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Recherches en Esthétique N° 30, 2025
RECHERCHES EN ESTHET
RECH ESTHETIQUE
23,00 €
Épuisé
EAN :3663322131813
Le temps, donnée fondamentale de l'existence humaine, est aussi une notion importante en esthétique et dans le domaine artistique. Le temps qui nous inscrit dans une durée de vie plus ou moins longue, mais de toute manière limitée, ne cesse de nous tourmenter. L'avant, le présent, l'après, disent un mouvement régulier, irrémédiable, irréversible. Depuis les temps les plus anciens, les philosophes n'ont cessé de réfléchir sur ce phénomène incontrôlable, inéluctable, auquel on ne peut se soustraire. Si l'on se réfère aux créations artistiques et littéraires du passé et du présent, il est indéniable que le temps (et son écoulement) a été, au cours des siècles, une source d'inspiration permanente pour les artistes et les écrivains, ce qui en fait un " objet " esthétique, un objet de réflexion et de création. Certains arts s'inscrivent de fait dans le temps comme la musique, la danse, la performance, le théâtre, le cinéma, l'opéra. Ces arts du temps ont une durée limitée, même si certaines oeuvres sont un éloge du temps long, comme les films d'Andy Warhol, Sleep (1963), d'une durée de 5 heures 21 minutes et Empire (1964), de 6 heures 36 minutes tourné en 24 images seconde, mais projeté en 16 images seconde sur une durée d'environ 8 heures et 5 minutes. Dans le domaine du théâtre, citons Le Soulier de Satin de Paul Claudel, mis en scène par Antoine Vitez, d'une durée de 11 heures, joué dans la Cour d'honneur du Palais des Papes lors du Festival d'Avignon en 1987. Enfin, évoquons cette prouesse technique qu'est la vidéo de Christian Marclay, The Clock (2010) d'une durée de 24 heures qui a remporté un Lion d'or, lors de la Biennale d'art contemporain de Venise, en 2011. Le temps intervient également dans la conservation des oeuvres. Certaines peintures du passé, par exemple, traversent mal le temps. Les couleurs s'assombrissent, la surface se craquelle, les oeuvres réagissent aux effets climatiques. La conservation des oeuvres anciennes et leur restauration sont une réelle préoccupation. Une partie de l'art contemporain, quant à lui, s'inscrit au contraire dans le temps court, au travers d'oeuvres éphémères, envisageant l'altération, la détérioration, voire la destruction et la disparition de celles-ci. D'autres artistes comme Roman Opalka avec ses chiffres et ses photographies ou Christian Jaccard avec ses noeuds ont cherché à donner une matérialité et une visibilité au temps qui s'écoule. Certains matériaux et alliages comme le marbre ou le bronze résistent au temps, tandis que d'autres, plus fragiles, en subissent les effets. Les oeuvres sont à la fois temporelles et atemporelles. Leur réception questionne. Karl Marx, par exemple, se posait la question de leur atemporalité, se demandant pourquoi certaines oeuvres du passé continuaient à avoir un impact esthétique chez les récepteurs d'une époque postérieure. On sait aussi que les oeuvres, en général, survivent à leurs auteurs. Celles-ci continuent à exister au-delà du temps de vie de leur créateur et, en conséquence, permettent à ce dernier de traverser le temps. Sans souci d'exhaustivité, évoquons pour finir les représentations du temps à travers divers symboles comme le sablier, l'horloge, le crâne humain, ou les expressions du temps dans toute leur diversité, comme le mouvement, le déplacement dans l'espace, l'action, le surgissement de l'imprévisible, la dégradation, le vieillissement, etc. Cette question du temps, traitée dans les 24 textes qui composent ce volume explorant différents domaines comme le cinéma, la peinture, l'art numérique, l'architecture, la sculpture, la performance, etc., a été savamment choisie, car à l'occasion de ce 30e numéro, Recherches en Esthétique fête ses 30 ans d'existence. Dominique Berthet
Cette édition 2021 témoigne de l'extrême diversité des travaux des chercheurs du laboratoire Dauphine Recherches en Management (DRM). Tout d'abord, une diversité disciplinaire caractéristique de DRM, à travers le traitement de questions de marketing, de comptabilité et de finance, de stratégie, d'organisation et d'innovation. Ensuite, une diversité des terrains d'application des recherches cohérente avec l'élargissement des domaines d'intervention en management (le paysage associatif ou les collectivités territoriales et la ruralité, par exemple). Enfin, une diversité dans l'orientation des réflexions. Celles-ci consistent pour certaines en une analyse critique et un diagnostic de pratiques de management telles que le reporting ESG ou la consommation "verte", tandis que d'autres proposent une conception et une évaluation d'outils de management tels que les communautés de connaissance ou les expérimentations d'affaires. Sont également présentées les thèses soutenues en sciences de gestion en 2019 et 2020, ainsi qu'une synthèse des chiffres de la vie des affaires en 2020.
Etre une entreprise et devoir répondre aux enjeux sociaux et environnementaux... une tension au coeur de laquelle se nichent les contributions des auteurs de cette édition 2019, abordant toutes les questions qui nourrissent la réflexion sur la raison d'être des entreprises. Etre une entreprise et devoir répondre aux enjeux sociaux et environnementaux... une tension analysée par les auteurs de cette édition 2019. Plusieurs questions sont posées : pourquoi les consommateurs des Emirats arabes unis achètent-ils du luxe contrefait ? Comment se structure le marché du médicament ? Pourquoi le taux de rentabilité " doit-il " être de 15 %, chiffre magique souvent cité ? Faut-il utiliser des éléments visuels pour communiquer sur les éléments financiers ? Dans quelle mesure les échanges entre artistes et managers nourrissent-ils le management ? Comment intégrer le safer by design ? Ces questions se posent en contrepoint de préoccupations sociétales telles que la pauvreté subie ou volontaire, certains individus choisissant la sobriété matérielle. La problématique du rôle et de la mission sociale de formes particulières d'organisations, comme l'illustre le groupe coopératif Mondragon, contribue de façon originale à ces débats. Cette nouvelle édition présente en outre les chiffres de la vie des affaires en 2018.
Des entreprises au management... L'orientation a légèrement changé pour cette édition 2018, passant de l'entreprise aux pratiques des managers. Différentes problématiques contemporaines sont abordées, dont les contributions s'articulent autour d'un fil conducteur : le contrôle. Les auteurs analysent la façon dont les parties prenantes de l'entreprise contrôlent et/ou sont contrôlées par le management : les clients (management de et par la relation), la société civile (via des controverses parfois créées de toutes pièces par les entreprises), les actionnaires (via la performance), les salariés, qui peuvent être contrôlés (dans le cadre de la responsabilité sociale de l'entreprise) ou contrôleurs (en sonnant l'alerte éthique), voire qui échappent au contrôle (affaire Kerviel notamment). Cette nouvelle édition présente en outre les chiffres de la vie des affaires en 2017.
Ce nouveau numéro de Recherches en Esthétique aborde la question de la prise de risque dans le domaine artistique. La formulation "Les risques de l'art" qui constitue le titre de ce numéro sous-entend plusieurs pistes de réflexion. L'art du risque, le risque en art, au risque de l'art, l'éloge du risque, etc. sont de possibles entrées dans ce sujet aux nombreuses implications. Un certain nombre de questions se posent : la prise de risque est-elle inhérente à la création ? L'art est-il dangereux ? Si oui, en quoi et pour qui ? La prise de risque est-elle comparable selon les époques et les cultures ? Y a-t-il des degrés dans la prise de risque ? Le risque peut-il être calculé ou est-il imprévisible ? La liste naturellement n'est pas close. Les implications et les enjeux de ce thème sont particulièrement riches. Le présent volume traite entre autres de ces questions.
Si d'une manière générale le montage est associé au cinéma, en tant qu'addition "de morceaux tout faits" comme disait le cinéaste soviétique Eisenstein, il concerne naturellement d'autres arts dont la peinture, le collage, le photomontage, la photographie, les happenings, le théâtre, la danse, etc. Le montage permet d'organiser des rapports inédits, de créer des liens anachroniques entre des éléments hétéroclites et étrangers les uns autres. Il suppose des passages d'un monde à un autre, des pénétrations, des glissements. Il produit aussi bien des rapprochements que des écarts, il ouvre sur une multiplicité de possibles. Il est considéré comme une caractéristique de l'esthétique de la modernité tant il a été généralisé au cours du XXe siècle. L'assemblage de son côté suppose une non-homogénéité. Il implique la juxtaposition, la superposition, l'accumulation, la simultanéité de structures et de matériaux divers. Il affirme aussi une rupture avec la conception illusionniste et donc classique de l'art. Il relève d'un travail de construction qui passe par des choix et renvoie à l'intention de l'artiste qui met en rapport des éléments hétérogènes. L'assemblage crée des dialogues et des tensions, des relations et des échos. Le montage et l'assemblage ont recours à des fragments divers, fragments du monde, du réel, que l'artiste combine, associe, organise dans l'objectif de produire de la surprise, de l'étonnement, du non connu. L'objectif de ces procédés est de faire surgir l'insolite, l'inattendu. Les textes rassemblés dans ce volume sont organisés en six sections et traitent du sujet selon des approches distinctes. La première partie rassemble des textes qui exposent les implications et les enjeux des pratiques collagistes, montagistes et assemblagistes au cours des XXe et XXIe siècles. La seconde partie est centrée sur le montage et l'assemblage au cinéma, à la fois au travers du cinéma soviétique et de celui d'Hitchcock. La partie suivante traite du thème au travers d'aspects pour le moins insolite tels que la pâtisserie, une certaine mode vestimentaire que pratiquent les dandys modernes congolais, le sampling dans la culture hip-hop, les points communs que l'on peut observer dans les costumes portés lors de danses et de luttes pratiquées au Sénégal, au Brésil et en Martinique. La quatrième partie traite de la pratique spécifique de trois artistes, l'un du Sénégal, l'autre de France, le troisième du Québec. Suivent des textes centrant cette thématique sur des artistes de la Caraïbe, plus précisément : la Martinique, la Guadeloupe, Cuba. La dernière partie est consacrée à la XIIIe biennale de Cuba qui s'est tenue à La Havane en avril-mai 2019 et où se sont rendus plusieurs collaborateurs de Recherches en Esthétique.
Dans le domaine artistique, le détournement concerne généralement les images, les oeuvres, les objets, les matériaux industriels et naturels quelles que soient leur taille et leur matière. Le détournement consiste alors en une modification du sens de l'image ou de la fonction de l'objet. Le contexte et le lieu peuvent également jouer un rôle dans le détournement. Celui-ci modifie donc ce qui existait antérieurement. Le détournement est une modalité de l'appropriation qui consiste à utiliser une source, un référent déjà existant dans la réalisation d'une oeuvre nouvelle. En l'occurrence, il s'agit là d'une appropriation productrice d'un écart plus ou moins significatif, débouchant sur une transformation. Le détournement consiste à transformer l'usage d'un objet, ou l'apparence d'une oeuvre, connue de préférence. Il est aussi est parfois motivé par une volonté de désacralisation.
L'art moderne, puis l'art contemporain ont souvent utilisé le choc comme méthode. Le choc est le résultat d'un procédé technique utilisé par l'artiste. On peut parler d'un art du choc par exemple dans les procédés du collage, du montage, de l'assemblage, de la combinaison et d'une esthétique du choc dans le résultat obtenu caractérisant des pratiques qui fonctionnent sur les principes de la confrontation, du heurt, des contrastes puissants.