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Le grand atelier. Chemins de l'art en Europe (Ve-XVIIIe siècle)
Recht Roland ; Périer-D'Ieteren Catheline ; Griene
ACTES SUD
40,60 €
Épuisé
EAN :9782742772049
Bien avant de s'affirmer comme une entité politique, l'Europe s'est distinguée par une intense circulation des biens et des personnes. On oublie trop souvent que les routes commerciales et autres voies navigables ont été empruntées très tôt par des artistes, des ?uvres d'art et de riches commanditaires désireux de satisfaire leur appétit du beau. ?uvres connues et moins connues donnent un aperçu de cet "espace européen de l'art et des idées" qui existait déjà à l'aube du Moyen Age. Par le biais d'?uvres remarquables et souvent spectaculaires, Le grand atelier illustre diverses facettes et de multiples formes de cette interaction artistique. L'ouvrage couvre une longue période de l'histoire de l'art, depuis le Ve siècle - la chute de l'Empire romain d'Occident - jusqu'au XVIIIe siècle - la naissance des premiers grands musées; évoquant plus de 300 ?uvres provenant d'une bonne centaine de collections européennes. Les textes du catalogue sont de la plume de quelques sommités européennes de l'histoire de l'art.
Résumé : L'art est une manifestation de la pensée : trouver la signification de cette pensée, tel est l'objectif que s'assigne l'historien, animé par le besoin d'interpréter le passé et, par conséquent, de lui redonner vie. Ce sont les deux phénomènes que Roland Recht se propose d'analyser : ce que l'art médiéval a de propre, et ce que l'art des siècles suivants lui a trouvé de singulier. Parmi les manifestations de la pensée gothique, l'auteur étudie la genèse du portrait individuel et la découverte de la nature, innovations que les historiens modernes ont revendiquées pour la Renaissance mais dont l'auteur observe dans l'art des siècles précédents les signes annonciateurs. Dans une seconde partie, l'auteur expose ce qu'il entend par la "révolution gothique" ainsi que les signes d'une véritable "rupture" avec l'antique. Il évoque ensuite la réévaluation de l'architecture gothique au XVIIIe siècle alors que, au siècle suivant, l'opposition entre architecture antique et architecture gothique est relayée par une volonté d'inscrire celle-ci dans une histoire continue de l'art, en lui concédant le rôle de "modèle théorique" et d' "attribut national". C'est à une relecture fine de la pensée gothique et de son héritage que Roland Recht convie le lecteur dans cet ouvrage qui couvre 900 ans de création artistique.
Les différentes interprétations du gothique, vocable forgé par les Italiens de la Renaissance, ont attribué l'unité d'un style à l'essor de techniques architecturales comme l'ogive, l'arc-boutant, ou l'ont réduit à une esthétique de la lumière. C'était méconnaître la révolution en profondeur de la conception que l'homme du Moyen Age se faisait des images et du lieu de culte. Roland Recht propose donc une nouvelle définition de l'art des cathédrales, en montrant d'abord qu'il est contemporain d'un besoin de voir pour croire. En témoignent, entre la fin du XIIème siècle et le milieu du XIIIème, l'élévation de l'hostie au moment de la consécration, l'exposition et la multiplication des reliques, mais aussi la visibilité de l'activité évangélique de saint François ou les développements que connaît alors la science optique. L'architecture des cathédrales devient le support d'une profusion d'images qui rendent visibles les enseignements de l'Ecriture, tout en étant traitée elle-même comme une image. Elle sollicite incessamment le regard, à la faveur du pouvoir naissant des maîtres d'oeuvre qui se soucient d'en augmenter les valeurs visuelles, par exemple avec la polychromie. Ce changement affecte l'ensemble des oeuvres, la sculpture qui gagne en expressivité, l'orfèvrerie qui met en scène les reliques, la composition des vitraux et surtout la structure des grands édifices caractéristiques : Saint-Denis, Chartres, Bourges. L'analyse débouche sur une interprétation qui renouvelle entièrement notre appréhension de l'espace de la cathédrale.
Cet ouvrage obéit tout ensemble aux pratiques des sciences sociales et à l'exercice biographique. Il mixe l'aléatoire d'un parcours singulier et les jalons d'une trajectoire académique exemplaire, et prend le parti de la micro histoire pour tendre à la démonstration de problématiques générales, sous la forme d'une "conversation d'entre soi". Libre, elliptique, à l'écart des censures, spontané dans le flux ou le silence, adroit pour arpenter les champs personnels sans rien dévoiler d'une vie privée, l'opus s'engage dans un récit à deux voix où le témoignage cède devant une analyse historique et historiographique "grand angle" de l'Histoire de l'art. Conduit au coeur du bureau devenu atelier mais multiscalaire lorsque le JE fait valeur pour cette pratique spécifique de l'histoire, ce dialogue propose les lignes et les courbes d'une vie intellectuelle qui traverse un second XXe siècle autant qu'elle le modèle et s'en saisit pour l'étude.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".