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Dire/chanter : passages. Etudes musicologiques, ethnomusicologiques et poétiques (XXe et XXIe siècle
Ramaut-Chevassus Béatrice ; Damon-Guillot Anne
PU SAINT ETIENN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782862726519
Ce livre interroge les passages entre dire et chanter, leurs usages, leurs contraintes, les multiples façons dont ils sont nommés et mis en oeuvre, leurs enjeux esthétiques, poétiques, dramaturgiques ou anthropologiques. Il rassemble dix-sept essais comme autant d'études de cas, autour de quatre axes: " Le chant des mots "; " Représentations de la parole et enjeux dramaturgiques "; " Du souffle au cri "; " Voix plurielles et identité ". De multiples états du dit/chanté sont abordés: des manifestations du parlé sur la scène de l'opéra au me siècle au retour actuel de la mélodie parlante orchestrale, des formes vocales exploratoires des années soixante aux modes du chant en poésie, de l'extra-vocalité provocatrice des XXe et XXIe siècles aux musiques rituelles où il n'est plus seulement question de chanter mais aussi de servir avec sa voix. L'ouvrage tient ensemble musicologie, ethnomusicologie et poétique. Il rend compte de structures, de pratiques et de typologies. Les oeuvres étudiées sont entre autres celles de Bernd Aloïs Zimmermann, Jonathan Harvey, Paul Valéry, Jules Massenet, Alban Berg, Claude Debussy, Manuel de Falla, Francis Poulenc, Jean Cocteau, les Beatles, les Pink Floyd, les Who, Helmut Lachenman, Yoshihisa Taïra, Jean-Christophe Marti, Franz Koglmann et aussi des chants liturgiques coptes de Haute-Egypte, de l'Eglise apostolique arménienne d'Istanbul ou encore la musique carnatique d'Inde du Sud.
Hector Berlioz a quitté sa ville natale à dix-sept ans pour ne pratiquement plus jamais y revenir ! Cela explique-t-il que certains des critiques de son temps le perçurent davantage comme un homme de lettres, voire comme un autodidacte inspiré, plutôt que comme un compositeur policé ? Le modèle social d'une communauté peu musicienne, mais catholique, n'avait-il pas laissé une empreinte, situant en effet la musique dans une sphère de ferveur et de naïveté ? L'absence d'institutions musicales savantes n'avait-elle pas, de fait, même si confusément, suscité un instinct sûr, défiant des règles de l'école et sensible à l'inspiration populaire ? Par ailleurs, l'étrange alliage que pouvait représenter une éducation humaniste mâtinée, jusque dans la vie des notables, de rusticité, ne favorisa-t-il pas les élans d'imagination que la révélation parisienne du monde de l'opéra puis de l'univers symphonique allemand n'eurent qu'à exalter ? C'est peut-être ainsi qu'entre instinct, sentiment et grand art, le Dauphiné a pour partie engendré le fantastique, appelé à s'épanouir dans d'autres sphères.
Quatorze chercheurs, spécialistes d'arts, de littérature ou d'histoire interrogent les métamorphoses du mythe d'Orphée en France, au long de près d'une centaine d'années, et au-delà : des créations, viennoise puis pari-sienne (1762 ; 1774), du chef-d'oeuvre de Gluck, à la reprise qu'en fit Berlioz (1859), ou même à la lecture que fit du mythe, au XXe siècle, le musicien-explorateur Pierre Schaeffer. Jusque dans les années de ta Restauration, l'art du musicien viennois - l'"Orphée allemand" - joua son rôle de référence majeure dans le domaine de l'art lyrique. L'opéra d'Orphée fut ensuite, pendant quelques décennies, beaucoup moins présent à la scène ; cette "nuit d'Orphée", peut-être, constituait le prélude nécessaire à la renaissance de l'oeuvre-phénix en 1859, Pauline Viardot tenant le rôle-titre. En un fascinant jeu de doubles et d'oppositions - intelligibilité de la forme articulée et sensible évidence de la couleur, dialectique expressive du vocal et de l'instrumental, dualité sexuée de la distribution vocale du rôle titre - d'un Orphée, l'autre, le chef-d'oeuvre semble anticiper le nietzschéen "éternel retour du même". Advient ainsi une métamorphose du mythe ancien, dont hérite l'ère contemporaine naissante. L'impassibilité olympienne, l'héroïsme hiératique de l'Orphée néoclassique ne survivent pas à l'essor du XIXe siècle, mais la vision plus humaine qui peut alors se dessiner célèbre bien toujours le même don suprême que le demi-dieu fit à l'homme : la poésie.
Le journal tenu par le Docteur Dorothée Ramaut, de juin 2000 à mars 2006, est un témoignage unique. Il relate, au jour le jour, la vie d'une grande surface et décrit les souffrances subies par ses salariés au nom d'un mode de gestion impitoyable, qui les détruit l'un après l'autre sous prétexte d'ascention sociale, puis les rejette, lorsque épuisés ou révoltés, il ne peuvent plus le supporter. Jadis, les entreprises licenciaient, aujourd'hui elles torturent moralement les indésirables pour les pousser à la démission, en réalité à la maladie. Le médecin du travail est un témoin privilégié, à la fois dedans et dehors, directement au contact des employés qu'il doit protéger, et de la direction qu'il conseille. Mais il est, hélas, muselé par la déontologie. Si le Dr Ramaut est la première à rompre le secret, c'est qu'elle a été scandalisée par ces méthodes qu'elle juge "contraires aux droits de l'homme", et dont elle a failli, elle-même, être victime, après avoir tenté de les combattre.
L a Société d'Etudes Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été créée en 1975 par les professeurs J. Béranger, J. Dulck et R. Ellrodt. Son champ de recherche s'étend de la naissance de Shakespeare aux Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge ou, si l'on veut, de la fin de la Renaissance au début du Romantisme. Cette tranche d'histoire, qui va jusqu'aux années 1830 en ce qui concerne les études américaines, forme un tout cohérent particulièrement riche dans les domaines de la littérature (roman, théâtre, etc.), de l'histoire des idées politiques, économiques, scientifiques, esthétiques, et tout ce qui concerne les grands enjeux sociaux de la civilisation occidentale moderne et contemporaine. La Société publie deux fois par an sa Revue (RSEAA XVII-XVIII) centrée sur des thèmes de recherche explorés lors de colloques annuels ou à l'occasion d'une réflexion collective dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement de l'enseignement français (Agrégation. Capes). Ce volume porte sur Tristram Shandy de Laurence Sterne, Pride and Prejudice de Jane Austen, Some Thoughts Concerning Education de Locke, la philosophie politique de Thomas Jefferson et la Royal Academy of Arts. sous les signatures de Peter de Voogd, Jens Gurr. Anne Bandry-Scubbi, Brigitte Friant-Kessler, Pierre Goubert, Marie-Laure Massei-Chamayou, Pierre Lurbe, Jean-François Baillon, Elise Marienstras et Thierry Labica.