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Emploi : éloge de la stabilité. L'Etat social contre la flexicurité
Ramaux Christophe
1001 NUITS
15,95 €
Épuisé
EAN :9782842059606
Tremblez, citoyens! Délocalisation, financiarisation, déclin de la France, dette de l'Etat, fin programmée du "modèle social", rien n'est plus garanti. Les emplois seraient "forcément" précaires. L'emploi instable dessine-t-il le modèle de demain? Nombreux sont ceux qui le pensent, et les libéraux ne sont pas les seuls. Un large consensus existe autour de l'idée qu'il faut accepter l'instabilité de l'emploi et la compenser par des mesures qui "sécurisent" les travailleurs entre deux emplois. Chacun y va de son appellation: "flexi-sécurité" ou "flexicurité", "sécurité sociale professionnelle", "sécurisation des parcours professionnels" ou bien encore "formation tout au long de la vie". La CGT et la CFDT promeuvent ce type de dispositif, de même que le Parti socialiste. Nicolas Sarkozy n'est pas en reste. Entre les conceptions des uns et des autres, d'importantes différences existent. Néanmoins, elles ont un parfum commun. La "trouvaille" suscite un engouement d'autant plus fort qu'elle permettrait de supprimer le chômage: sur le papier, un sans emploi en formation n'est en effet pas chômeur. Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt? Mais que vaut une formation si elle ne débouche pas sur un emploi? Si l'emploi vient à manquer; ne risque-t-elle pas de tourner à vide? Le libéralisme est porteur d'un projet global. On ne peut se contenter d'une astuce pour lui répondre. C'est en creusant le sillon de l'Etat social, en réhabilitant l'intervention publique, que l'on pourra lui opposer une alternative cohérente.
La grande crise que nous connaissons marque la faillite du néolibéralisme. Mais par quoi le remplacer? C?est ici que le bât blesse. Il ne semble pas y avoir d?alternative cohérente à lui opposer. Ce livre soutient que cette alternative existe pourtant, qu?elle est déjà là, sous nos yeux: c?est l?État social, dont le fondement politique est la démocratie.Depuis plusieurs décennies, on fait accroire que l?État social est une figure du passé. Au contraire, il est plus que jamais d?actualité. Il a certes été déstabilisé par le néolibéralisme, plus ou moins fortement selon les pays, mais il n?a pas été mis à bas. À y bien réfléchir, nous ne vivons pas dans des « économies de marché ».Le bilan accablant du néolibéralisme appelle sa pleine réhabilitation. Les marchés et la concurrence ont des vertus, mais ils ne peuvent assurer le plein-emploi, la stabilité économique ou bien encore la satisfaction de besoins sociaux tels que l?éducation ou la retraite. L?intervention publique est nécessaire.L?État social est porteur d?une véritable révolution, avec ses quatre piliers que sont la protection sociale, la réglementation des rapports de travail (le droit du travail, etc.), les services publics et les politiques économiques de soutien à l?activité. Étonnamment, il n?a pas été théorisé. Nous n?en avons pas saisi la véritable portée ni les potentialités.Comment penser l?État social? Pourquoi y a-t-il lieu de réhabiliter la dépense publique et la légitimité même de la dette publique? Comment envisager un nouvel âge de l?État social?Autant de défis que cet essai se propose de relever.
L'économie de marché est considérée de nos jours avec peu de nuances et de lucidité. Vouée aux gémonies par certains ou voie infaillible de la prospérité et du développement pour d'autres, bien peu la perçoivent de façon équilibrée : le pire des systèmes économiques à l'exception de tous les autres. Toute action économique engendre son effet contraire.Tout est à double tranchant dans la pratique du capitalisme : les recherches d'efficacité ou de rapidité aboutissent à l'effet inverse si elles ne sont pas menées avec la plus grande finesse. Ainsi, la "concurrence pure et parfaite" appliquée par l'Union européenne n'aboutit qu'à un nivellement parle bas et l'opposition entre libre-échange et protectionnisme se révèle être un faux débat. De nombreux exemples et cas d'usage permettent d'entrer dans cette navigation fine et périlleuse. De nouvelles lois et solutions émergent, très liées aux jeux d'acteurs de l'entreprise, abolissant les frontières entre management d'entreprise et macro-économie nationale ou mondiale. Une nouvelle forme d'organisation économique inédite est proposée en fin d'ouvrage. Cet ouvrage propose de réconcilier économie de marché et souverainisme, non comme deux antagonistes devant trouver un compromis, mais conditions l'un de l'autre, le souverainisme étant indispensable à une économie de marché à la fois humainement viable et véritablement efficace.
Branger Jean-Christophe ; Ramaut Alban ; Bartoli J
Le présent ouvrage rassemble les actes du colloque organisé dans le cadre du 8e Festival Massenet de l'Opéra Théâtre de Saint-Etienne, autour des représentations du Jongleur de Notre-Dame de Massenet. L'opéra - genre, par excellence profane -, a manifesté, sous la très officiellement laïque IIIe République, un commerce singulier avec les sujets inspirés de la religion catholique. Etait-ce, outre une évidente question politique, l'attrait du fruit défendu, ou l'affirmation d'une appartenance imprescriptible qui multiplia les ?uvres en ce domaine? Etait-ce le témoignage d'une forme complexe d'indifférence à la foi et la libération paradoxale d'un sensualisme insistant qui établit le christianisme en mythologie païenne? Le Jongleur de Notre-Darne, Thaïs, Le Roi d'Ys, Hérodiade, Samson et Dalila, Le Rêve, Lazare, Fervaal, La Légende de Saint-Christophe, Le Martyre de Saint-Sébastien croisent ainsi la pensée d'Ernest Renan, celle du dernier Zola mais aussi le pinceau de Gustave Moreau, voire la planche de l'architecte Pierre Bossand, offrant autant de réponses éclairantes. Si l'étude, jamais entreprise jusqu'alors, de cette question fait apparaître comment l'opéra représenta par excellence la division de la France dans le domaine de la spiritualité, des arts et des m?urs, elle révèle aussi l'avènement d'une identité nouvelle de l'homme. Car celui qui veut se dégager de l'emprise de la religion en la mettant en scène, reçoit peut-être en guise d'ultime révélation, la certitude promise à un avenir esthétique musical certain, et déjà affirmée par Kierkegaard avant 1850, selon laquelle le christianisme aurait inventé l'érotisme.
Hector Berlioz a quitté sa ville natale à dix-sept ans pour ne pratiquement plus jamais y revenir ! Cela explique-t-il que certains des critiques de son temps le perçurent davantage comme un homme de lettres, voire comme un autodidacte inspiré, plutôt que comme un compositeur policé ? Le modèle social d'une communauté peu musicienne, mais catholique, n'avait-il pas laissé une empreinte, situant en effet la musique dans une sphère de ferveur et de naïveté ? L'absence d'institutions musicales savantes n'avait-elle pas, de fait, même si confusément, suscité un instinct sûr, défiant des règles de l'école et sensible à l'inspiration populaire ? Par ailleurs, l'étrange alliage que pouvait représenter une éducation humaniste mâtinée, jusque dans la vie des notables, de rusticité, ne favorisa-t-il pas les élans d'imagination que la révélation parisienne du monde de l'opéra puis de l'univers symphonique allemand n'eurent qu'à exalter ? C'est peut-être ainsi qu'entre instinct, sentiment et grand art, le Dauphiné a pour partie engendré le fantastique, appelé à s'épanouir dans d'autres sphères.
Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire: ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d'une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par "le prêtre, le juge, le gouvernant". Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l'instinct d'entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire.
Denis Diderot, (1713-1784), l?une des figures majeures des lumières, cheville ouvrière de l?Encyclopédie, ardent partisan du matérialisme athée, s?est brillamment illustré dans le dialogue philosophique.
Résumé : La légende fait de Modigliani un peintre maudit, pauvre, incompris, caractériel, ravagé par le tourment, l'alcool et les drogues. Un être désespéré qui se serait suicidé par négligence. Pour la première fois, ses lettres se trouvent réunies. Les lire ensemble, les mettre en rapport permet de découvrir un autre Modigliani. Un artiste joyeux, travailleur, animé d'une discrète mais solide foi en ses moyens, qui sait qu'il trace sa voie, et que cette voie est nouvelle.
Première féministe française, Olympe de Gouges (1748-1793) réclame l'égalité des sexes devant l'Assemblée. Dans ce manifeste, elle réécrit au féminin la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen : "La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits". Le 3 novembre 1793, avant d'être guillotinée, elle aurait lancé : "Je suis certaine que nous triompherons un jour" .