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Un voyage d'hiver
Rémy Pierre-Jean
GALLIMARD
10,10 €
Épuisé
EAN :9782070263530
En apparence, tout est très simple. Un homme rencontre une femme. Elle est viennoise et chanteuse de mélodies allemandes, elle a une petite fille et des amants. Lui a été professeur, il est marié et vit confortablement à Paris auprès d'une épouse-femme d'affaires riche et active. Entre eux, ce sera une manière de coup de foudre réfléchi. Mais comme il est un peu lâche et qu'elle-même court le monde, il leur faudra le temps d'un hiver pour se retrouver. L'hiver que lui passera dans la maison de son enfance, en Auvergne, tandis qu'elle veille sa mère qui meurt lentement à Vienne. Pendant le temps de cet hiver de neige occupé peut-être à achever une étude sur Hölderlin, mais davantage à écouter de la musique, des lieder, et à retrouver une paysage perdu, plus encore à écrire à Vienne, le narrateur reverra tous les visages de femmes qu'il a pu croiser, tous les regards de femmes qui ont fait baisser le sien. D'autres silhouettes, encore, passeront, qu'il n'a même pas rencontrées mais qui le hantent. Un à un, ces regards, ces visages s'inscrivent dans la trame romanesque comme autant de brefs moments, voire de courtes nouvelles, chacune indépendante des autres mais parfaitement inscrite dans le corps du récit, à la manière des lieder allemands qui forment les grands cycles de mélodie de Schumann ou de Schubert : L'amour et la vie d'une femme, Le voyage d'hiver, Le chant du cygne. Et c'est à travers ces visages passés, grâce à eux aussi, que le narrateur prendra la mesure de son amour et arrivera jusqu'à Vienne et à cette femme qu'il aime.
Résumé : Simon Anglade déambule dans Pékin. Il doit quitter la ville et sa mémoire l'assaille. Puis Guillaume, à son tour, se laisse envahir par les souvenirs. Ainsi s'organisent non pas une histoire mais plusieurs histoires qui se nourrissent les unes les autres pour former le grand roman d'une société cosmopolite. Espionnage, course au pouvoir, érotisme et amour, désespoir, violence et beauté, tout se mêle. Les aventures de cette multitude de personnages se déroulent pendant un demi-siècle en Europe, aux Etats-Unis, et surtout en Chine où se confrontent deux mondes, pendant la révolution culturelle. Les éléments épars de toutes ces vies brossées par touches rapides, courtes scènes, portraits enlevés, sont les détails d'une vaste fresque d'où se détachent deux motifs principaux, universels : la vanité de la puissance, la lutte contre la mort.
21 mars 1974 : un homme commence à écrire et imagine ce qu'il aurait pu être s'il était né soixante et un ans plus tôt. 21 mars 1913 : un homme va naître à Angoulême. Sa mère l'attend et souffre, son beau-frère à ses côtés. Son père erre dans les rues de Paris, à la recherche de la femme qu'il aime et qui le trompe. Un étage au-dessous agonise le grand-père. Ainsi, en une seule et folle journée nourrie de stéréotypes et de clichés, Pierre Jean Remy s'invente-t-il une autobiographie imaginaire. Rêver la Vie pourrait constituer la première étape d'une vie, à proprement parlée rêvée, puisque née de toutes les vies que l'auteur se cherche.
Jean-René Pallas, haut fonctionnaire de cinquante ans, un bel appartement à Paris, une femme, une maîtresse, des amis. Et puis l'envers du décor, une autre toile de fond. Arrivera-t-on à savoir qui est vraiment Pallas ? Un à un les masques tombent, chaque vérité, chaque visage mis à nu n'est qu'un autre masque. Grands commis de l'Etat et prostituées, agents doubles et libraires paisibles dansent une ronde bientôt menaçante où le suspense s'installe en maître. Peu à peu le lecteur passe de la sérénité confortable des vies bien réglées aux apparences de la folie. Il s'enfonce dans les abîmes de la société et de l'âme de Pallas. L'auteur le conduit par la main avec une habileté diabolique, jusqu'au bout d'une intrigue dont chaque partie est un piège.
Dans un monastère du XI ? siècle peut-être trop bien restauré en domaine de rêves, deux hommes s'affrontent : David Berger, un écrivain - l'Ecrivain -, et Augustus Donne, un architecte - l'Architecte. Le premier, fatigué, vieillissant, malade, a demandé au second, au faîte de sa gloire et de son talent, de redessiner le domaine des Brandes, au coeur des Alpilles. D'en faire le lieu idéal où lui, l'un des écrivains les plus importants de sa génération, pourra retrouver les fils perdus de l'écriture. Donne, le colosse bâtisseur, a accepté. Il va donc passer quelques semaines à errer seul dans l'ancien monastère et sur les crêtes blanches des Alpilles, ou à parler, parler infiniment avec Berger, au milieu des statues et des emblèmes de pierre qui marquent les lieux. Et peu à peu, la force de l'un faisant respirer l'autre, Berger, l'écrivain, se remettra à écrire... Au rythme d'une histoire presque policière, c'est la parabole de l'écriture. La naissance d'un livre.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.