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L'Etat social. Pour sortir du chaos néolibéral
Ramaux Christophe
1001 NUITS
22,45 €
Épuisé
EAN :9782755506419
La grande crise que nous connaissons marque la faillite du néolibéralisme. Mais par quoi le remplacer? C?est ici que le bât blesse. Il ne semble pas y avoir d?alternative cohérente à lui opposer. Ce livre soutient que cette alternative existe pourtant, qu?elle est déjà là, sous nos yeux: c?est l?État social, dont le fondement politique est la démocratie.Depuis plusieurs décennies, on fait accroire que l?État social est une figure du passé. Au contraire, il est plus que jamais d?actualité. Il a certes été déstabilisé par le néolibéralisme, plus ou moins fortement selon les pays, mais il n?a pas été mis à bas. À y bien réfléchir, nous ne vivons pas dans des « économies de marché ».Le bilan accablant du néolibéralisme appelle sa pleine réhabilitation. Les marchés et la concurrence ont des vertus, mais ils ne peuvent assurer le plein-emploi, la stabilité économique ou bien encore la satisfaction de besoins sociaux tels que l?éducation ou la retraite. L?intervention publique est nécessaire.L?État social est porteur d?une véritable révolution, avec ses quatre piliers que sont la protection sociale, la réglementation des rapports de travail (le droit du travail, etc.), les services publics et les politiques économiques de soutien à l?activité. Étonnamment, il n?a pas été théorisé. Nous n?en avons pas saisi la véritable portée ni les potentialités.Comment penser l?État social? Pourquoi y a-t-il lieu de réhabiliter la dépense publique et la légitimité même de la dette publique? Comment envisager un nouvel âge de l?État social?Autant de défis que cet essai se propose de relever.
Hector Berlioz a quitté sa ville natale à dix-sept ans pour ne pratiquement plus jamais y revenir ! Cela explique-t-il que certains des critiques de son temps le perçurent davantage comme un homme de lettres, voire comme un autodidacte inspiré, plutôt que comme un compositeur policé ? Le modèle social d'une communauté peu musicienne, mais catholique, n'avait-il pas laissé une empreinte, situant en effet la musique dans une sphère de ferveur et de naïveté ? L'absence d'institutions musicales savantes n'avait-elle pas, de fait, même si confusément, suscité un instinct sûr, défiant des règles de l'école et sensible à l'inspiration populaire ? Par ailleurs, l'étrange alliage que pouvait représenter une éducation humaniste mâtinée, jusque dans la vie des notables, de rusticité, ne favorisa-t-il pas les élans d'imagination que la révélation parisienne du monde de l'opéra puis de l'univers symphonique allemand n'eurent qu'à exalter ? C'est peut-être ainsi qu'entre instinct, sentiment et grand art, le Dauphiné a pour partie engendré le fantastique, appelé à s'épanouir dans d'autres sphères.
Quatorze chercheurs, spécialistes d'arts, de littérature ou d'histoire interrogent les métamorphoses du mythe d'Orphée en France, au long de près d'une centaine d'années, et au-delà : des créations, viennoise puis pari-sienne (1762 ; 1774), du chef-d'oeuvre de Gluck, à la reprise qu'en fit Berlioz (1859), ou même à la lecture que fit du mythe, au XXe siècle, le musicien-explorateur Pierre Schaeffer. Jusque dans les années de ta Restauration, l'art du musicien viennois - l'"Orphée allemand" - joua son rôle de référence majeure dans le domaine de l'art lyrique. L'opéra d'Orphée fut ensuite, pendant quelques décennies, beaucoup moins présent à la scène ; cette "nuit d'Orphée", peut-être, constituait le prélude nécessaire à la renaissance de l'oeuvre-phénix en 1859, Pauline Viardot tenant le rôle-titre. En un fascinant jeu de doubles et d'oppositions - intelligibilité de la forme articulée et sensible évidence de la couleur, dialectique expressive du vocal et de l'instrumental, dualité sexuée de la distribution vocale du rôle titre - d'un Orphée, l'autre, le chef-d'oeuvre semble anticiper le nietzschéen "éternel retour du même". Advient ainsi une métamorphose du mythe ancien, dont hérite l'ère contemporaine naissante. L'impassibilité olympienne, l'héroïsme hiératique de l'Orphée néoclassique ne survivent pas à l'essor du XIXe siècle, mais la vision plus humaine qui peut alors se dessiner célèbre bien toujours le même don suprême que le demi-dieu fit à l'homme : la poésie.
Tremblez, citoyens! Délocalisation, financiarisation, déclin de la France, dette de l'Etat, fin programmée du "modèle social", rien n'est plus garanti. Les emplois seraient "forcément" précaires. L'emploi instable dessine-t-il le modèle de demain? Nombreux sont ceux qui le pensent, et les libéraux ne sont pas les seuls. Un large consensus existe autour de l'idée qu'il faut accepter l'instabilité de l'emploi et la compenser par des mesures qui "sécurisent" les travailleurs entre deux emplois. Chacun y va de son appellation: "flexi-sécurité" ou "flexicurité", "sécurité sociale professionnelle", "sécurisation des parcours professionnels" ou bien encore "formation tout au long de la vie". La CGT et la CFDT promeuvent ce type de dispositif, de même que le Parti socialiste. Nicolas Sarkozy n'est pas en reste. Entre les conceptions des uns et des autres, d'importantes différences existent. Néanmoins, elles ont un parfum commun. La "trouvaille" suscite un engouement d'autant plus fort qu'elle permettrait de supprimer le chômage: sur le papier, un sans emploi en formation n'est en effet pas chômeur. Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt? Mais que vaut une formation si elle ne débouche pas sur un emploi? Si l'emploi vient à manquer; ne risque-t-elle pas de tourner à vide? Le libéralisme est porteur d'un projet global. On ne peut se contenter d'une astuce pour lui répondre. C'est en creusant le sillon de l'Etat social, en réhabilitant l'intervention publique, que l'on pourra lui opposer une alternative cohérente.
Le divorce entre le politique et l'économie est au coeur de notre désenchantement. Que vaut la démocratie avec ses beaux principes si elle laisse l'économie - un domaine essentiel de nos vies - lui échapper et bénéficier de façon inconsidérée à une infime minorité ? Covid, crise financière de 2008, gilets jaunes... : il y a décidément lieu de refonder l'économie. Mais avec quelle boussole ? C'est ici que le bât blesse. Il ne semble pas y avoir d'alternative. Afin de construire un nouveau projet émancipateur, Pour une économie républicaine invite à un tournant doctrinal. Son ambition est de relier les deux sphères trop longtemps séparées du politique et de l'économie. L'économie républicaine n'est pas une utopie. Nos économies sont d'ores et déjà mixtes mais nous ne L'assumons pas pleinement. Nous saisissons mal à quel point l'Etat social est indispensable pour assumer des missions d'intérêt général, soutenir Le revenu des ménages et réduire les inégalités. Ce livre invite à saisir ce "déjà là" de l'économie républicaine et propose quatre chantiers de refondation : L'écologie, l'entreprise, les services publics et La réhabilitation des nations citoyennes.
Avec quelle rudesse et quelle brutalité traitons-nous la nature! Ne pourrions-nous pas la travailler avec moins de négligence? Après tout, n'est-ce pas ce que suggèrent toutes ces belles inventions-le magnétisme, le daguerréotype ou l'électricité? Ne pouvons-nous faire plus que couper et tailler la forêt, ne pouvons-nous contribuer à son économie intérieure, aider la circulation de la sève? Mais nous travaillons aujourd'hui de façon superficielle et violente. Nous n'imaginons pas tout ce qui pourrait être fait pour améliorer notre relation à la nature animée, ni tous les bienfaits que nous poumons en tirer." Henry David Thoreau est considéré comme l'un des pères de l'écologie. En 1842, dans un article intitulé "le paradis à (re)conquérir', le jeune penseur critique les logiques industrielles qui se mettent en place à l'époque, et anticipe par là-même les travers de notre civilisation destructrice et matérialiste."
Lorsqu'en 1855 Hippolyte Taine (1828-1893) lit, retraduit partiellement et résume l'Anabase, il fait de ce récit le premier reportage de guerre et s'enthousiasme : "Rien de plus curieux que cette armée grecque, république voyageuse qui délibère et qui agit, qui combat et qui vote, sorte d'Athènes errante au milieu de l'Asie." Au IVe siècle avant J.-C., l'expédition des Dix Mille, ces mercenaires grecs partis pour Babylone et y mettre sur le trône de l'Empire perse Cyrus, bientôt contraints de retraverser l'Asie dans l'autre sens après avoir perdu leur chef lors de la bataille de Counaxa, ressemblait-elle à cela? Taine nous donne à lire une formidable histoire abrégée qui déjà crée une vision mythique. Celle-ci n'a pas peu contribué à relancer l'intérêt pour Xénophon et l'Anabase.
Première féministe française, Olympe de Gouges (1748-1793) réclame l'égalité des sexes devant l'Assemblée. Dans ce manifeste, elle réécrit au féminin la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen : "La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits". Le 3 novembre 1793, avant d'être guillotinée, elle aurait lancé : "Je suis certaine que nous triompherons un jour" .
Sébastien BaillyLes Zeugmes au platÉloge d?une tournure humoristiqueAvant-propos d?Hervé Le Tellier InéditLe zeugme, c?est le sel de la langue, l?irruption du cocasse, parfois par maladresse, mais avec effet garanti. C?est l?art et la manière de lier ensemble des termes que rien ne devrait rapprocher. Le procédé a bercé votre enfance, souvenez-vous de l?injonction parentale: « Arrête de mettre le bazar et tes doigts dans le nez! »? Déjà on riait.Le zeugme est le parent pauvre de la stylistique, mais on ne fait pas de littérature sans casser des ?ufs: en recueillant le meilleur du zeugme, Sébastien Bailly en fait la démonstration, de Montesquieu à Pierre Desproges, en passant par Chloé Delaume et Pierre Dac.