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De la disparition des psychologues cliniciens. Luttes et conflits entre cliniciens et cognitivistes,
Raoult Patrick Ange
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782747576901
La psychologie clinique survivra-t-elle ? Que deviendront les psychologues ? L'évolution actuelle montre la montée en puissance des courants cognitivistes en université, entraînant un fort décalage entre chercheurs isolés et praticiens exclus, un mépris pour la formation clinique, le recrutement d'enseignants sans expérience clinique. Les plus incompétents professionnellement ne sont-ils pas ceux qui prétendent former les professionnels ? Les psychologues reçoivent-ils désormais une formation clinique digne de ce nom ? L'exercice professionnel, de son côté, n'est-il pas pris dans des logiques d'asservissement, renforcées par la prétention des paramédicaux, de psychothérapeutes non qualifiés et médecins (généralistes, scolaires, psychiatres) à avoir des compétences en psychologie ? On parlera de la tentative d'élimination de la psychologie clinique et de celle d'éradication des psychologues, en particulier cliniciens, au profit de rééducateurs paramédicalisés. Repenser la formation universitaire avec validation par des praticiens, soutenir une véritable autonomie professionnelle, l'exercice des techniques psychologiques, affirmer les psychothérapies comme des techniques psychologiques, nécessitant une formation de psychologue sont les propositions.
Sous le sigle du Centre d'Etudes et de recherches psychomotrices et psychothérapiques s'est déployée avec des psychanalystes chevronnés une réflexion sur les processus de symbolisation en œuvre dans la cure analytique et dans les praxis connexes. La psychanalyse inscrit un rapport problématique au sein de la psychologie clinique, en particulier dans l'exercice des praxis à médiation. Le concept fondamental de transfert risque, hors du dispositif psychanalytique, de se trouver escamoté. L'enjeu devient alors une mise au travail du concept, ses modes de transposition, dans des praxis qui s'autorisent des interdits constitutifs du cadre analytique. Ce premier ouvrage est, donc, consacré à une exploration des variations du concept de transfert d'une part au sein des théories psychanalytiques (freudiennes, lacaniennes, kleiniennes), d'autre part au creux des praxis d'inspiration psychanalytique (psychodrame, relaxation, groupe, médiations corporelles, vidéo), mais aussi en regard des caractéristiques psychopathologiques (psychoses, pathologies limites, phénomènes psychosomatiques). L'extension du concept de transfert convoque à une réflexion épistémologique sur les modes de dérivation. Elle rencontre d'autres problématiques (la position de l'analyste, la communication, etc.), d'autres concepts (images du corps, pulsion de mort, stade du miroir, identification, narcissisme, relation d'objet, pacte dénégatoire, signifiant, etc.), soulignant le travail d'interdéfinition en cause.
Qu'est devenu l'adolescent que nous étions ? Et que penserait-il de l'adulte que nous sommes devenus ? Avons-nous tourné la page, ou nous poursuit-il malgré nous, dans nos difficultés à nouer des liens amoureux, à devenir parents, à concrétiser nos rêves ? Devenir adulte implique d'avoir su traverser, à l'adolescence, des étapes déterminantes : la gestion de la séparation, la construction du lien à l'autre, de l'estime de soi, l'aménagement de ses idéaux, etc. Ce livre interroge chacune d'elles et montre que nos souffrances d'adulte sont souvent liées à des traversées délicates ou inachevées. Peut-on revenir sur son adolescence ? C'est non seulement possible, mais surtout nécessaire si l'on veut se construire un présent plus serein, plus léger et marqué par la confiance en soi, en ce qu'on a été et ce qu'on sera. Faire le deuil de parents idéaux, assumer ses choix, trouver la juste distance dans les relations que nous nouons... Telles sont quelques-unes des pistes proposées dans ce livre.Patrick Ange Raoult est psychologue clinicien et psychomotricien. Maître de conférence, il enseigne à l'université Grenoble 1 Joseph Fourier (IUFM de Chambéry et Grenoble) en psychopathologie, de l'enfance à l'âge adulte.
La violence, voire la cruauté, est-elle partie prenante des contextes familiaux tant dans leurs constitutions que dans leurs effets ? Cette interrogation trouve à s'alimenter à la fois dans les remaniements actuels des configurations familiales que dans les préoccupations sociales autour des violences intra-familiales ou autour des violences adolescentes. La place du social dans la structuration psychique, à partir de la création de contextes, reste sous-jacente à l'hypothèse de la clinique psychologique. Ces violences proviennent-elles du cumul de traumatismes psychiques façonnant des organisations psychopathologiques singulières ? Ces violences, inductrices de souffrances psychiques, seront traitées d'une part à partir des situations de ruptures familiales (abandon, placement, divorce ou séparation, deuil, alcoolisme), d'autre part à partir des contextes de maltraitance (physique, psychologique et abus sexuels). A l'interstice de ces deux champs, les manifestations de la violence adolescente (toxicomanie, décompensation psychotique, suicide) peuvent-elles témoigner, comme effet et comme cause, des enjeux psychiques et psychopathologiques suscitées ? Les réponses proposées par les divers professionnels (psychologues, psychanalystes, pédiatres, psychiatres, alcoologue, médecin scolaire, assistants sociaux, infirmiers), éclairées par les approches de l'anthropologue et du sociologue, ne trouvent sens que dans la réalisation d'un réel partenariat.
En regard de l'évolution de la place des psychologues, trois axes d'interrogation seront suivis. Le premier portera sur la formation à/de la clinique à l'Université et sur le statut attendu des enseignants. Il interrogera l'absence des professionnels dans le cursus de formation. Le second concernera la psychothérapie dans son rapport avec les fonctions de psychologues. Elle rencontrera le problème du devenir de la psychanalyse dont on constate le déclin en Université. Le troisième se demandera quelle serait l'organisation professionnelle nécessaire pour autant qu'on puisse définir ses missions et ses pouvoirs. Les dissociations, scissions et conflits qui trament la psychologie depuis ses origines, la fragilité statutaire et professionnelle des psychologues viennent peut-être en écho avec le mode de formation. Une formation inadéquate, la montée en force du courant cognitiviste, le recrutement de jeunes chercheurs hyperspécialisés cooptés en regard de leur inculture clinique et la promotion des protocoles comportementalistes visant une orthopédie réadaptatrice préfigurent une transformation radicale de la psychologie dans les prochaines années. L'absence des professionnels comme force politique dans les orientations, dans les cursus de formation, dans les lieux de décision ne peut que conforter celle modification. La réorientation due aux forces en présence, le changement de paradigme scientifique et la rationalisation politique des coûts de santé publique favorise ce mouvement. Dans ce sens on peut craindre une déqualification des psychologues venant aggraver non seulement l'insécurité sur le terrain mais aussi la non spécificité de leurs interventions. Ces divers points sont interrogés par les auteurs et des propositions sont avancées pour sortir d'une impasse probable.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.