Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Sciences du langage et neurosciences. Actes du colloque 2015 de l'ASL, Association des Sciences du L
Rabatel Alain ; Temmar Malika ; Leblanc Jean-Marc
LAMBERT-LUCAS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782359351910
Ce volume rassemble les contributions du colloque bisannuel de l'Association des Sciences do Langage. Sciences du langage et neurosciences, qui s'était tenu le 21 novembre 2015 à Paris. La linguistique moderne s'est constituée dans une rupture avec les approches naturalistes du langage et ce geste inaugural a été suivi par des manifestations de méfiance durables. Cependant, cette situation a évolué, avec la diversification des sciences du langage et des neurosciences et les évolutions de leurs cadres théoriques et de leurs objets de recherche, grâce aussi à la montée en puissance des techniques de neuro-imagerie-cognitive, depuis la fin du siècle dernier, qui ont permis une meilleure investigation du cerveau et de ses opérations. L'ouvrage propose des contributions qui abordent la caractérisation structurale des langues naturelles, l'identification des processus cognitifs des messages verbaux, la localisation du substrat biologique de la parole et du langage, notamment en ce qui concerne certaines structures syntaxiques et prosodiques, les structures hiérarchiques et musicales ; l'acquisition, les troubles des apprentissages, en lecture et en écriture, les relations entre SDL, neurosciences et clinique ; enfin, il présente des hypothèse originales sur les relations entre neurosciences et sciences du langage à partir de cadres théoriques énonciatif et énactif.
Sous le titre général de De la narratologie à la linguistique, l'auteur réédite ses trois premières études (1997-2004) sur le point de vue : Tome I, Une histoire du point de vue, Tome II, La Construction textuelle du point de vue, Tome III, Argumenter en racontant. Premier tome de la série, Une histoire du point de vue s'attaque au problème que pose la notion de PDV à l'enseignement scolaire dont elle est devenue un pont aux ânes alors qu'elle est d'un maniement particulièrement délicat. Les théorisations successives de la focalisation narrative sont à tel point tributaires de leurs contextes historico-théoriques d'émergence que leur critique épistémologique s'impose. L'ouvrage analyse les avatars du PDV chez les critiques (Pouillon, Blin, Magny, Rousset), les narratologues (Genette, Bal, Vitoux, Lintvelt), les linguistes (Danon-Boileau, Greimas, Fontanille), les herméneutes et théoriciens de la lecture (Ricoeur, Iser, Jauss, Eco, Jouve). De nombreuses interprétations purement métaphoriques du PDV s'expliquent par un fort déficit linguistique et contibuent à l'entretenir. Proposant la refondation de cette notion, l'auteur part des concepts de sujet de conscience ou d'énonciateur et de l'expression linguistique des perceptions plus ou moins nettement associées à des pensées représentées. "Jeanne, ayant fini ses malles, s'approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas." (Maupassant, incipit d'Une vie) : en contexte narratif de troisième personne, le PDV est lié à de nombreuses traces plus ou moins prégnantes de la subjectivité ou de l'activité cognitive d'un sujet de conscience, centre de perspective, quand bien même ce sujet ne parle pas, dès lors que le texte raconte en se mettant à sa place...
Ce petit livre articule interprétation littéraire, activités d'écriture et expérimentation linguistique, en privilégiant une approche centrée sur l'étude de la dimension argumentative indirecte de certaines pratiques narratives. La démarche s'appuie sur l'étude de textes littéraires variés, dégage des outils pour l'écriture d'imitation et d'invention et les met en oeuvre dans des productions diversifiées, qui font elles-mêmes l'objet d'une analyse pragmatique, mettant en relation marques linguistiques ou rhétoriques mises à contribution et effets produits sur le lecteur. Ces activités de lecture et d'écriture se répartissent en modules indépendants, de difficulté croissante, consacrés à des notions linguistiques et discursives: point de vue, construction des chaînes référentielles, stéréotypie, valeurs énonciatives des connecteurs logiques, etc. Par le soin accordé aux explications comme par la précision des analyses en réception et en production, l'ouvrage est susceptible d'intéresser les spécialistes de l'argumentation, du récit, de l'énonciation et de l'écriture, ou les formateurs d'enseignants (formation initiale ou continue). Il offre également des activités concrètes qui peuvent aisément être exploitées (ou transposées) en collège et en lycée, en combinant les plaisirs des jeux avec la langue, de l'inventivité et de la réflexivité.
Quelle sorte d'enfance Sherlock Holmes a-t-il eue? Que devient vraiment Blanche Neige après son mariage avec le Prince Charmant? Que se seraient dit Charles Bovary et M. de Rênal si leurs chemins s'étaient croisés? Ces questions, il arrive que des écrivains s'essaient à y répondre dans des oeuvres qui donnent un supplément d'existence à des personnages - les leurs ou ceux des autres. C'est à cette pratique, qu'on propose d'appeler transfictionnalité, que cet ouvrage est consacré. S'il s'interroge sur son étendue, s'il en répertorie les formes et les ramifications, c'est, chaque fois, pour examiner les enjeux d'un phénomène qui a quelque chose de proliférant. Une fiction est-elle bornée par le récit qui l'instaure? Qu'advient-il de l'autorité d'un auteur sur "ses" personnages lorsque des continuateurs s'aventurent dans les interstices de leurs histoires, jettent sur eux un nouvel éclairage ou réinventent leurs destins? Les récits transfictionnels ne répondent pas à ces questions mais, les faisant surgir, nous enjoignent de reconnaître à quel point l'exercice de la fiction nous confronte à des contradictions inextricables et fertiles.
On savait que la littérature intéressait Benveniste, qu'il avait été lié au mouvement surréaliste (dont il signe le manifeste La Révolution d'abord et toujours ! en août 1925) ; on savait depuis Henri Meschonnic que par sa pensée de la "subjectivité dans le langage" et du "sémantique sans sémiotique", il rendait possible une poétique. Aussi est-ce sans étonnement qu'on a retrouvé dans ses archives 370 feuillets manuscrits classés dans un dossier sobrement intitulé "Baudelaire", datant pour l'essentiel de 1967.