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Le Sac du Palais d'Eté
Rémy Pierre-Jean
FOLIO
13,90 €
Épuisé
EAN :9782070379200
Simon Anglade déambule dans Pékin. Il doit quitter la ville et sa mémoire l'assaille. Puis Guillaume, à son tour, se laisse envahir par les souvenirs. Ainsi s'organisent non pas une histoire mais plusieurs histoires qui se nourrissent les unes les autres pour former le grand roman d'une société cosmopolite. Espionnage, course au pouvoir, érotisme et amour, désespoir, violence et beauté, tout se mêle. Les aventures de cette multitude de personnages se déroulent pendant un demi-siècle en Europe, aux Etats-Unis, et surtout en Chine où se confrontent deux mondes, pendant la révolution culturelle. Les éléments épars de toutes ces vies brossées par touches rapides, courtes scènes, portraits enlevés, sont les détails d'une vaste fresque d'où se détachent deux motifs principaux, universels : la vanité de la puissance, la lutte contre la mort.
Et si le chevalier de La Barre n'était pas mort à vingt ans sous la hache du bourreau en la bonne ville d'Amiens le 1?? juillet 1766 ? Et si par hasard et par un tour de passe-passe, par les vertus aussi d'onguents et de baumes magiques, ce saint entre les saints de notre Panthéon laïque s'était retrouvé sur les côtes anglaises doté du don d'éternité ? C'est la fable incroyable, énorme, délirante, qu'un vieil écrivain anglais propose à l'un de ses amis de croire - et d'écrire après lui. L'ami, bien sûr, de se dérober. Mais comment résister aux vertiges de l'écriture, surtout lorsqu'une admirable assistante, Sandra, est là pour vous aider ? Dès lors, et à travers toute l'Angleterre et l'Irlande, le pays de Galles, l'Ecosse du XVIIIe siècle - puis du XIXe et de notre siècle à nous enfin - nous suivrons à la trace Jean-François Lefebvre, chevalier de La Barre. Il séduit les femmes et les très jeunes filles, détruit les foyers, sème la ruine et la désolation derrière lui - mais pourtant, aussi, quelle forme d'espoir ! Manipulé, simple jouet entre les mains de ceux qui l'ont sauvé de l'échafaud, il mûrit et apprend. Il apprend le plaisir, puis la pitié, l'amour ensuite, et la douleur : la haine, alors. Flanqué d'un valet qui le suit comme une ombre, de femme en femme il caracole, débauché et cynique, délicieux et vengeur. Dans son sillage, c'est un tourbillon d'enfants-femmes, de petites ladies, de gamines en haillons, de gitanes amoureuses et de grandes dames trop habiles. Dans l'ombre bleue d'Olivia, elles s'appellent Belinda, Judith ou Sonemara, mais il y en a tant d'autres. Petites filles, petites soeurs, nous les avons toutes aimées, ces sirènes mortelles, tour à tour victimes ou succubes, puisque nous naviguons aussi dans les limbes de la magie noire.
Résumé : Un recueil de poèmes qui est rêverie sur les villes, ou plutôt sur la ville, métaphore ancienne. La construction pierre à pierre - poème après poème - de la ville, c'est aussi la fable de l'écriture aux prises avec le matériau des lettres, des signes, des blancs. Le mythe d'un constructeur impuissant et démiurge traverse une véritable "fiction" - avec son prologue et sa fin - où la longue phrase lyrique de la narration alterne avec des ruptures de ton et des silences qui sont ceux du créateur face au désert des mots et de la pierre.
Ava, une ancienne grande comédienne, s'est retirée à Londres dans la solitude. Qui est-elle ? Une actrice, un mythe ? Un vieil ami accumule autour d'elle les souvenirs, les images, les clichés ; il évoque le théâtre qu'elle a incarné et ceux qui ont vécu autour d'elle. Tous les tableaux qui lui ressemblent : Giorgione, Véronèse, Tiepolo, Balthus se confondent comme les époques, les personnages. Et cette mémoire qu'on crée pour elle a-t-elle vraiment existé ? Et Ava n'est-elle pas seulement la toile peinte, le grand tableau d'Eva Prima Pandora, combien mystérieux, aujourd'hui accroché au Louvre ?
Hong Kong, devant le port noyé de pluie par l'hiver, un hôtel qui est aussi une maison de rendez-vous. Jean Chayral, un écrivain vieillissant et miné par la maladie, y achève une partie de go avec M. Liu, lui aussi malade et condamné. Jean Chayral lui raconte ses amours enchevêtrées, autant de haltes sans repos avant la "mort sale" dont M. Liu lui prédit qu'elle sera atroce. Le jeu de go représente à la fois le mouvement des pièces, le déplacement des souvenirs et aussi le va-et-vient des moments du passé et de ceux de l'écriture dont Jean Chayral a perdu le fil depuis la mort d'une femme.
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero