peintre, rendre avec des couleurs, des jeux d'ombres et de lumières, la complexité d'une personnalité qui ne se contentait pas d'être curieuse, qui était fascinante et vertigineuse - pour comprendre le passé d'un génie, d'un de ces esprits qui ajoutent de la lumière sur la scène et de la beauté dans le monde, dont l'âme comportait mille reflets sombres. Cette histoire tient de la tragédie.
Je n'étais nullement tourmenté avant de rencontrer Atalante? : j'étais moi-même une pierre inerte et asséchée. Nulle soif n'agitait mon être, nul désir n'agitait mon âme. J'étais un lézard accoutumé à la torpeur du soleil et à la froideur des nuits. " Dans cette représentation hypermoderne de la course d'Hippomène et d'Atalante, considérée sous l'angle de la filiation, la verve jubilatoire de Wisielec nous convie à une entreprise de réconciliation. Sans jamais renier le fil alchimique laissé par ses aînés, l'auteur nous livre une farce à la fois légère et piquante, chargée d'autodérision. Hardcore, ou l'improbable rencontre entre Philip K. Dick, Sigmund Freud et René Guénon.
Philosophe polémiste, souvent apostrophé par ses commentateurs, Zénon d'Elée fait l'objet depuis l'antiquité d'un " procès de parole " sans précédent dans l'histoire des idées : Cruel Zénon, Palamède d'Elée, Amphotéroglôsse... Invectives, louanges et blâmes prolifèrent autour de Zénon d'Elée, dessinant en creux la réception d'une pensée atypique, toujours fortement investie. C'est le récit de ce traitement singulier que, de surnom en surnom, ce livre entreprend de retracer."
A 80 km de Monterey, on aborde la côte la plus sauvage de la Californie : Big Sur, où a vécu Henry Miller. Une destination qui est moins un lieu que l'état d'esprit contemplatif avec lequel le poète saisit la beauté du voyage auquel il nous convie, en 44 poèmes qui sont autant d'étapes inattendues : on y croise un violoniste tsigane à l'Hôtel Astoria de Budapest ; des bisons sauvages dans la forêt de Biaoeowieza ; une professeur de fitness à Boston ; des faussaires à Los Angeles ; une boulangère juive millionnaire à Prague ; ou encore un révérend concupiscent à Glasgow. Chaque poème a ici fonction de "certificat d'existence" , à la manière des calendriers d'hiver des Indiens des Plaines où étaient consignés les événements d'une année. Guillaume Decourt, né en 1985, a publié dix ouvrages et collabore à de nombreuses revues. Ses poèmes ont été traduits en une dizaine de langues. Il donne des lectures dans des festivals en France et à l'étranger. Il partage son temps entre Paris et Athènes.
Récit de combat d'un écrivain confronté depuis plus de vingt ans à la dysphorie, Lettre au recours chimique frappe autant par sa poésie que par son authenticité. Avec l'héritage assumé d'Antonin Artaud et de Sarah Kane, Christophe Esnault revendique le face-à-face avec le psychiatre et affirme que vivre est aujourd'hui une pathologie. Loin d'être une attaque frontale contre l'industrie pharmaceutique et le pouvoir psychiatrique, ce récit explosif, inventif, toujours en mouvement, est une tentative de pensée salvatrice parce que tout en auto-dérision. Un récit qui se veut à la fois porte-parole des millions de consommateurs de neuroleptiques et un appel aux psychiatres pour que leur institution assure le premier geste d'urgence : l'écoute.