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Les enfants du parc
Rémy Pierre-Jean
GALLIMARD
15,25 €
Épuisé
EAN :9782070297078
Poursuivant l'autobiographie imaginaire commencée dans Rêver la vie, Pierre-Jean Remy raconte la jeunesse de trois hommes réunis dans une grande maison de Londres, au-dessus d'un parc. Ainsi se déroulent les récits alternés d'un narrateur né en 1913, de son neveu Michel à peine âgé de quarante ans, et de Patrice, qui a vingt ans aujourd'hui. Les images d'une jeunesse dans un Paris des années vingt se reflètent dans celles d'autres jeunesses des années cinquante et soixante-dix. Ce sont dès lors les évocations de nos premières amours et de nos premières journées de classe, le lycée Condorcet et la guerre d'Algérie, le parc Monceau et ses jolies étrangères, les petites bergères de nos étés auvergnats. Une mère qui passe, très belle, et qui s'en va, Arsène Lupin revu par Supervielle, les surprises-parties du temps de Dien Bien Phu, et des jeunes filles habillées en garçonnes qui dansent le charleston tandis qu'Aristide Briand ou Stresemann tentent d'imaginer la paix... Les poèmes aussi qu'on écrit à seize ans dans la fièvre, et le regard qu'on a en les lisant vingt ans après. Ainsi les rencontres, les souvenirs, les plaisirs et les jours - nos amours et nos livres - se répondent dans le temps pour finir par se ressembler, voire par se mêler, passé et présent confondus, dans les mêmes aventures improbables et trois fois répétées.
Résumé : Festival de Bayreuth années 30 : aux côtés de Winnifred, belle-fille de Richard Wagner, Hitler assiste tous les ans à la Tétralogie ; Berlin 1939 : un médecin allemand, Kurt Reich, tente, lâchement ? , de comprendre ; Paris 1943 : une jeune fille française de 14 ans, Vivienne Herold, part pour l'Allemagne dans un wagon à bestiaux pour un voyage dont elle n'aurait pas dû revenir ; Bayreuth 1951 : après l'apocalypse et la mort, le Festival Wagner rouvre ses portes ; 1976 : Patrice Chéreau et Pierre Boulez montent à Bayreuth une Tétralogie "scandaleuse" ; Stuttgart 1977 : Andreas Baader meurt à la prison de Stammhein ; Bayreuth 1980 : Winnifred Wagner s'éteint, pas vraiment oubliée, à deux pas de la tombe de Richard Wagner. Des dates, des morts, l'Allemagne, le bruit et la fureur... Sur un fond de Bavière et de musique, Salue pour moi le monde raconte le destin d'un groupe d'hommes et de femmes que rassemblent des souvenirs. Wagner et mondanité, art baroque et temps perdu : au fil d'une semaine trop pleine (L'Or du Rhin et la Walkyrie, Siegfried...), chacun s'analyse avec complaisance, jusqu'à ce que le drame éclate. Brusquement, la violence est là, absolue, monstrueuse, et innocente ? Lorsque s'éteindront ses derniers feux, ce sera le Crépuscule des Dieux, dernière journée de la Tétralogie. Les Dieux sont morts : et ensuite ? Sur le plateau du Festspielhaus à Bayreuth, Patrice Chéreau a mis en scène des hommes qui nous regardent et nous interrogent. "Salue pour moi le monde", dit Isolde qui croit qu'elle va mourir au premier acte de Tristan, car elle a bu un filtre mortel. Mais Brangäne, sa suivante, s'était trompée, et le filtre était un filtre d'amour.
Dans un monastère du XI ? siècle peut-être trop bien restauré en domaine de rêves, deux hommes s'affrontent : David Berger, un écrivain - l'Ecrivain -, et Augustus Donne, un architecte - l'Architecte. Le premier, fatigué, vieillissant, malade, a demandé au second, au faîte de sa gloire et de son talent, de redessiner le domaine des Brandes, au coeur des Alpilles. D'en faire le lieu idéal où lui, l'un des écrivains les plus importants de sa génération, pourra retrouver les fils perdus de l'écriture. Donne, le colosse bâtisseur, a accepté. Il va donc passer quelques semaines à errer seul dans l'ancien monastère et sur les crêtes blanches des Alpilles, ou à parler, parler infiniment avec Berger, au milieu des statues et des emblèmes de pierre qui marquent les lieux. Et peu à peu, la force de l'un faisant respirer l'autre, Berger, l'écrivain, se remettra à écrire... Au rythme d'une histoire presque policière, c'est la parabole de l'écriture. La naissance d'un livre.
Hong Kong, devant le port noyé de pluie par l'hiver, un hôtel qui est aussi une maison de rendez-vous. Jean Chayral, un écrivain vieillissant et miné par la maladie, y achève une partie de go avec M. Liu, lui aussi malade et condamné. Jean Chayral lui raconte ses amours enchevêtrées, autant de haltes sans repos avant la "mort sale" dont M. Liu lui prédit qu'elle sera atroce. Le jeu de go représente à la fois le mouvement des pièces, le déplacement des souvenirs et aussi le va-et-vient des moments du passé et de ceux de l'écriture dont Jean Chayral a perdu le fil depuis la mort d'une femme.
Résumé : Adrian Putney aurait pu exister : c'est un poète anglais disparu à Dunkerque en 1940. Il a écrit des livres et aimé une femme, elle aussi disparue en France à la même époque. A partir de ces données d'une histoire littéraire réinventée, un homme, à son tour, s'invente une mémoire. Dans les rues de Londres qui sont autant de signes, d'appels, de phares, cet homme marche, cherche, s'épuise à tisser la trame d'un réseau de souvenirs crées peut-être de toutes pièces. Et dans cette toile serrée, lentement, avec la délectation suprême des grands abandons, l'homme se laisse emprisonner, asphyxier : peu à peu il oubliera tout du présent, jusqu'à l'incident qui a provoqué cette crise - une vieille femme rencontrée dans un parc et qui pourrait avoir été la maîtresse d'Adrian Putney - pour ne plus habiter que les fantasmes d'une mémoire absente.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.