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SOUFFRANCES ET VIOLENCES. Psychopathologie des contextes familiaux
Raoult Patrick Ange
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782738475114
La violence, voire la cruauté, est-elle partie prenante des contextes familiaux tant dans leurs constitutions que dans leurs effets ? Cette interrogation trouve à s'alimenter à la fois dans les remaniements actuels des configurations familiales que dans les préoccupations sociales autour des violences intra-familiales ou autour des violences adolescentes. La place du social dans la structuration psychique, à partir de la création de contextes, reste sous-jacente à l'hypothèse de la clinique psychologique. Ces violences proviennent-elles du cumul de traumatismes psychiques façonnant des organisations psychopathologiques singulières ? Ces violences, inductrices de souffrances psychiques, seront traitées d'une part à partir des situations de ruptures familiales (abandon, placement, divorce ou séparation, deuil, alcoolisme), d'autre part à partir des contextes de maltraitance (physique, psychologique et abus sexuels). A l'interstice de ces deux champs, les manifestations de la violence adolescente (toxicomanie, décompensation psychotique, suicide) peuvent-elles témoigner, comme effet et comme cause, des enjeux psychiques et psychopathologiques suscitées ? Les réponses proposées par les divers professionnels (psychologues, psychanalystes, pédiatres, psychiatres, alcoologue, médecin scolaire, assistants sociaux, infirmiers), éclairées par les approches de l'anthropologue et du sociologue, ne trouvent sens que dans la réalisation d'un réel partenariat.
Le travail en équipe suppose à la fois cohésion et organisation. Il s'agit d'aborder les processus subjectifs en jeu tant sur les registres intersubjectifs, transsubjectifs et intrasubjectifs. Ces trois registres sont en homothétie avec les problématiques affectives et pathologiques des personnes reçues. La vie psychique d'équipe est vue au travers des liens privilégiés entre deux membres, soit les "collusions incestuelle" et des mouvements de haine indéfectibles, soit les "collusions meurtrielles" . Ces liens singuliers traduisent des points d'impasses, des problématiques tues ou non élaborées qui se mettent en scène dans les relations.
Résumé : Devenir psychologue relève d'un processus jamais totalement achevé. Au coeur de la praxis psychologique se tiennent les problématiques du corps et de l'acte. Ces deux propositions constituent le fil rouge de cet ouvrage. Le travail de la professionnalité suppose une élaboration constante qui convoque des processus de symbolisation et de métabolisation de phénomènes primaires dont le corps et l'acte rendent comptent. A partir du rapport de l'HDR, Habilitation à Diriger des Recherches, il est question de rendre compte du cheminement d'un psychologue clinicien ordinaire. C'est à la fois la construction d'une professionnalité, d'une position clinique et de l'élaboration de recherches dans un contexte socio-historique particulier. Le parcours contextualisé d'un professionnel, à savoir comment on devient psychologue, amène à interroger ce qu'il en est de la psychologie : ses pratiques, ses épistémologies, ses formations. Il est traité à la fois la quête identitaire des psychologues, la légitimité du corps professionnel, mais aussi les conflits épistémologiques qui le traversent. Ce cheminement se trame au travers de l'émergence d'une recherche qui porte à la fois sur la place du corps et de l'acte dans l'exercice de la psychologie. Des postes de psychomotricien et de psychologue, dans leurs fonctions de psychothérapeute à médiation, de groupaliste, d'évaluateur, de psychanalyste, etc. , permettent de préciser cette place de la corporéité dans la clinique psychologique. Elle invite à traiter de la question des cadres thérapeutiques et institutionnels. La construction de repères d'analyse assure le travail de distanciation dans une situation d'implication nécessaire. Devenir psychologue s'appuie sur ce travail de réflexivité.
La jalousie renvoie à un ensemble d'expériences vécues que tout un chacun traverse à plusieurs reprises au décours de son existence. Elle apparaît comme l'un des affects ou sentiments complexes, indissociables de ceux de la honte, du dépit ou de la rancune. Cet affect est commun aux diverses modalités du lien, infiltre l'ensemble des relations sociales et professionnelles. Il est nourri nombre de souffrances psychologiques et moult symptômes. Il s'agit donc d'explorer ses modalités d'expression, ses objets et les processus en jeu. Les problématiques de dépendance psychique, d'emprise, de harcèlement, de passion, etc. sont aux franges de la question de la jalousie. Les diverses théories psychologiques en proposent une compréhension et définissent une logique de soin.
Perversion et psychopathie permettent de dessiner une clinique de l'acte, dont on soulignera le caractère pluriel, et d'en saisir les processus psychopathologiques. La mise en perspective de l'agir transgressif conduit à saisir l'acte comme une tentative de restitution mégalomaniaque d'une perte irrémédiable. Le défléchissement défensif de l'agressivité sur autrui signerait non seulement la viciation de la relation à autrui profondément carentiel, mais aussi la défaillance de la métaphore paternelle. L'agir, à la fois processus d'auto-engendrement et lutte contre l'effondrement dépressif, demeure le palimpseste d'une souffrance psychique majeure qui cherche à s'élaborer, sans y parvenir, dans une mise en acte violente. L'acte délictueux, ou l'orientation délinquante à l'adolescence, assure d'explorer les composantes structurelles (névrose, psychose, perversion) et fonctionnelles (états limites, aménagements pervers, défenses pathologiques, etc.). L'éclaircissement psychopathologique se conjoint avec les problèmes de responsabilité éthique, civile et pénale. Il est par là question de permettre à la personne d'être sujet de son acte.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.