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La figure dans la pierre
Rémy Pierre-Jean
GALLIMARD
8,15 €
Épuisé
EAN :9782070294879
Dans un monastère du XI ? siècle peut-être trop bien restauré en domaine de rêves, deux hommes s'affrontent : David Berger, un écrivain - l'Ecrivain -, et Augustus Donne, un architecte - l'Architecte. Le premier, fatigué, vieillissant, malade, a demandé au second, au faîte de sa gloire et de son talent, de redessiner le domaine des Brandes, au coeur des Alpilles. D'en faire le lieu idéal où lui, l'un des écrivains les plus importants de sa génération, pourra retrouver les fils perdus de l'écriture. Donne, le colosse bâtisseur, a accepté. Il va donc passer quelques semaines à errer seul dans l'ancien monastère et sur les crêtes blanches des Alpilles, ou à parler, parler infiniment avec Berger, au milieu des statues et des emblèmes de pierre qui marquent les lieux. Et peu à peu, la force de l'un faisant respirer l'autre, Berger, l'écrivain, se remettra à écrire... Au rythme d'une histoire presque policière, c'est la parabole de l'écriture. La naissance d'un livre.
Résumé : Festival de Bayreuth années 30 : aux côtés de Winnifred, belle-fille de Richard Wagner, Hitler assiste tous les ans à la Tétralogie ; Berlin 1939 : un médecin allemand, Kurt Reich, tente, lâchement ? , de comprendre ; Paris 1943 : une jeune fille française de 14 ans, Vivienne Herold, part pour l'Allemagne dans un wagon à bestiaux pour un voyage dont elle n'aurait pas dû revenir ; Bayreuth 1951 : après l'apocalypse et la mort, le Festival Wagner rouvre ses portes ; 1976 : Patrice Chéreau et Pierre Boulez montent à Bayreuth une Tétralogie "scandaleuse" ; Stuttgart 1977 : Andreas Baader meurt à la prison de Stammhein ; Bayreuth 1980 : Winnifred Wagner s'éteint, pas vraiment oubliée, à deux pas de la tombe de Richard Wagner. Des dates, des morts, l'Allemagne, le bruit et la fureur... Sur un fond de Bavière et de musique, Salue pour moi le monde raconte le destin d'un groupe d'hommes et de femmes que rassemblent des souvenirs. Wagner et mondanité, art baroque et temps perdu : au fil d'une semaine trop pleine (L'Or du Rhin et la Walkyrie, Siegfried...), chacun s'analyse avec complaisance, jusqu'à ce que le drame éclate. Brusquement, la violence est là, absolue, monstrueuse, et innocente ? Lorsque s'éteindront ses derniers feux, ce sera le Crépuscule des Dieux, dernière journée de la Tétralogie. Les Dieux sont morts : et ensuite ? Sur le plateau du Festspielhaus à Bayreuth, Patrice Chéreau a mis en scène des hommes qui nous regardent et nous interrogent. "Salue pour moi le monde", dit Isolde qui croit qu'elle va mourir au premier acte de Tristan, car elle a bu un filtre mortel. Mais Brangäne, sa suivante, s'était trompée, et le filtre était un filtre d'amour.
21 mars 1974 : un homme commence à écrire et imagine ce qu'il aurait pu être s'il était né soixante et un ans plus tôt. 21 mars 1913 : un homme va naître à Angoulême. Sa mère l'attend et souffre, son beau-frère à ses côtés. Son père erre dans les rues de Paris, à la recherche de la femme qu'il aime et qui le trompe. Un étage au-dessous agonise le grand-père. Ainsi, en une seule et folle journée nourrie de stéréotypes et de clichés, Pierre Jean Remy s'invente-t-il une autobiographie imaginaire. Rêver la Vie pourrait constituer la première étape d'une vie, à proprement parlée rêvée, puisque née de toutes les vies que l'auteur se cherche.
Poursuivant l'autobiographie imaginaire commencée dans Rêver la vie, Pierre-Jean Remy raconte la jeunesse de trois hommes réunis dans une grande maison de Londres, au-dessus d'un parc. Ainsi se déroulent les récits alternés d'un narrateur né en 1913, de son neveu Michel à peine âgé de quarante ans, et de Patrice, qui a vingt ans aujourd'hui. Les images d'une jeunesse dans un Paris des années vingt se reflètent dans celles d'autres jeunesses des années cinquante et soixante-dix. Ce sont dès lors les évocations de nos premières amours et de nos premières journées de classe, le lycée Condorcet et la guerre d'Algérie, le parc Monceau et ses jolies étrangères, les petites bergères de nos étés auvergnats. Une mère qui passe, très belle, et qui s'en va, Arsène Lupin revu par Supervielle, les surprises-parties du temps de Dien Bien Phu, et des jeunes filles habillées en garçonnes qui dansent le charleston tandis qu'Aristide Briand ou Stresemann tentent d'imaginer la paix... Les poèmes aussi qu'on écrit à seize ans dans la fièvre, et le regard qu'on a en les lisant vingt ans après. Ainsi les rencontres, les souvenirs, les plaisirs et les jours - nos amours et nos livres - se répondent dans le temps pour finir par se ressembler, voire par se mêler, passé et présent confondus, dans les mêmes aventures improbables et trois fois répétées.
Résumé : En apparence, tout est très simple. Un homme rencontre une femme. Elle est viennoise et chanteuse de mélodies allemandes, elle a une petite fille et des amants. Lui a été professeur, il est marié et vit confortablement à Paris auprès d'une épouse-femme d'affaires riche et active. Entre eux, ce sera une manière de coup de foudre réfléchi. Mais comme il est un peu lâche et qu'elle-même court le monde, il leur faudra le temps d'un hiver pour se retrouver. L'hiver que lui passera dans la maison de son enfance, en Auvergne, tandis qu'elle veille sa mère qui meurt lentement à Vienne. Pendant le temps de cet hiver de neige occupé peut-être à achever une étude sur Hölderlin, mais davantage à écouter de la musique, des lieder, et à retrouver une paysage perdu, plus encore à écrire à Vienne, le narrateur reverra tous les visages de femmes qu'il a pu croiser, tous les regards de femmes qui ont fait baisser le sien. D'autres silhouettes, encore, passeront, qu'il n'a même pas rencontrées mais qui le hantent. Un à un, ces regards, ces visages s'inscrivent dans la trame romanesque comme autant de brefs moments, voire de courtes nouvelles, chacune indépendante des autres mais parfaitement inscrite dans le corps du récit, à la manière des lieder allemands qui forment les grands cycles de mélodie de Schumann ou de Schubert : L'amour et la vie d'une femme, Le voyage d'hiver, Le chant du cygne. Et c'est à travers ces visages passés, grâce à eux aussi, que le narrateur prendra la mesure de son amour et arrivera jusqu'à Vienne et à cette femme qu'il aime.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.