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La psychologie clinique et la profession de psychologue. (Dé)Qualification et (Dé)Formation ?
Raoult Patrick Ange
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782747578721
En regard de l'évolution de la place des psychologues, trois axes d'interrogation seront suivis. Le premier portera sur la formation à/de la clinique à l'Université et sur le statut attendu des enseignants. Il interrogera l'absence des professionnels dans le cursus de formation. Le second concernera la psychothérapie dans son rapport avec les fonctions de psychologues. Elle rencontrera le problème du devenir de la psychanalyse dont on constate le déclin en Université. Le troisième se demandera quelle serait l'organisation professionnelle nécessaire pour autant qu'on puisse définir ses missions et ses pouvoirs. Les dissociations, scissions et conflits qui trament la psychologie depuis ses origines, la fragilité statutaire et professionnelle des psychologues viennent peut-être en écho avec le mode de formation. Une formation inadéquate, la montée en force du courant cognitiviste, le recrutement de jeunes chercheurs hyperspécialisés cooptés en regard de leur inculture clinique et la promotion des protocoles comportementalistes visant une orthopédie réadaptatrice préfigurent une transformation radicale de la psychologie dans les prochaines années. L'absence des professionnels comme force politique dans les orientations, dans les cursus de formation, dans les lieux de décision ne peut que conforter celle modification. La réorientation due aux forces en présence, le changement de paradigme scientifique et la rationalisation politique des coûts de santé publique favorise ce mouvement. Dans ce sens on peut craindre une déqualification des psychologues venant aggraver non seulement l'insécurité sur le terrain mais aussi la non spécificité de leurs interventions. Ces divers points sont interrogés par les auteurs et des propositions sont avancées pour sortir d'une impasse probable.
Au travers de l'étude de la psychomotricité, cet ouvrage se livre à une double analyse, à la fois épistémologique et socioprofessionnelle, concernant la psychologie clinique. L'émergence des praxis à médiation conduit à sérier les modalités épistémologiques de transposition et de dérivation des concepts psychanalytiques, en particulier celui de transfert préalablement étudié dans l'ouvrage : Le transfert en extension, chez le même éditeur. Cette émergence n'est pas détachable de la constitution de métier et de profession. A ce titre, nombre d'apories de la psychologie clinique et nombre d'impasses statutaires et fonctionnelles de la profession de psychologue clinicien seront abordées au travers de la crise épistémique de la psychomotricité, corps de métier créé artificiellement à partir du champ de la psychologie. La tension qu'éprouvent les psychomotriciens à l'égard de la fonction de psychothérapeute, leur dépendance statutaire au médical, la référence fascinée mais peu rigoureuse faite aux théories paradigmatiques, en particulier psychanalytiques, exemplifient une triple césure idéologique, celle entre clinicien et psychanalyste, celle entre praticien et universitaire, celle entre technicien et responsable institutionnel. Ces aspects ouvrent la question de la fonction limite de la psychologie clinique, toujours tentée par sa propre négation.
Le sujet de la post-modernité semble en proie au pire. Face à l'indétermination démocratique et au discours de la science, menacée par la désaffiliation sociale, il ne trouve plus d'étais en raison du déclin des solidarités instituées et des cadres symboliques. Confronté à l'incertain, il n'a plus que lui-même comme seul recours, s'exposant de fait aux risques d'une perte d'identité et d'une désubjectivation. Entre deux bornes, les formes de l'errance et les conduites extrêmes destructrices, le sujet post-moderne est un sujet du désarroi, en mal d'identité. La clinique quotidienne souligne l'émergence de nouvelles formes pathologiques, de nouvelles maladies de l'âme avec une prédominance de troubles touchant à l'expression sociale (polytoxicomanies, passages à l'acte, actes suicidants, violences et délinquances, actes pervers polymorphes, etc.). Cette clinique est celle d'organisations limites de la personnalité ou états-limites en rapport étroit avec les mutations actuelles du fonctionnement social. Cet ouvrage se veut une exploration psychopathologique de ces troubles psychiques du sujet post-moderne.
Perversion et psychopathie permettent de dessiner une clinique de l'acte, dont on soulignera le caractère pluriel, et d'en saisir les processus psychopathologiques. La mise en perspective de l'agir transgressif conduit à saisir l'acte comme une tentative de restitution mégalomaniaque d'une perte irrémédiable. Le défléchissement défensif de l'agressivité sur autrui signerait non seulement la viciation de la relation à autrui profondément carentiel, mais aussi la défaillance de la métaphore paternelle. L'agir, à la fois processus d'auto-engendrement et lutte contre l'effondrement dépressif, demeure le palimpseste d'une souffrance psychique majeure qui cherche à s'élaborer, sans y parvenir, dans une mise en acte violente. L'acte délictueux, ou l'orientation délinquante à l'adolescence, assure d'explorer les composantes structurelles (névrose, psychose, perversion) et fonctionnelles (états limites, aménagements pervers, défenses pathologiques, etc.). L'éclaircissement psychopathologique se conjoint avec les problèmes de responsabilité éthique, civile et pénale. Il est par là question de permettre à la personne d'être sujet de son acte.
Sous le sigle du Centre d'Etudes et de recherches psychomotrices et psychothérapiques s'est déployée avec des psychanalystes chevronnés une réflexion sur les processus de symbolisation en œuvre dans la cure analytique et dans les praxis connexes. La psychanalyse inscrit un rapport problématique au sein de la psychologie clinique, en particulier dans l'exercice des praxis à médiation. Le concept fondamental de transfert risque, hors du dispositif psychanalytique, de se trouver escamoté. L'enjeu devient alors une mise au travail du concept, ses modes de transposition, dans des praxis qui s'autorisent des interdits constitutifs du cadre analytique. Ce premier ouvrage est, donc, consacré à une exploration des variations du concept de transfert d'une part au sein des théories psychanalytiques (freudiennes, lacaniennes, kleiniennes), d'autre part au creux des praxis d'inspiration psychanalytique (psychodrame, relaxation, groupe, médiations corporelles, vidéo), mais aussi en regard des caractéristiques psychopathologiques (psychoses, pathologies limites, phénomènes psychosomatiques). L'extension du concept de transfert convoque à une réflexion épistémologique sur les modes de dérivation. Elle rencontre d'autres problématiques (la position de l'analyste, la communication, etc.), d'autres concepts (images du corps, pulsion de mort, stade du miroir, identification, narcissisme, relation d'objet, pacte dénégatoire, signifiant, etc.), soulignant le travail d'interdéfinition en cause.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.