Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Meurtres exquis à la librairie du Monde libertaire
Raynaud Jean-Marc
LIBERTAIRES
10,20 €
Épuisé
EAN :9782914980685
Samedi 27 septembre 2008, 145 rue Amelot, Paris XIème, 17 heures. La librairie du Monde Libertaire est bondée. Benoist Rey, l'auteur de Les égorgeurs, un des livres mythiques sur la guerre d'Algérie, présente ses derniers bouquins, Les trous de mémoire, fin, et Mieux vaut boire du rouge que broyer du noir. Soudain, une ombre casquée, toute de cuir vêtue, pénètre dans la librairie d'un pas décidé, sort un pétard de son blouson et met deux balles dans la tête d'un petit jeune homme. La police est là dans les cinq minutes. Le petit jeune homme est rapidement identifié. Nom, Pâques. Prénom, Didier. Lieutenant à la DNAT (Division nationale anti-terroriste). Cela faisait trois mois qu'il avait infiltré le groupe Liberté de la FA (Fédération Anarchiste). Il enquêtait sur E.T.A. Immédiatement la librairie est bouclée. Et, les flics découvrent deux nouveaux cadavres. Celui du général (à la retraite) Maxime de Bonnefieu (en 1960 il était lieutenant et commandait le commando de choc où Benoist Rey officiait comme... infirmier). La nuque brisée. Sa spécialité de l'époque. Et celui de l'évêque Eberhardt von Steinberg. Dans les chiottes. La bave aux lèvres. Il était aumônier militaire dans la légion Kondor en Espagne, en 1936. Il avait béni les Stukas qui avaient rasés Guernica. Les anarchistes auraient-ils décidés d'en revenir aux fondamentaux et d'exterminer flics, militaires et curés ? En commencant par régler les comptes en cours ? Les flics et les médias en sont persuadés. Il est donc temps, pour Ed Merlieux et Ted Chaucre, des services secrets de la Fédération Anarchiste, de lâcher le côte de Bourg et de mener l'enquête ! Et c'est peu dire qu'ils vont aller de surprises en surprises !
Derrière le nom de Matzneff, de nombreux autres ressurgissent aujourd'hui, vus sous une tout autre facette : Sartre, Beauvoir, Foucault, Hocquenghem, Schérer, Duvert, Sollers, Cohn-Bendit, Pivot, Finkielkraut, Bruckner, July... et Dolto. Beaucoup sont morts, tandis que la liste est bien plus longue de ceux qui ont, peu ou prou, contribué à former cet air du temps, véritable responsable collectif - d'où l'impunité générale-, dont la généalogie contemporaine remonte à Mai-68 et, plus encore, aux années de l'après-68. Tel est l'angle de cette enquête approfondie, réquisitoire autant que plaidoyer, constitués autour de pervers asservis à leurs pulsions et dont enfants et adolescents étaient - et sont toujours - les victimes. Un lien est également établi entre le fameux interdit d'interdire et cette dérégulation libérale à tout-va qui s'est ensuivie, cause de grande confusion, et appelant de nos jours, en retour de bâton, de nouveaux interdits. L'ensemble des relations humaines - économiques, politiques, culturelles, jusqu'à nos rapports intimes et sociaux - s'en trouvent pour le moins perturbées.
Les Editions Libertaires viennent de rééditer le livre de May Picqueray " May la réfractaire, mes 81 ans d'anarchie ". En complément de cette autobiographie, il nous a semblé important de consacrer à May une " Graine d'ananar " mettant en perspectives et en valeur d'autres facettes, plus littéraires et politiques, du personnage. May Picqueray, en effet, ce n'était pas seulement cette petite femme (haute comme deux pommes trois quarts, dixit Bernard Thomas) qui envoya en 1921 un colis piégé (il explosera sans faire de victime) à l'ambassadeur des EtatsUnis à Paris, pour protester contre la condamnation à mort de Sacco et Vanzetti ; qui, lors du congrès de l'Internationale syndicale rouge, en 1922, à Moscou, monta sur la table pour dénoncer des congressistes en train de se goberger alors que le peuple soviétique crevait de faim ; qui refusa de serrer la main au généralissime Trotski à qui elle était pourtant venu demander la libération de camarades anarchistes emprisonnés par les bolcheviques ; qui en 1924 fit le coup de poing au meeting de la Grange-aux-Belles lors duquel les bolchos tuèrent deux ouvriers anarchistes à coups de revolver ; qui pendant la guerre, en mai 68, au Larzac en 1975, à Creys Malville en 1977, et jusqu'à sa mort en 1983 n'en rata pas une. Ce n'était pas seulement cette femme de toutes les révoltes, de toutes les mobilisations pour des causes justes, et de mille et une rencontres avec Sébastien Faure, Nestor Makhno, Emma Goldman, Alexandre Berckman, Marius Jacob, Durruti, Louis Lecoin... C'était aussi la fondatrice du journal " Le Réfractaire " dans lequel elle a écrit de nombreux textes qui ne sont pas piqués des hannetons. Ce livre, avec en prime un certain nombres de témoignages inédits de camarades ayant eut l'occasion de l'approcher de prés, met l'accent sur cet aspect moins connu de May écrivain, journaliste et polémiste. Et c'est peu dire que ca dégage ! Que ça décoiffe ! Et que ça défrise ! Les patrons, les flics, les curés, les militaires... et jusqu'à certains rabougris du socialisme et, même, de l'anarchisme ! Du bonheur à l'état pur !
Résumé : " Mardi 30 novembre 2004, 6h55, Chaucre, île d'Oléron, chez nous. Boum, boum, boum ! Police ! Ouvrez ! Une dizaine de drôles de gens passablement surexcités ! Certains avec des brassards. D'autres avec des armes. Irruption en quelques secondes dans toutes les pièces de la maison. Notre petit chien, enfermé dans la véranda, aboyant d'impuissance à nous protéger. Le vieux méchant chat, malin, ayant opté d'entrée pour la guérilla. Réveil en fanfare. A peine le temps d'enfiler un demi slip et de mettre un demi pied dans l'escalier. Lampes torches pleine tête. Ne bougez pas ! Nos deux enfants tétanisés. Tout le monde en bas. En petite tenue. Rassemblés comme un troupeau de moutons par une meute de chiens policiers. Vous savez pourquoi nous sommes là ? ". Le 30 novembre 2004, Jean-Marc Raynaud et Thyde Rosell, fondateurs de l'école libertaire Bonaventure, ont eu " droit " à la police anti-terroriste. Motif, avoir scolarisé (à Bonaventure) et hébergé (chez eux), pendant deux ans et demi, un petit bout de trois ans qui s'est révélé être le fils des énièmes grands chefs de l'ETA arrêtés par la police française le 3 octobre 2004. Est-il besoin de le préciser, Jean-Marc et Thyde, parce qu'anarchistes, n'ont jamais rien eu à voir avec un nationalisme quelconque, une lutte armée d'un autre âge, et, donc, avec ETA ! Pour autant, ils n'étaient pas sans ignorer complètement qui étaient les parents du petit bout. Et alors ? Les enfants sont-ils ou non responsables de leurs parents ? Une école libertaire et une maison de libertaires pouvaient-elles ne pas être ouvertes à tous les enfants du monde ? Pour avoir eu le courage de ces " justes " qui, lors de la deuxième guerre mondiale ont accueilli des petits juifs et autres, Jean-Marc et Thyde ont eu " droit " à 4 jours de garde à vue anti-terroriste " musclée " avec, pour Jean-Marc, qui sortait d'un infarctus, deux malaises cardiaques à la clef. Dans ce livre, ils racontent ce qui, aujourd'hui, est susceptible d'arriver à toute personne scolarisant ou hébergeant un môme de sans papiers. Quatre jours d'interrogatoires vingt heures sur 24. Privation de sommeil. De nourriture. Chantages. Insultes. Humiliations... Jean-Marc et Thyde ont été relâchés sans être inculpés de quoi que ce soit et, bien sûr, sans excuses. Ils continuent de " s'occuper " du petit bout et l'aiment encore plus qu'avant.
Paris, Vendredi 18 juin 2011, 16 h 15. La librairie de la Libre Pensée, 10, 12 rue des Fossés-Saint-Jacques dans le Ve, grouille de monde. Des jeunes, des vieux, beaucoup de drôles d'accents. Le lendemain, en effet, doit avoir lieu le congrès fondateur de l'Association internationale de la Pensée libre. Soudain, la porte de la réserve du fond s'ouvre. Un homme en surgit, titubant. Il est à moitié nu. Son sexe, en érection, a des mesures qui défient l'entendement. Il fait quelques pas en râlant et il s'écroule en vomissant des flots de sang sur une pile de livres. Celui de Christian Borschen, L'Eglise contre la Libre Pensée. Un signe ! Le commandant Clovis Conil est là dans les dix minutes. Il s'enquiert de l'identité du cadavre. Il s'agit de Mat Ferguson de American Atheists de New York. Tout cela lui semblant largement suspect, il fait embarquer toutes les personnes et direction le commissariat. À trois heures du matin, alors que les interrogatoires se poursuivent, un coup de fil: "Patron, on vient de nous livrer trois caisses. Dans la première, le cadavre démembré et sans tête d'un individu visiblement musulman car accompagné d'une djellaba et de babouches. J'oubliais, il y a également une tête de cochon. Dans la seconde, il y a une tête ressemblant à celle d'un religieux juif et des quartiers de cochon. Dans la troisième, des restes humains et la tête d'un individu apparemment musulman. Il y avait une lettre dans la troisième caisse. Ni dieu ni maître! Signée: Fraction armée de la Libre Pensée." Les libres penseurs, en réponse à l'assassinat de l'un des leurs, auraient-ils décidés d'appliquer la loi du talion ? Il est donc temps pour Ted Chaucre, délégué de la fédération de Charente-Maritime de la Libre Pensée, et jeune retraité des services secrets de la FA (Fédération anarchiste) de lâcher le cognac XO et de mener l'enquête. Et ce qu'il va découvrir relègue définitivement le Da Vinci Code au rayon de la littérature enfantine !
Depuis toujours, lEglise catholique prétend quelle est la gardienne de la morale et que Dieu lui a donné pour mission de combattre le mal sur terre. Pour ce quil en est de la morale, le rapport Sauvé sur la pédophilie dans lEglise vient de remettre à lheure des faits les pendules de cette prétention. Pour ce quil en est du mal, ce texte de Louis Dorlet, alias S. Vergine, paru en 1936 dans La Brochure mensuelle, est un rapport Sauvé avant lheure. Depuis toujours, en effet, lEglise, assoiffée de pouvoir, de richesse et de sang, quand elle ne maniait pas elle-même le sabre, déléguait aux pouvoirs et se partageait avec eux le marché de lexploitation et de loppression du peuple. Explosif !
L'école libertaire Bonaventure (1993-2001) est une expérience pédagogique et éducative étonnante à plus d'un titre. De par sa durée. Et de par son insertion dans un processus global de révolution sociale libertaire. Ecole, centre éducatif, république éducative, Bonaventure était tout à la fois libertaire, laïque, révolutionnaire et... gratuite. Adhérente au mouvement Freinet dont elle utilisait largement (mais pas seulement) les méthodes pédagogiques, elle a de nouveau entrouvert les portes de ce grand rêve de toujours, celui d'une école du peuple débarrassée de ses oripeaux étatiques, capitalistes et confessionnels. Ce livre raconte son histoire. Celle d'une cinquantaine de mômes, de trois instits, de trois éducateur(trice)s... apprenant à lire, écrire compter et, surtout, à apprendre à apprendre la liberté, l'égalité, l'autogestion... par la liberté, l'égalité, l'autogestion. Un rayon de soleil dans la pénombre du moment. Une arme de destruction massive de la désespérance actuelle.
Résumé : Les quelques mois de la Commune de Paris de 1871 sont unanimement reconnus comme fondateurs de cet immense espoir que fut le socialisme. En quelques mois, en effet, que didées furent formulées et mises en actes ! Paradoxalement, on connaît mal lhistoire foisonnante et multiforme de la Commune. Ce livre comble cette lacune. En 300 pages sculptées dinnombrables iconographies de lépoque ce livre nous propose 21 circuits pédestres de quelques kilomètres chacun dans les 20 arrondissements de Paris. A la découverte de tout ce qui sy est passé lors de la Commune en tant que grands ou petits évènements. Et cest tout à la fois passionnant et bouleversant ! Quon ne sy trompe pas ! Ce livre nest pas un énième livre sur la Commune, cest LE livre de la Commune !
Résumé : Les Editions libertaires ont pris la décision de rééditer ? immense chantier ? les oeuvres complètes du poète libertaire et chansonnier Gaston Couté (1880-1911). Ce deuxième volume comprend Une vie bellement légendée, un essai biographique d'Alain (Georges) Leduc, qui, de ses années de formation à sa fin tragique, nous entraîne dans le moindre recoin de la vie et de l'oeuvre du jeune chansonnier et analyse son rapport à l'amour, à l'alcool, à la langue, dans son contexte socio-politique ; ainsi que de nouvelles et importantes annexes sur La Guerre sociale, les rapports de police diligentés sur le poète, de nombreux témoignages (Pierre Mac Orlan, Maurice Héliot, Clovys, Fernand Després, Jehan Rictus, Bernard Dimey...), un chapitre sur Le Vent du ch'min, un autre sur le musée de Meung-sur-Loire... Le premier volume comprend le corpus intégral de ses poésies et de ses chansons. On y découvrira ses chansons d'actualité ; ses pièces de théâtre et nouvelles, ses textes de jeunesse, ainsi que ses dessins et caricatures dans un cahier couleurs. S'y ajoutent des pièces d'archives inédites, un ensemble de notes situant chaque écrit dans son contexte historique, un glossaire des termes du patois beauceron-solognot que Gaston Couté employait, ainsi qu'une discographie.