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De la narratologie à la linguistique. Tome 1, Une histoire du point de vue
Rabatel Alain
LAMBERT-LUCAS
36,00 €
Épuisé
EAN :9782359353839
Sous le titre général de De la narratologie à la linguistique, l'auteur réédite ses trois premières études (1997-2004) sur le point de vue : Tome I, Une histoire du point de vue, Tome II, La Construction textuelle du point de vue, Tome III, Argumenter en racontant. Premier tome de la série, Une histoire du point de vue s'attaque au problème que pose la notion de PDV à l'enseignement scolaire dont elle est devenue un pont aux ânes alors qu'elle est d'un maniement particulièrement délicat. Les théorisations successives de la focalisation narrative sont à tel point tributaires de leurs contextes historico-théoriques d'émergence que leur critique épistémologique s'impose. L'ouvrage analyse les avatars du PDV chez les critiques (Pouillon, Blin, Magny, Rousset), les narratologues (Genette, Bal, Vitoux, Lintvelt), les linguistes (Danon-Boileau, Greimas, Fontanille), les herméneutes et théoriciens de la lecture (Ricoeur, Iser, Jauss, Eco, Jouve). De nombreuses interprétations purement métaphoriques du PDV s'expliquent par un fort déficit linguistique et contibuent à l'entretenir. Proposant la refondation de cette notion, l'auteur part des concepts de sujet de conscience ou d'énonciateur et de l'expression linguistique des perceptions plus ou moins nettement associées à des pensées représentées. "Jeanne, ayant fini ses malles, s'approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas." (Maupassant, incipit d'Une vie) : en contexte narratif de troisième personne, le PDV est lié à de nombreuses traces plus ou moins prégnantes de la subjectivité ou de l'activité cognitive d'un sujet de conscience, centre de perspective, quand bien même ce sujet ne parle pas, dès lors que le texte raconte en se mettant à sa place...
Sous le titre général de De la narratologie à la linguistique, l'auteur réédite ses trois premières études (1997-2004) sur le point de vue : Tome I, Une histoire du point de vue, Tome II, La Construction textuelle du point de vue, Tome III, Argumenter en racontant. Deuxième tome de la série, La Construction textuelle du point de vue part de l'analyse énonciative des perceptions pour mettre de l'ordre dans la compréhension du phénomène de point de vue qui se substitue à la notion de focalisation. Alors que la tradition héritée de Gérard Genette pense les focalisations à partir du "foyer" (Qui sait ? Qui perçoit ? ), l'auteur renverse la problématique en recherchant les traces de l'énonciateur du PDV dans les marques et les modalisations qui affleurent dans la construction de l'objet-de-discours. Cette conception nouvelle du PDV abandonne la tripartition des focalisations ("zéro", "interne", "externe") et rompt avec l'approche fixiste du narrateur omniscient comme avec celle de la restriction de champ généralisée au personnage, dans le même temps qu'est évacué le mythe d'un focalisateur externe objectif et impartial. L'analyse de nombreux exemples empruntés à des contextes narratifs en troisième personne met en évidence l'existence de PDV déconnectés de l'ancrage déictique je-ici-maintenant, ainsi que la dimension subjective et cognitive des perceptions et les relations dialogiques ou polyphoniques entre PDV du narrateur et PDV médiatisés de personnages ou de sources collectives ou anonymes. Il en résulte autant d'effets de textes de nature argumentative et interprétative.
Quelle sorte d'enfance Sherlock Holmes a-t-il eue? Que devient vraiment Blanche Neige après son mariage avec le Prince Charmant? Que se seraient dit Charles Bovary et M. de Rênal si leurs chemins s'étaient croisés? Ces questions, il arrive que des écrivains s'essaient à y répondre dans des oeuvres qui donnent un supplément d'existence à des personnages - les leurs ou ceux des autres. C'est à cette pratique, qu'on propose d'appeler transfictionnalité, que cet ouvrage est consacré. S'il s'interroge sur son étendue, s'il en répertorie les formes et les ramifications, c'est, chaque fois, pour examiner les enjeux d'un phénomène qui a quelque chose de proliférant. Une fiction est-elle bornée par le récit qui l'instaure? Qu'advient-il de l'autorité d'un auteur sur "ses" personnages lorsque des continuateurs s'aventurent dans les interstices de leurs histoires, jettent sur eux un nouvel éclairage ou réinventent leurs destins? Les récits transfictionnels ne répondent pas à ces questions mais, les faisant surgir, nous enjoignent de reconnaître à quel point l'exercice de la fiction nous confronte à des contradictions inextricables et fertiles.
Sous le titre général de De la narratologie à la linguistique, l'auteur réédite ses trois premières études (1997-2004) sur le point de vue : Tome I, Une histoire du point de vue, Tome II, La Construction textuelle du point de vue, Tome III, Argumenter en racontant. Dernier tome de la série, d'inspiration didactique, Argumenter en racontant articule interprétation littéraire, activité d'écriture et expérimentation linguistique en se centrant sur la dimension argumentative indirecte de certaines pratiques narratives. Partant de l'étude de textes littéraires, l'auteur dégage des outils pour l'écriture d'imitation et d'invention et les met en oeuvre dans des productions qui font elles-mêmes l'objet d'une analyse mettant en relation marques linguistiques ou rhétoriques et leurs effets sur le lecteur. Activités de lecture et d'écriture se succèdent en modules de difficultés croissantes, consacrés à des notions linguistiques et discursives : point de vue, construction des chaînes référentielles, stéréotypie, valeurs énonciatives des connecteurs logiques, etc. L'ouvrage intéressera les spécialistes de l'argumentation et du récit, tant en lecture qu'en l'écriture, ainsi que les enseignants et leurs formateurs. Combinant les plaisirs des jeux avec la langue, de l'invention et de la réflexion, ses exemples peuvent aisément être exploités ou transposés en classe. Avant-propos et après-propos reviennent sur des textes d'application produits par de futurs professeurs des écoles, de collèges et de lycées, analysent le respect des consignes et dégagent des critères objectivables d'évaluation.
On savait que la littérature intéressait Benveniste, qu'il avait été lié au mouvement surréaliste (dont il signe le manifeste La Révolution d'abord et toujours ! en août 1925) ; on savait depuis Henri Meschonnic que par sa pensée de la "subjectivité dans le langage" et du "sémantique sans sémiotique", il rendait possible une poétique. Aussi est-ce sans étonnement qu'on a retrouvé dans ses archives 370 feuillets manuscrits classés dans un dossier sobrement intitulé "Baudelaire", datant pour l'essentiel de 1967.