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Meurtres exquis à la Libre Pensée
Raynaud Jean-Marc
LIBERTAIRES
10,20 €
Épuisé
EAN :9782919568055
Paris, Vendredi 18 juin 2011, 16 h 15. La librairie de la Libre Pensée, 10, 12 rue des Fossés-Saint-Jacques dans le Ve, grouille de monde. Des jeunes, des vieux, beaucoup de drôles d'accents. Le lendemain, en effet, doit avoir lieu le congrès fondateur de l'Association internationale de la Pensée libre. Soudain, la porte de la réserve du fond s'ouvre. Un homme en surgit, titubant. Il est à moitié nu. Son sexe, en érection, a des mesures qui défient l'entendement. Il fait quelques pas en râlant et il s'écroule en vomissant des flots de sang sur une pile de livres. Celui de Christian Borschen, L'Eglise contre la Libre Pensée. Un signe ! Le commandant Clovis Conil est là dans les dix minutes. Il s'enquiert de l'identité du cadavre. Il s'agit de Mat Ferguson de American Atheists de New York. Tout cela lui semblant largement suspect, il fait embarquer toutes les personnes et direction le commissariat. À trois heures du matin, alors que les interrogatoires se poursuivent, un coup de fil: "Patron, on vient de nous livrer trois caisses. Dans la première, le cadavre démembré et sans tête d'un individu visiblement musulman car accompagné d'une djellaba et de babouches. J'oubliais, il y a également une tête de cochon. Dans la seconde, il y a une tête ressemblant à celle d'un religieux juif et des quartiers de cochon. Dans la troisième, des restes humains et la tête d'un individu apparemment musulman. Il y avait une lettre dans la troisième caisse. Ni dieu ni maître! Signée: Fraction armée de la Libre Pensée." Les libres penseurs, en réponse à l'assassinat de l'un des leurs, auraient-ils décidés d'appliquer la loi du talion ? Il est donc temps pour Ted Chaucre, délégué de la fédération de Charente-Maritime de la Libre Pensée, et jeune retraité des services secrets de la FA (Fédération anarchiste) de lâcher le cognac XO et de mener l'enquête. Et ce qu'il va découvrir relègue définitivement le Da Vinci Code au rayon de la littérature enfantine !
Les Editions Libertaires viennent de rééditer le livre de May Picqueray " May la réfractaire, mes 81 ans d'anarchie ". En complément de cette autobiographie, il nous a semblé important de consacrer à May une " Graine d'ananar " mettant en perspectives et en valeur d'autres facettes, plus littéraires et politiques, du personnage. May Picqueray, en effet, ce n'était pas seulement cette petite femme (haute comme deux pommes trois quarts, dixit Bernard Thomas) qui envoya en 1921 un colis piégé (il explosera sans faire de victime) à l'ambassadeur des EtatsUnis à Paris, pour protester contre la condamnation à mort de Sacco et Vanzetti ; qui, lors du congrès de l'Internationale syndicale rouge, en 1922, à Moscou, monta sur la table pour dénoncer des congressistes en train de se goberger alors que le peuple soviétique crevait de faim ; qui refusa de serrer la main au généralissime Trotski à qui elle était pourtant venu demander la libération de camarades anarchistes emprisonnés par les bolcheviques ; qui en 1924 fit le coup de poing au meeting de la Grange-aux-Belles lors duquel les bolchos tuèrent deux ouvriers anarchistes à coups de revolver ; qui pendant la guerre, en mai 68, au Larzac en 1975, à Creys Malville en 1977, et jusqu'à sa mort en 1983 n'en rata pas une. Ce n'était pas seulement cette femme de toutes les révoltes, de toutes les mobilisations pour des causes justes, et de mille et une rencontres avec Sébastien Faure, Nestor Makhno, Emma Goldman, Alexandre Berckman, Marius Jacob, Durruti, Louis Lecoin... C'était aussi la fondatrice du journal " Le Réfractaire " dans lequel elle a écrit de nombreux textes qui ne sont pas piqués des hannetons. Ce livre, avec en prime un certain nombres de témoignages inédits de camarades ayant eut l'occasion de l'approcher de prés, met l'accent sur cet aspect moins connu de May écrivain, journaliste et polémiste. Et c'est peu dire que ca dégage ! Que ça décoiffe ! Et que ça défrise ! Les patrons, les flics, les curés, les militaires... et jusqu'à certains rabougris du socialisme et, même, de l'anarchisme ! Du bonheur à l'état pur !
Résumé : " Mardi 30 novembre 2004, 6h55, Chaucre, île d'Oléron, chez nous. Boum, boum, boum ! Police ! Ouvrez ! Une dizaine de drôles de gens passablement surexcités ! Certains avec des brassards. D'autres avec des armes. Irruption en quelques secondes dans toutes les pièces de la maison. Notre petit chien, enfermé dans la véranda, aboyant d'impuissance à nous protéger. Le vieux méchant chat, malin, ayant opté d'entrée pour la guérilla. Réveil en fanfare. A peine le temps d'enfiler un demi slip et de mettre un demi pied dans l'escalier. Lampes torches pleine tête. Ne bougez pas ! Nos deux enfants tétanisés. Tout le monde en bas. En petite tenue. Rassemblés comme un troupeau de moutons par une meute de chiens policiers. Vous savez pourquoi nous sommes là ? ". Le 30 novembre 2004, Jean-Marc Raynaud et Thyde Rosell, fondateurs de l'école libertaire Bonaventure, ont eu " droit " à la police anti-terroriste. Motif, avoir scolarisé (à Bonaventure) et hébergé (chez eux), pendant deux ans et demi, un petit bout de trois ans qui s'est révélé être le fils des énièmes grands chefs de l'ETA arrêtés par la police française le 3 octobre 2004. Est-il besoin de le préciser, Jean-Marc et Thyde, parce qu'anarchistes, n'ont jamais rien eu à voir avec un nationalisme quelconque, une lutte armée d'un autre âge, et, donc, avec ETA ! Pour autant, ils n'étaient pas sans ignorer complètement qui étaient les parents du petit bout. Et alors ? Les enfants sont-ils ou non responsables de leurs parents ? Une école libertaire et une maison de libertaires pouvaient-elles ne pas être ouvertes à tous les enfants du monde ? Pour avoir eu le courage de ces " justes " qui, lors de la deuxième guerre mondiale ont accueilli des petits juifs et autres, Jean-Marc et Thyde ont eu " droit " à 4 jours de garde à vue anti-terroriste " musclée " avec, pour Jean-Marc, qui sortait d'un infarctus, deux malaises cardiaques à la clef. Dans ce livre, ils racontent ce qui, aujourd'hui, est susceptible d'arriver à toute personne scolarisant ou hébergeant un môme de sans papiers. Quatre jours d'interrogatoires vingt heures sur 24. Privation de sommeil. De nourriture. Chantages. Insultes. Humiliations... Jean-Marc et Thyde ont été relâchés sans être inculpés de quoi que ce soit et, bien sûr, sans excuses. Ils continuent de " s'occuper " du petit bout et l'aiment encore plus qu'avant.
Paris, samedi 22 mars 2012, 17 h. Le siège du Parti socialiste, 10, rue de Solferino, dans le VIIe, grouille de monde. François Ballande, le candidat du parti à l'élection présidentielle, doit y faire une déclaration d'importance. Du genre "Urbi et Orbi". 150 personnes, n'ayant pu pénétrer dans l'immeuble, piaffent dans la cour où un écran géant a été installé. Olivier Aïoli, secrétaire fédéral du PS de Charente-Maritime, sort soudainement un mégaphone d'un sac et commence à haranguer la foule. Il dénonce le parachutage à La Rochelle de Ségolène Impérial pour les prochaines législatives. Il n'a pas le temps d'en dire davantage qu'un homme, à deux mètres de lui, lui met une balle dans la tête. À l'intérieur, François Ballande, qui s'avançait vers la tribune, est plaqué au sol par un de ses gardes du corps qui a tout de suite compris que... Sa tête (celle du garde du corps) explose littéralement. François l'a échappé belle! Le commissaire Clovis Conil est là dans les cinq minutes avec ses hommes. Il boucle le quartier et commence à auditionner sur place. Pas question de mettre un certain nombre d'huiles en garde à vue. À cinq heures du matin, au premier étage, un homme se défenestre, ou est défenestré. Il s'agit du concierge. Il s'appelle Jean Jaurès. Dans les minutes qui suivent, les radios et les télés beuglent des tonitruants "Qui a tué Jean Jaurès?". Clovis sent que la situation lui échappe et appelle à l'aide. Il est donc temps pour ses vieux potes, Ed Merlieux et Ted Chaucre, des services secrets de la FA (Fédération anarchiste), de lâcher La gourmandise (un blanc liquoreux, sans soufre et non filtré du camarade Rémy Kuntz, Mas Brunet, 81140, Cahuzac-sur-Vère) et de mener l'enquête. Et ce qu'ils vont découvrir est encore pire que ce qu'on pouvait imaginer!
Oui, bien sûr les méchants, ceux qui piquent le sac des petites vieilles dans la rue, qui tapent leur femme et leurs mômes, qui conduisent pochtronées... doivent être sanctionnés. Oui, bien sûr, les très méchants, ceux qui massacrent, détruisent, torturent, tuent... doivent être mis hors d'état de nuire. Oui, bien sûr... Pour autant, la prison est-elle la bonne réponse à ce désir, légitime, de sanctionner et de mettre hors d'état de nuire ? Rolland Hénault a enseigné pendant plusieurs décennies en prison. Et il a donc eu l'occasion de rencontrer des foultitudes de prisonniers. Des célèbres, comme Carlos. Des politiques comme les militants basques et ceux d'Action Directe. Des voyous, des voleurs de poules. Des dérangés de la tête. De simples gens ayant traversé, un jour, en dehors des clous... Dans ce livre, il a choisi de brosser le portrait d'une trentaine d'entre eux en leur laissant largement la parole. Et c'est peu dire qu'on n' ressort pas indemne. Car, à travers chaque histoire particulière, c'est toujours la même histoire qui revient. Celle du quotidien d'un enfermement visant à humilier et à détruire les prisonniers et leurs familles. Ceux qui refusaient de croire que l'armée française puisse torturer en Algérie ne manqueront pas de hurler à la mort à la lecture de ce livre. Quant à tous ceux et toutes celles qui, simplement, s'interrogent, nul doute qu'ils trouveront là, matière à comprendre pourquoi, lors de toutes les insurrections et de toutes les révolutions, on commence toujours par... ouvrir les portes des prisons. A l'heure du délire sécuritaire actuel, il était logique que ce livre qui prône l'abolition de la prison ait obtenu le grand Prix " NI Dieu, Ni Maître " en 2006.
Résumé : En avril 1961, paraissait, aux Éditions de Minuit, " Les égorgeurs ". Ce livre, salué unanimement par la critique (Le Monde, le Canard Enchaîné, le Monde Libertaire...) fut saisi quelques jours après sa sortie. En ce temps là, il ne faisait pas bon dénoncer les soudards (engagés et appelés) de l'armée française qui torturaient, violaient, assassinaient, allégrement en Algérie ! En février 2006, soit après 45 ans de quasi silence, Benoist Rey retrouvait le chemin de l'écriture avec Les trous de mémoire. Avec toujours la même vigueur et le même sens de l'essentiel, il nous brossait un tableau à nul autre pareil de la vie politique et sociale en France de 1938 à 1972. L'emprise du Parti Communiste sur la classe ouvrière. Les horreurs qu'il sera amené à côtoyer en tant qu'appelé envoyé dans les commandos de choc, comme infirmier car ayant refusé de tirer. Le retour à Paris. La confrontation à la lâcheté de ceux qui savaient. Un engagement politique se construisant au fil de rencontres avec des Sartre, Simone de Beauvoir, Guy Debord, Félix Guattari, Michel Foucault... Mai 68. La reprise en main politique et syndicale de la révolte de la jeunesse... Avec Les trous de mémoire, suite, Benoist Rey poursuit son récit. Une arrivée toute de hasard en Ariège dans un hameau du bout du monde. La méfiance narquoise des " purs porcs " à l'encontre des " zippis " soixante-huitards. Même pas la moitié de trois sous et beaucoup d'huile de coude pour retaper des ruines. Y installer une auberge. Une salle de spectacle. Une imprimerie. Une piscine associative. Un voyage " pèlerinage " en Algérie, avec son fils. Retour en Ariège. Des rencontres innombrables. Avec des gens " ordinaires " tous plus truculents les uns que les autres. Avec des " personnalités " de toutes sortes, dont Olivenstein. L'accueil, en toute liberté, de toxicos qui durera plusieurs années jusqu'à un couteau sous la gorge. Cent mille et unes petites et grandes luttes de toutes sortes s'égrenant à la grande horloge de la vie... Dans ce livre, à travers l'histoire de sa vie, Benoist Rey nous raconte, en fait, l'histoire d'une génération qui n'a jamais renoncé à changer les choses et la vie. Mais, ce livre ne se résume pas à cela : écrit dans une langue simple, alerte, dense, dépouillée de toute fioriture et de tout artifice, c'est également un bonheur littéraire rare. De ceux qui restent dans la mémoire !
Résumé : Les Editions libertaires ont pris la décision de rééditer ? immense chantier ? les oeuvres complètes du poète libertaire et chansonnier Gaston Couté (1880-1911). Ce deuxième volume comprend Une vie bellement légendée, un essai biographique d'Alain (Georges) Leduc, qui, de ses années de formation à sa fin tragique, nous entraîne dans le moindre recoin de la vie et de l'oeuvre du jeune chansonnier et analyse son rapport à l'amour, à l'alcool, à la langue, dans son contexte socio-politique ; ainsi que de nouvelles et importantes annexes sur La Guerre sociale, les rapports de police diligentés sur le poète, de nombreux témoignages (Pierre Mac Orlan, Maurice Héliot, Clovys, Fernand Després, Jehan Rictus, Bernard Dimey...), un chapitre sur Le Vent du ch'min, un autre sur le musée de Meung-sur-Loire... Le premier volume comprend le corpus intégral de ses poésies et de ses chansons. On y découvrira ses chansons d'actualité ; ses pièces de théâtre et nouvelles, ses textes de jeunesse, ainsi que ses dessins et caricatures dans un cahier couleurs. S'y ajoutent des pièces d'archives inédites, un ensemble de notes situant chaque écrit dans son contexte historique, un glossaire des termes du patois beauceron-solognot que Gaston Couté employait, ainsi qu'une discographie.
Résumé : Jacques Louis Dupont dit "Jacob Dupont" est un Conventionnel qui a déclaré à la tribune le 14 décembre 1792 : "Je suis athée" . En floréal an II, il dût démissionner, "en raison d'une maladie nerveuse qui dégénéra en aliénation mentale" . D'ailleurs, "il fut arrêté en nivôse an V pour avoir tenté de violer une vieille femme aveugle" . Par la suite, il fut interné à Charenton où il est "mort fou" en 1813. L'athéisme rend-il fou ou la folie prédispose-t-elle à l'athéisme ? Tout le monde a voulu lier son athéisme et sa "folie" . Une accumulation d'erreurs, de faux, d'approximations, de calomnies répétées à foison. Dans ce livre, Jean-Marc Schiappa rend justice à Dupont et ... à l'athéisme.
Résumé : Les Editions libertaires ont pris la décision de rééditer ? immense chantier ? les oeuvres complètes du poète libertaire et chansonnier Gaston Couté (1880-1911). Ainsi, les lecteurs trouveront-ils dans ce premier volume le corpus intégral de ses poésies et de ses chansons, s'appuyant sur la remarquable et pionnière édition du Vent du ch'min préalablement parue en cinq volumes entre la fin 1975 et 1982. Ils y découvriront ses Chansons d'actualité, publiées dans La Guerre sociale, La Barricade et d'autres journaux ; ses pièces de théâtre et nouvelles, ses textes de jeunesse, ainsi que ses dessins et caricatures dans un cahier couleurs. S'y ajoutent des pièces d'archives inédites ; un solide appareil critique et un ensemble de notes situant chaque écrit dans son contexte historique ; un glossaire s'appliquant au patois beauceron-solognot qu'il employait à l'envi ; et enfin, une discographie précise (liste des interprètes pour chaque chanson ? ils ont été plus de 180 à l'avoir chanté ou récité, de 1903 à l'heure actuelle). Le deuxième volume comprend Une vie bellement légendée, un essai biographique d'Alain (Georges) Leduc ; ainsi que de nouvelles et importantes annexes sur La Guerre sociale ; les rapports de police diligentés vis-à-vis du poète ; de nombreux témoignages (Pierre Mac Orlan, Maurice Héliot, Clovys, Fernand Després, Jehan Rictus, Bernard Dimey...), un chapitre sur Le Vent du ch'min, un autre sur le musée de Meung-sur-Loire...