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Oui, nous avons hébergé un terroriste... de trois ans !
Raynaud Jean-Marc ; Rosell Thyde
LIBERTAIRES
12,20 €
Épuisé
EAN :9782914980319
Mardi 30 novembre 2004, 6h55, Chaucre, île d'Oléron, chez nous. Boum, boum, boum ! Police ! Ouvrez ! Une dizaine de drôles de gens passablement surexcités ! Certains avec des brassards. D'autres avec des armes. Irruption en quelques secondes dans toutes les pièces de la maison. Notre petit chien, enfermé dans la véranda, aboyant d'impuissance à nous protéger. Le vieux méchant chat, malin, ayant opté d'entrée pour la guérilla. Réveil en fanfare. A peine le temps d'enfiler un demi slip et de mettre un demi pied dans l'escalier. Lampes torches pleine tête. Ne bougez pas ! Nos deux enfants tétanisés. Tout le monde en bas. En petite tenue. Rassemblés comme un troupeau de moutons par une meute de chiens policiers. Vous savez pourquoi nous sommes là ? ". Le 30 novembre 2004, Jean-Marc Raynaud et Thyde Rosell, fondateurs de l'école libertaire Bonaventure, ont eu " droit " à la police anti-terroriste. Motif, avoir scolarisé (à Bonaventure) et hébergé (chez eux), pendant deux ans et demi, un petit bout de trois ans qui s'est révélé être le fils des énièmes grands chefs de l'ETA arrêtés par la police française le 3 octobre 2004. Est-il besoin de le préciser, Jean-Marc et Thyde, parce qu'anarchistes, n'ont jamais rien eu à voir avec un nationalisme quelconque, une lutte armée d'un autre âge, et, donc, avec ETA ! Pour autant, ils n'étaient pas sans ignorer complètement qui étaient les parents du petit bout. Et alors ? Les enfants sont-ils ou non responsables de leurs parents ? Une école libertaire et une maison de libertaires pouvaient-elles ne pas être ouvertes à tous les enfants du monde ? Pour avoir eu le courage de ces " justes " qui, lors de la deuxième guerre mondiale ont accueilli des petits juifs et autres, Jean-Marc et Thyde ont eu " droit " à 4 jours de garde à vue anti-terroriste " musclée " avec, pour Jean-Marc, qui sortait d'un infarctus, deux malaises cardiaques à la clef. Dans ce livre, ils racontent ce qui, aujourd'hui, est susceptible d'arriver à toute personne scolarisant ou hébergeant un môme de sans papiers. Quatre jours d'interrogatoires vingt heures sur 24. Privation de sommeil. De nourriture. Chantages. Insultes. Humiliations... Jean-Marc et Thyde ont été relâchés sans être inculpés de quoi que ce soit et, bien sûr, sans excuses. Ils continuent de " s'occuper " du petit bout et l'aiment encore plus qu'avant.
Les maîtres du monde, nous imposent depuis toujours une vision binaire du Monde. D'un côté des informations politicardes réservées aux élites, car le peuple ne peut pas comprendre, et, de l'autre, des petits faits divers pour faire pleurer ou hurler dans les chaumières. Jean-Marc Raynaud, démonte cette mystification orchestrée en nous démontrant que ces soi-disant "petits" faits divers doivent, également, s'analyser dans leur dimension sociale et sociétaire. De même, dans ses "Crises de foi" , il nous démontre que la pédophilie d'un père touche-touche relève fondamentalement d'une logique pédo-criminelle de l'Eglise catholique. Bref, Il intègre des problématiques présentées comme particulières dans des problématiques sociales et politiques. Et, il a le scalpel affuté... et plein d'humour !
Samedi 27 septembre 2008, 145 rue Amelot, Paris XIème, 17 heures. La librairie du Monde Libertaire est bondée. Benoist Rey, l'auteur de Les égorgeurs, un des livres mythiques sur la guerre d'Algérie, présente ses derniers bouquins, Les trous de mémoire, fin, et Mieux vaut boire du rouge que broyer du noir. Soudain, une ombre casquée, toute de cuir vêtue, pénètre dans la librairie d'un pas décidé, sort un pétard de son blouson et met deux balles dans la tête d'un petit jeune homme. La police est là dans les cinq minutes. Le petit jeune homme est rapidement identifié. Nom, Pâques. Prénom, Didier. Lieutenant à la DNAT (Division nationale anti-terroriste). Cela faisait trois mois qu'il avait infiltré le groupe Liberté de la FA (Fédération Anarchiste). Il enquêtait sur E.T.A. Immédiatement la librairie est bouclée. Et, les flics découvrent deux nouveaux cadavres. Celui du général (à la retraite) Maxime de Bonnefieu (en 1960 il était lieutenant et commandait le commando de choc où Benoist Rey officiait comme... infirmier). La nuque brisée. Sa spécialité de l'époque. Et celui de l'évêque Eberhardt von Steinberg. Dans les chiottes. La bave aux lèvres. Il était aumônier militaire dans la légion Kondor en Espagne, en 1936. Il avait béni les Stukas qui avaient rasés Guernica. Les anarchistes auraient-ils décidés d'en revenir aux fondamentaux et d'exterminer flics, militaires et curés ? En commencant par régler les comptes en cours ? Les flics et les médias en sont persuadés. Il est donc temps, pour Ed Merlieux et Ted Chaucre, des services secrets de la Fédération Anarchiste, de lâcher le côte de Bourg et de mener l'enquête ! Et c'est peu dire qu'ils vont aller de surprises en surprises !
Derrière le nom de Matzneff, de nombreux autres ressurgissent aujourd'hui, vus sous une tout autre facette : Sartre, Beauvoir, Foucault, Hocquenghem, Schérer, Duvert, Sollers, Cohn-Bendit, Pivot, Finkielkraut, Bruckner, July... et Dolto. Beaucoup sont morts, tandis que la liste est bien plus longue de ceux qui ont, peu ou prou, contribué à former cet air du temps, véritable responsable collectif - d'où l'impunité générale-, dont la généalogie contemporaine remonte à Mai-68 et, plus encore, aux années de l'après-68. Tel est l'angle de cette enquête approfondie, réquisitoire autant que plaidoyer, constitués autour de pervers asservis à leurs pulsions et dont enfants et adolescents étaient - et sont toujours - les victimes. Un lien est également établi entre le fameux interdit d'interdire et cette dérégulation libérale à tout-va qui s'est ensuivie, cause de grande confusion, et appelant de nos jours, en retour de bâton, de nouveaux interdits. L'ensemble des relations humaines - économiques, politiques, culturelles, jusqu'à nos rapports intimes et sociaux - s'en trouvent pour le moins perturbées.
Cela fait plus d'un siècle que le Libertaire (de Louise Michel) et le Monde Libertaire tirent à vue sur tous les intolérables. Cela fait plus d'un siècle qu'ils dénoncent, décortiquent, expliquent et passent la révolte au tamis de l'espoir d'une révolution sociale. Vous n'allez pas y croire. Mais, dans ce livre, ces incroyables anarchistes et leurs foutues idées de liberté, d'égalité, d'autogestion, d'entraide et leur rage de les mettre en application tout de suite, ici et maintenant, ne cessent d'y briller en lettres de feu. Du feu de l'actualité. Le message est clair. A partir d'un passé (glorieux), un autre présent nous appartient pour construire ... un autre futur. Increvables anarchistes !
Résumé : Les quelques mois de la Commune de Paris de 1871 sont unanimement reconnus comme fondateurs de cet immense espoir que fut le socialisme. En quelques mois, en effet, que didées furent formulées et mises en actes ! Paradoxalement, on connaît mal lhistoire foisonnante et multiforme de la Commune. Ce livre comble cette lacune. En 300 pages sculptées dinnombrables iconographies de lépoque ce livre nous propose 21 circuits pédestres de quelques kilomètres chacun dans les 20 arrondissements de Paris. A la découverte de tout ce qui sy est passé lors de la Commune en tant que grands ou petits évènements. Et cest tout à la fois passionnant et bouleversant ! Quon ne sy trompe pas ! Ce livre nest pas un énième livre sur la Commune, cest LE livre de la Commune !
Résumé : Jacques Louis Dupont dit "Jacob Dupont" est un Conventionnel qui a déclaré à la tribune le 14 décembre 1792 : "Je suis athée" . En floréal an II, il dût démissionner, "en raison d'une maladie nerveuse qui dégénéra en aliénation mentale" . D'ailleurs, "il fut arrêté en nivôse an V pour avoir tenté de violer une vieille femme aveugle" . Par la suite, il fut interné à Charenton où il est "mort fou" en 1813. L'athéisme rend-il fou ou la folie prédispose-t-elle à l'athéisme ? Tout le monde a voulu lier son athéisme et sa "folie" . Une accumulation d'erreurs, de faux, d'approximations, de calomnies répétées à foison. Dans ce livre, Jean-Marc Schiappa rend justice à Dupont et ... à l'athéisme.
Fils de réfugiés espagnols, le nom de Franco a résonné dans mon corps d'enfant durant de longues années d'exil. Mais c'est uniquement au crépuscule de leur vie que mon père et ma mère ont accepté d'ouvrir leur mémoire au public. J'ai passé de longs mois à les écouter, écrire, lire et relire avec eux cette banale et en même temps extraordinaire épopée démarrée en 1933 dans un village de la province de Teruel, pour se terminer en 1945 dans le Berry. Ces témoignages de libertaires, acteurs et prisonniers de la tourmente de l'histoire, loin de s'inscrire dans un quelconque mythe fait ressurgir le vécu de gens simples qui n'ont jamais désespéré du combat pour la vie. On nous dira qu'il s'agit d'une vérité partiale et partielle sur la guerre d'Espagne et l'exil en France. Bien sûr. Il y a autant d'histoires que de subjectivités. Pourtant guidé par une rigueur intellectuelle partagée, nous n'avons rien édulcoré, rien caché des bonheurs et des déshonneurs d'une révolution ainsi que des infamies et des grandeurs d'une terre d'accueil… Ce travail en profondeur qui exhuma des sentiments enfouis sinon refoulés, exprimés avec des mots, souvent avec des soupirs, et parfois des larmes, transforma un récit familial en histoire chargée de valeurs humaines universelles.
Résumé : Les Editions libertaires ont pris la décision de rééditer ? immense chantier ? les oeuvres complètes du poète libertaire et chansonnier Gaston Couté (1880-1911). Ainsi, les lecteurs trouveront-ils dans ce premier volume le corpus intégral de ses poésies et de ses chansons, s'appuyant sur la remarquable et pionnière édition du Vent du ch'min préalablement parue en cinq volumes entre la fin 1975 et 1982. Ils y découvriront ses Chansons d'actualité, publiées dans La Guerre sociale, La Barricade et d'autres journaux ; ses pièces de théâtre et nouvelles, ses textes de jeunesse, ainsi que ses dessins et caricatures dans un cahier couleurs. S'y ajoutent des pièces d'archives inédites ; un solide appareil critique et un ensemble de notes situant chaque écrit dans son contexte historique ; un glossaire s'appliquant au patois beauceron-solognot qu'il employait à l'envi ; et enfin, une discographie précise (liste des interprètes pour chaque chanson ? ils ont été plus de 180 à l'avoir chanté ou récité, de 1903 à l'heure actuelle). Le deuxième volume comprend Une vie bellement légendée, un essai biographique d'Alain (Georges) Leduc ; ainsi que de nouvelles et importantes annexes sur La Guerre sociale ; les rapports de police diligentés vis-à-vis du poète ; de nombreux témoignages (Pierre Mac Orlan, Maurice Héliot, Clovys, Fernand Després, Jehan Rictus, Bernard Dimey...), un chapitre sur Le Vent du ch'min, un autre sur le musée de Meung-sur-Loire...