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Le nouvel avent du chevalier
Rémy Pierre-Jean
GALLIMARD
9,60 €
Épuisé
EAN :9782070271504
Et si le chevalier de La Barre n'était pas mort à vingt ans sous la hache du bourreau en la bonne ville d'Amiens le 1?? juillet 1766 ? Et si par hasard et par un tour de passe-passe, par les vertus aussi d'onguents et de baumes magiques, ce saint entre les saints de notre Panthéon laïque s'était retrouvé sur les côtes anglaises doté du don d'éternité ? C'est la fable incroyable, énorme, délirante, qu'un vieil écrivain anglais propose à l'un de ses amis de croire - et d'écrire après lui. L'ami, bien sûr, de se dérober. Mais comment résister aux vertiges de l'écriture, surtout lorsqu'une admirable assistante, Sandra, est là pour vous aider ? Dès lors, et à travers toute l'Angleterre et l'Irlande, le pays de Galles, l'Ecosse du XVIIIe siècle - puis du XIXe et de notre siècle à nous enfin - nous suivrons à la trace Jean-François Lefebvre, chevalier de La Barre. Il séduit les femmes et les très jeunes filles, détruit les foyers, sème la ruine et la désolation derrière lui - mais pourtant, aussi, quelle forme d'espoir ! Manipulé, simple jouet entre les mains de ceux qui l'ont sauvé de l'échafaud, il mûrit et apprend. Il apprend le plaisir, puis la pitié, l'amour ensuite, et la douleur : la haine, alors. Flanqué d'un valet qui le suit comme une ombre, de femme en femme il caracole, débauché et cynique, délicieux et vengeur. Dans son sillage, c'est un tourbillon d'enfants-femmes, de petites ladies, de gamines en haillons, de gitanes amoureuses et de grandes dames trop habiles. Dans l'ombre bleue d'Olivia, elles s'appellent Belinda, Judith ou Sonemara, mais il y en a tant d'autres. Petites filles, petites soeurs, nous les avons toutes aimées, ces sirènes mortelles, tour à tour victimes ou succubes, puisque nous naviguons aussi dans les limbes de la magie noire.
Jean-René Pallas, haut fonctionnaire de cinquante ans, un bel appartement à Paris, une femme, une maîtresse, des amis. Et puis l'envers du décor, une autre toile de fond. Arrivera-t-on à savoir qui est vraiment Pallas ? Un à un les masques tombent, chaque vérité, chaque visage mis à nu n'est qu'un autre masque. Grands commis de l'Etat et prostituées, agents doubles et libraires paisibles dansent une ronde bientôt menaçante où le suspense s'installe en maître. Peu à peu le lecteur passe de la sérénité confortable des vies bien réglées aux apparences de la folie. Il s'enfonce dans les abîmes de la société et de l'âme de Pallas. L'auteur le conduit par la main avec une habileté diabolique, jusqu'au bout d'une intrigue dont chaque partie est un piège.
Résumé : Un recueil de poèmes qui est rêverie sur les villes, ou plutôt sur la ville, métaphore ancienne. La construction pierre à pierre - poème après poème - de la ville, c'est aussi la fable de l'écriture aux prises avec le matériau des lettres, des signes, des blancs. Le mythe d'un constructeur impuissant et démiurge traverse une véritable "fiction" - avec son prologue et sa fin - où la longue phrase lyrique de la narration alterne avec des ruptures de ton et des silences qui sont ceux du créateur face au désert des mots et de la pierre.
Résumé : Adrian Putney aurait pu exister : c'est un poète anglais disparu à Dunkerque en 1940. Il a écrit des livres et aimé une femme, elle aussi disparue en France à la même époque. A partir de ces données d'une histoire littéraire réinventée, un homme, à son tour, s'invente une mémoire. Dans les rues de Londres qui sont autant de signes, d'appels, de phares, cet homme marche, cherche, s'épuise à tisser la trame d'un réseau de souvenirs crées peut-être de toutes pièces. Et dans cette toile serrée, lentement, avec la délectation suprême des grands abandons, l'homme se laisse emprisonner, asphyxier : peu à peu il oubliera tout du présent, jusqu'à l'incident qui a provoqué cette crise - une vieille femme rencontrée dans un parc et qui pourrait avoir été la maîtresse d'Adrian Putney - pour ne plus habiter que les fantasmes d'une mémoire absente.
Poursuivant l'autobiographie imaginaire commencée dans Rêver la vie, Pierre-Jean Remy raconte la jeunesse de trois hommes réunis dans une grande maison de Londres, au-dessus d'un parc. Ainsi se déroulent les récits alternés d'un narrateur né en 1913, de son neveu Michel à peine âgé de quarante ans, et de Patrice, qui a vingt ans aujourd'hui. Les images d'une jeunesse dans un Paris des années vingt se reflètent dans celles d'autres jeunesses des années cinquante et soixante-dix. Ce sont dès lors les évocations de nos premières amours et de nos premières journées de classe, le lycée Condorcet et la guerre d'Algérie, le parc Monceau et ses jolies étrangères, les petites bergères de nos étés auvergnats. Une mère qui passe, très belle, et qui s'en va, Arsène Lupin revu par Supervielle, les surprises-parties du temps de Dien Bien Phu, et des jeunes filles habillées en garçonnes qui dansent le charleston tandis qu'Aristide Briand ou Stresemann tentent d'imaginer la paix... Les poèmes aussi qu'on écrit à seize ans dans la fièvre, et le regard qu'on a en les lisant vingt ans après. Ainsi les rencontres, les souvenirs, les plaisirs et les jours - nos amours et nos livres - se répondent dans le temps pour finir par se ressembler, voire par se mêler, passé et présent confondus, dans les mêmes aventures improbables et trois fois répétées.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.