Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
De la narratologie à la linguistique. Tome 3, Argumenter en racontant
Rabatel Alain
LAMBERT-LUCAS
27,00 €
Épuisé
EAN :9782359353853
Sous le titre général de De la narratologie à la linguistique, l'auteur réédite ses trois premières études (1997-2004) sur le point de vue : Tome I, Une histoire du point de vue, Tome II, La Construction textuelle du point de vue, Tome III, Argumenter en racontant. Dernier tome de la série, d'inspiration didactique, Argumenter en racontant articule interprétation littéraire, activité d'écriture et expérimentation linguistique en se centrant sur la dimension argumentative indirecte de certaines pratiques narratives. Partant de l'étude de textes littéraires, l'auteur dégage des outils pour l'écriture d'imitation et d'invention et les met en oeuvre dans des productions qui font elles-mêmes l'objet d'une analyse mettant en relation marques linguistiques ou rhétoriques et leurs effets sur le lecteur. Activités de lecture et d'écriture se succèdent en modules de difficultés croissantes, consacrés à des notions linguistiques et discursives : point de vue, construction des chaînes référentielles, stéréotypie, valeurs énonciatives des connecteurs logiques, etc. L'ouvrage intéressera les spécialistes de l'argumentation et du récit, tant en lecture qu'en l'écriture, ainsi que les enseignants et leurs formateurs. Combinant les plaisirs des jeux avec la langue, de l'invention et de la réflexion, ses exemples peuvent aisément être exploités ou transposés en classe. Avant-propos et après-propos reviennent sur des textes d'application produits par de futurs professeurs des écoles, de collèges et de lycées, analysent le respect des consignes et dégagent des critères objectivables d'évaluation.
Sous le titre général de De la narratologie à la linguistique, l'auteur réédite ses trois premières études (1997-2004) sur le point de vue : Tome I, Une histoire du point de vue, Tome II, La Construction textuelle du point de vue, Tome III, Argumenter en racontant. Premier tome de la série, Une histoire du point de vue s'attaque au problème que pose la notion de PDV à l'enseignement scolaire dont elle est devenue un pont aux ânes alors qu'elle est d'un maniement particulièrement délicat. Les théorisations successives de la focalisation narrative sont à tel point tributaires de leurs contextes historico-théoriques d'émergence que leur critique épistémologique s'impose. L'ouvrage analyse les avatars du PDV chez les critiques (Pouillon, Blin, Magny, Rousset), les narratologues (Genette, Bal, Vitoux, Lintvelt), les linguistes (Danon-Boileau, Greimas, Fontanille), les herméneutes et théoriciens de la lecture (Ricoeur, Iser, Jauss, Eco, Jouve). De nombreuses interprétations purement métaphoriques du PDV s'expliquent par un fort déficit linguistique et contibuent à l'entretenir. Proposant la refondation de cette notion, l'auteur part des concepts de sujet de conscience ou d'énonciateur et de l'expression linguistique des perceptions plus ou moins nettement associées à des pensées représentées. "Jeanne, ayant fini ses malles, s'approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas." (Maupassant, incipit d'Une vie) : en contexte narratif de troisième personne, le PDV est lié à de nombreuses traces plus ou moins prégnantes de la subjectivité ou de l'activité cognitive d'un sujet de conscience, centre de perspective, quand bien même ce sujet ne parle pas, dès lors que le texte raconte en se mettant à sa place...
Ce volume rassemble les contributions du colloque bisannuel de l'Association des Sciences do Langage. Sciences du langage et neurosciences, qui s'était tenu le 21 novembre 2015 à Paris. La linguistique moderne s'est constituée dans une rupture avec les approches naturalistes du langage et ce geste inaugural a été suivi par des manifestations de méfiance durables. Cependant, cette situation a évolué, avec la diversification des sciences du langage et des neurosciences et les évolutions de leurs cadres théoriques et de leurs objets de recherche, grâce aussi à la montée en puissance des techniques de neuro-imagerie-cognitive, depuis la fin du siècle dernier, qui ont permis une meilleure investigation du cerveau et de ses opérations. L'ouvrage propose des contributions qui abordent la caractérisation structurale des langues naturelles, l'identification des processus cognitifs des messages verbaux, la localisation du substrat biologique de la parole et du langage, notamment en ce qui concerne certaines structures syntaxiques et prosodiques, les structures hiérarchiques et musicales ; l'acquisition, les troubles des apprentissages, en lecture et en écriture, les relations entre SDL, neurosciences et clinique ; enfin, il présente des hypothèse originales sur les relations entre neurosciences et sciences du langage à partir de cadres théoriques énonciatif et énactif.
Le statut de plus en plus complexe des didascalies dans le théâtre contemporain rend difficiles la définition et la délimitation de ces unités textuelles longtemps considérées comme secondaires par rapport aux dialogues. D'où l'intérêt de s'interroger en termes linguistiques sur leurs fonctions et sur leur fonctionnement selon qu'elles appartiennent à un état passé ou présent de la production dramatique. Après une mise au point sur la nature, les formes et les fonctions des didascalies, on s'interroge sur la voix qui s'exprime à travers elles. Est-ce celle de l'auteur de la pièce ou relève-t-elle d'un narrateur, le didascale, interne à la fiction ? On étudie ensuite différentes classes de didascalies : les didascalies spatio-temporelles dont la fonction majeure est de préciser le contexte et le cadre dans lesquels se déroulent les interactions entre les personnages ; les didascalies gestuelles qui permettent d'inférer les identités, les qualités, les états affectifs des personnages, éclairant ainsi le sens de leurs relations et de leurs interactions. La deuxième moitié de l'ouvrage s'attache à rendre compte du style didascalique de Bernard-Marie Koltès puis analyse les relations syntagmatiques entre les différentes classes de didascalies présentes dans En attendant Godot de Beckett. Traitant à la fois de poétique et de stylistique, l'ouvrage s'adresse tant aux linguistes qu'aux littéraires.