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D'un Orphée l'autre. 1762-1859... Métamorphoses d'un mythe
Ramaut Alban ; Saby Pierre
PU SAINT ETIENN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782862726595
Quatorze chercheurs, spécialistes d'arts, de littérature ou d'histoire interrogent les métamorphoses du mythe d'Orphée en France, au long de près d'une centaine d'années, et au-delà : des créations, viennoise puis pari-sienne (1762 ; 1774), du chef-d'oeuvre de Gluck, à la reprise qu'en fit Berlioz (1859), ou même à la lecture que fit du mythe, au XXe siècle, le musicien-explorateur Pierre Schaeffer. Jusque dans les années de ta Restauration, l'art du musicien viennois - l'"Orphée allemand" - joua son rôle de référence majeure dans le domaine de l'art lyrique. L'opéra d'Orphée fut ensuite, pendant quelques décennies, beaucoup moins présent à la scène ; cette "nuit d'Orphée", peut-être, constituait le prélude nécessaire à la renaissance de l'oeuvre-phénix en 1859, Pauline Viardot tenant le rôle-titre. En un fascinant jeu de doubles et d'oppositions - intelligibilité de la forme articulée et sensible évidence de la couleur, dialectique expressive du vocal et de l'instrumental, dualité sexuée de la distribution vocale du rôle titre - d'un Orphée, l'autre, le chef-d'oeuvre semble anticiper le nietzschéen "éternel retour du même". Advient ainsi une métamorphose du mythe ancien, dont hérite l'ère contemporaine naissante. L'impassibilité olympienne, l'héroïsme hiératique de l'Orphée néoclassique ne survivent pas à l'essor du XIXe siècle, mais la vision plus humaine qui peut alors se dessiner célèbre bien toujours le même don suprême que le demi-dieu fit à l'homme : la poésie.
Résumé : La dimension fantaisiste et souvent transgressive de la comédie shakespearienne représente en soi un véritable défi pour les compositeurs. La vivacité du rythme dramatique, la versatilité et le foisonnement de l'action, la variété des tons s'accommodent en effet difficilement des contraintes génériques et matérielles de l'opéra. Mais c'est précisément le caractère protéiforme de la comédie shakespearienne qui fait d'elle un espace d'expérimentation privilégié pour le musicien. Aussi l'ouvrage s'intéresse-t-il tant à la réception du théâtre de Shakespeare à partir du XIXe siècle qu'à la difficulté que représente son passage à la scène lyrique, voire même au genre du poème symphonique. Il observe au travers de deux comédies - Much Ado about Nothing et The Merchant of Venice - la variabilité des sensibilités des compositeurs face à l'étonnante richesse des modèles. La question du mélange des registres, très tôt dénoncée par la critique, fait enfin l'objet d'enquêtes conduites à partir de cas précis, sur la gravité du genre comique shakespearien.
Branger Jean-Christophe ; Ramaut Alban ; Bartoli J
Le présent ouvrage rassemble les actes du colloque organisé dans le cadre du 8e Festival Massenet de l'Opéra Théâtre de Saint-Etienne, autour des représentations du Jongleur de Notre-Dame de Massenet. L'opéra - genre, par excellence profane -, a manifesté, sous la très officiellement laïque IIIe République, un commerce singulier avec les sujets inspirés de la religion catholique. Etait-ce, outre une évidente question politique, l'attrait du fruit défendu, ou l'affirmation d'une appartenance imprescriptible qui multiplia les ?uvres en ce domaine? Etait-ce le témoignage d'une forme complexe d'indifférence à la foi et la libération paradoxale d'un sensualisme insistant qui établit le christianisme en mythologie païenne? Le Jongleur de Notre-Darne, Thaïs, Le Roi d'Ys, Hérodiade, Samson et Dalila, Le Rêve, Lazare, Fervaal, La Légende de Saint-Christophe, Le Martyre de Saint-Sébastien croisent ainsi la pensée d'Ernest Renan, celle du dernier Zola mais aussi le pinceau de Gustave Moreau, voire la planche de l'architecte Pierre Bossand, offrant autant de réponses éclairantes. Si l'étude, jamais entreprise jusqu'alors, de cette question fait apparaître comment l'opéra représenta par excellence la division de la France dans le domaine de la spiritualité, des arts et des m?urs, elle révèle aussi l'avènement d'une identité nouvelle de l'homme. Car celui qui veut se dégager de l'emprise de la religion en la mettant en scène, reçoit peut-être en guise d'ultime révélation, la certitude promise à un avenir esthétique musical certain, et déjà affirmée par Kierkegaard avant 1850, selon laquelle le christianisme aurait inventé l'érotisme.
Résumé : Ce livre interroge les passages entre dire et chanter, leurs usages, leurs contraintes, les multiples façons dont ils sont nommés et mis en oeuvre, leurs enjeux esthétiques, poétiques, dramaturgiques ou anthropologiques. Il rassemble dix-sept essais comme autant d'études de cas, autour de quatre axes: " Le chant des mots "; " Représentations de la parole et enjeux dramaturgiques "; " Du souffle au cri "; " Voix plurielles et identité ". De multiples états du dit/chanté sont abordés: des manifestations du parlé sur la scène de l'opéra au me siècle au retour actuel de la mélodie parlante orchestrale, des formes vocales exploratoires des années soixante aux modes du chant en poésie, de l'extra-vocalité provocatrice des XXe et XXIe siècles aux musiques rituelles où il n'est plus seulement question de chanter mais aussi de servir avec sa voix. L'ouvrage tient ensemble musicologie, ethnomusicologie et poétique. Il rend compte de structures, de pratiques et de typologies. Les oeuvres étudiées sont entre autres celles de Bernd Aloïs Zimmermann, Jonathan Harvey, Paul Valéry, Jules Massenet, Alban Berg, Claude Debussy, Manuel de Falla, Francis Poulenc, Jean Cocteau, les Beatles, les Pink Floyd, les Who, Helmut Lachenman, Yoshihisa Taïra, Jean-Christophe Marti, Franz Koglmann et aussi des chants liturgiques coptes de Haute-Egypte, de l'Eglise apostolique arménienne d'Istanbul ou encore la musique carnatique d'Inde du Sud.