
Vers une littérature de l'épuisement. 2e édition
Qu'est-ce que la voix narrative ? Pourquoi et selon quelle nécessité se met-elle si souvent en scène dans tant de textes de la littérature contemporaine ? A ces questions fondamentales cet essai tente de répondre. Il considère, sous le nom de "récit", un secteur particulièrement important de la modernité ouverte en France par Proust, et dont l'unité se définit par la commune attention de la mise en doute de la parole et du sujet. II faut donc retracer la généalogie de ce genre, caractérisé par la prédominance d'une voix fictive en quête de sa place au sein du discours qu'elle produit sans le surplomber. Il faut confronter des tentatives aussi diverses que celles de Beckett, Borges ou Blanchot pour entendre ce qu'elles ont à nous dire sur le statut du sujet tel qu'il apparaît et se dissimule dans sa parole. L'enseignement de la littérature croise ainsi ceux de la linguistique de l'énonciation et de la psychanalyse. Cette nouvelle logique de l'inscription offre une voie d'accès privilégiée pour relire, dans toute leur violence, les récits de Poe et L'Etranger de Camus comme écriture d'une certaine économie de la mort. "Pourquoi écrivez-vous ? Pour épuiser." Le souhait et l'ambition qui traversent cet ensemble de textes pourraient se résumer à cet abrupt dialogue. Sur les ruines du romanesque qu'il continue d'explorer différemment, le récit est une entreprise d'épuisement du sujet. Ce voeu trame silencieusement, on le verra, tout le projet de A la Recherche du Temps perdu. Plus fondamentalement, l'épuisement est le programme esthétique d'une certaine époque à laquelle nous n'appartenons peut-être plus.. Inventaire du néant beckettien ou effacement de Monsieur Teste, ses déclinaisons ont le même arrière-plan. Nulle négativité mais l'affirmation lucide du bonheur d'écrire pour inventer une solitude donnée en partage, et la joie, profonde et paradoxale, que nous révèle la littérature.
| Nombre de pages | 216 |
|---|---|
| Date de parution | 06/02/1991 |
| Poids | 239g |
| Largeur | 135mm |
| SKU: | 9782714304070 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782714304070 |
|---|---|
| Titre | Vers une littérature de l'épuisement. 2e édition |
| Auteur | Rabaté Dominique |
| Editeur | CORTI |
| Largeur | 135 |
| Poids | 239 |
| Date de parution | 19910206 |
| Nombre de pages | 216,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

LOUIS-RENE DES FORETS - LA VOIX ET LE VOLUME
RABATE DOMINIQUEUn enfant solitaire et grave hante toute l'?uvre de Louis-René des Forêts. Il est l'image d'une souveraineté perdue, d'une puissance que le langage ne pouvait que trahir. Il est aussi la promesse d'un retour inattendu, le gage d'une part inaliénable où la parole puise le plus vif de sa force. Sur le visage de cet enfant, flotte un sourire mystérieux, comme sur le portrait de Pierre Klossowski enfant qui se trouve à la fin du Malheur au Lido. À la fois grave et joueur, teinté d'une légère et indéfinissable ironie, le visage de cet enfant nous fait face. Il est la preuve d'un moment irrécusable du passé, un fragment du monde déposé par la lumière sur la page blanche. Il est aussi une invitation à la fable. Il est réel ; il est fictif. Cet enfant est les deux en même temps. Son charme, comme celui de l'?uvre de Louis-René des Forêts, est de maintenir, dans leur antagonisme irréductible, entre souveraineté et ironie, en suivant le volume incertain d'une voix, les potentialités qui sont celles de la littérature quand elle tente de se voir en son miroir truqué et fabuleux. D. R.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,30 € -

La passion de l'impossible. Une histoire du récit au XXe siècle
Rabaté DominiqueL'objectif de ce livre est de comprendre pourquoi et comment une certaine histoire de la modernité littéraire s'est jouée en France dans un rapport paradoxal mais fécond avec l'idée d'une littérature impossible. Amorcée par Mallarmé et Rimbaud du côté de la poésie, c'est dans la prose narrative que cette recherche se poursuit selon le double patronage de Monsieur Teste de Valéry et de Paludes de Gide. Dans ce sillage, c'est une histoire du « récit » qui se dessine puisque nombre d'écrivains de premier plan se détournent bien du roman, dont ils aggravent la crise, mais sans renoncer à une forme de relation de ce qui interdit une narration classique ou heureuse. C'est cette relation à l'impossible, qui se fait même relation de l'impossible, que cet essai envisage sur l'ensemble du vingtième siècle. Il s'agit donc de dégager un paradigme de ce qu'on nommera « récit » (anagramme révélateur du mot « écrit »), d'en suivre les formes riches et différentes – à travers le surréalisme, selon l'inflexion que lui imposent Bataille et Blanchot, ou dans les vertiges de la voix du côté de Beckett – jusqu'à une sorte d'épuisement de cette recherche qui aura marqué le vingtième siècle, quand le poncif et le pathos de l'impossible se font clichés d'une modernité absorbée par son miroir réflexif. Nous sortons sans doute d'une certaine manière de cette époque dont il faut alors justement mesurer le chemin, les impasses comme les extraordinaires ambitions, pour comprendre le legs dont hérite notre temps. Après avoir posé l'hypothèse du récit, j'en retrace, dans la première partie, le parcours dans une histoire qui en propose les scansions essentielles et les éléments de définition négative. La deuxième partie s'attache à une suite d'études de cas (Bataille, Thomas, Blanchot et Beckett) qui s'intéressent à l'espace paradoxal de l'énonciation de ces textes.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -

Le roman français depuis 1900
Rabaté DominiqueGenre florissant ou moribond selon les avis, le roman est très présent durant ce XX e siècle. Cette étude est subdivisée en trois périodes historiques principales et privilégie la production contemporaine. Elle analyse les ?uvres les plus connues en les replaçant dans un mouvement créateur de formes nouvelles, montrant ainsi la richesse du genre romanesque.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -

Gestes lyriques
Rabaté DominiqueExtrait de l'introduction pour Olympe, Émile, Samuel et Ariane «et je danse» Imaginons d'emblée, avant de tenter de le définir, un geste lyrique, un geste heureux puisqu'il serait en même temps diction et action, imagination et effectuation. Peut-être ce geste serait-il, aussitôt, une «phrase», dans l'accomplissement rythmique et verbal d'une pensée unie avec ce qu'elle décrit, ou même avec ce qu'elle instaure. Spontanément ce sont des vers, ce sont des phrases de Rimbaud qui me viennent, et notamment celle-ci que j'extrais précisément du poème «Phrases» dans Illuminations: J'ai tendu des cordes de clocher à clocher; des guirlandes de fenêtre à fenêtre; des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse.' Ce paragraphe peut se lire comme un minuscule poème en prose au sein d'un poème assez énigmatique où il forme un morceau à la fois refermé sur lui-même et ouvert sur l'infini du ciel. Je le choisis parce qu'il me semble parfaitement témoigner de l'extraordinaire pouvoir d'auto-réalisation que la poésie s'est fixé comme ambition avec le tournant de la modernité. Une force d'affirmation particulière s'y exprime, qui se marque dans la tension entre la valeur descriptive des verbes (particulièrement dans l'usage du passé composé inaugural) et la puissance d'engendrement des actes qui s'enchaînent sur le fil de cette corde que les trois temps de la phrase décline. Mentalement, je vois se dérouler les préparatifs d'une fête intime qui prend les dimensions de l'univers. Les cordes deviennent guirlandes, et se métamorphosent en chaînes d'or. Le mouvement d'ouverture des fenêtres, que nous retrouverons dans le premier chapitre de ce livre, gagne le cosmos entier. Rien de plus simple apparemment que cette alchimie du verbe, qui transfigure le village en monde. Avec une efficacité qui est son secret, l'écriture de Rimbaud fait voir d'un coup, provoque l'hallucination simple dont parlent les Lettres du Voyant. Et soudain, le saut final peut s'accomplir, simplement lié par la coordination la plus neutre, comme si rien n'avait été préparé à cet effet: «et je danse». Cette clausule magnifique marque le bond vers une sorte de présent de narration mais surtout elle éternise le mouvement euphorique du sujet qui l'énonce. Ou plutôt, passant au présent, la phrase fait ce qu'elle voulait dire. Cette danse sur les sommets du monde, c'est la phrase qui vient d'en réaliser les conditions d'effectuation, selon une modalité de performativité qui devra être précisée. C'est en jouant sur le rythme des alexandrins, en prenant de l'ampleur avec la construction très simple et très savante du groupe ternaire, que le poète manifeste déjà la «danse» langagière et imaginaire que son énonciation rend réelle. En l'espace d'une phrase, d'une phrase travaillée par la répétition des points-virgules, selon une cadence qui en fait toute l'énergie continue et heurtée, la parole se fait danse. Le sujet s'échappe du cadre que le premier paragraphe posait comme oppressant, cette «matinée couverte, en Juillet». Ces quelques mots, que j'ai isolés, me semblent emblématiser merveilleusement ce que j'appellerai l'opération lyrique. C'est, conformément au voeu si présomptueux de Breton dans le Manifeste du surréalisme, par le pouvoir d'une énonciation singulière que le désir peut réenchanter le monde. Il suffit de dire, d'imaginer avec assez de puissance et, comme dans la rêverie éveillée, la toute-puissance subjective n'a plus de borne. Mais cette opération n'est pas seulement l'expression d'un sujet coupé des autres, d'un stade infantile de la pensée magique. Quand je lis cette phrase, c'est aussi bien moi qui refais mentalement le trajet imaginaire, et si je dis le paragraphe à voix haute ou intérieurement, le «je» final est aussi un peu le mien. La danse est devenue aussi celle du lecteur. La danse du langage quel qu'en soit le porteur. (...)ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 €
Du même éditeur
-
La Terre et les rêveries de la volonté. Essai sur l'imagination de la matière
Bachelard GastonGaston Bachelard (1884-1962) est le premier à avoir pris comme principal sujet de recherche l'imagination de la matière. Ses neufs grands ouvrages (traduits dans plusieurs langues) ont renouvelé durablement la critique.Avec La Terre et les rêverie de la volonté, Bachelard se rapproche de Jung. Le livre atteste qu'il n'a pas qu'une mais plusieurs méthodes, ce qu'on appellera la " nouvelle critique " s'en inspirera." Je ne crois pas nécessaire de camper ici un portrait de Bachelard. Toute la presse s'en est chargée dans la dernière année de sa vie. Elle n'a rien laissé ignorer de cet homme trapu, râblé et d'une corpulence tout à fait 1900. (...). Tout le monde sait maintenant qu'il avait le visage même du philosophe, tel du moins que le rêve l'imagination populaire. On en a admiré la chevelure romantique et la barbe peu soucieuse du ciseau.Ses familiers, ses étudiants savent seuls qu'il avait l'accueil jovial, la parole vive et que son rire était toujours prêt à fuser aux bons mots - et même aux calembours, à ceux des autres comme aux siens - que la conversation faisait jaillir.Bachelard forçait la sympathie dès l'abord : il n'est pas si commun de voir un grand esprit sous l'apparence d'un homme simple et comme ordinaire. Il avait conquis la mienne dès notre première rencontre, un an après la publication de son Lautréamont.Je veux dire ici ma reconnaissance à Albert Béguin... C'est à lui que je suis redevable d'être l'éditeur de Bachelard ; de Bachelard de qui les quatre livres majeurs qu'il m'a donnés ont été la semence d'où est née la critique nouvelle. "José Corti, Souvenirs désordonnés.ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,00 € -
Les Lumières fossiles. Et autres récits, 2e édition
Faye EricJ'ignore tout de Solange Brillat ou plus exactement, j'ignorais tout. La presse, ces derniers jours, évoque sa disparition et publie une photo noir et blanc. Solange sourit, et derrière son sourire il y a un lac. Où cela peut-il être ? Qui a pris cette photo, à quelle occasion ? Un journaliste qui avait frappé à ma porte la semaine dernière cite mon témoignage, quelques mots que je me souviens vaguement avoir prononcés : "Selon son voisin, c'était une jeune femme très discrète, banale." J'imagine Solange Brillat quelque part à une table de café, lisant les épithètes de sa gloire et tentant de se remémorer son voisin. Très discrète, banale. Ces mots aujourd'hui, je les regrette"ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,20 € -
Le temps sacré des cavernes. De Chauvet à Lascaux, les hypothèses de la science
Rigal Gwenn ; Latil Magali ; Guitton Philippe ; PiCe livre est une synthèse claire et accessible de l'ensemble des hypothèses formulées au fil du temps par la communauté scientifique pour tenter de répondre à la question de la signification de l'art des cavernes. Il vient combler un manque dans la littérature consacrée à ce sujet : d'ordinaire, le survol théorique se révèle trop rapide ; à moins que l'auteur, théoricien lui-même, ne privilégie ses propres hypothèses au détriment des autres. Rien de tel ici. Fruit de plusieurs années de travail, "Le Temps sacré des cavernes" accorde une attention égale à chaque théorie, exposant au besoin les points de friction entre spécialistes. La première partie présente l'artiste. En se basant sur les publications les plus récentes, l'auteur établit un portrait précis de Cro-Magnon, évoquant tour à tour ses ancêtres, ses contemporains, son apparence, son régime alimentaire, son équipement, ses structures sociales et son mode de relation à l'environnement (humains, animaux, éléments). Les traces qu'il a laissées en termes de pensée symbolique et de spiritualité introduisent la seconde partie. Exclusivement consacrée aux interprétations, cette dernière se fonde sur un travail d'analyse critique aussi exhaustif que possible : art pour l'art, zoocénose, rites d'initiation, culte de l'ours, magies d'envoûtement, de fertilité, de destruction et d'apaisement, code de chasse préhistorique, enseignement de la chasse par rabattage, chamanisme, totémisme, dualisme primordial, zodiaque préhistorique, enfin mythes liés à la Genèse et à la fertilité. Le lecteur, ainsi éclairé, pourra se forger son intime conviction.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -
Contes pour les Satyres
Fourest GeorgesA vous et à vous seuls satyres, faunes et sylvains j'offre ces contes que dédaignera la gravité de nos laborieuses générations G.F.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,15 €
De la même catégorie
-
Vers l'autre flamme. Après seize mois dans l'URSS, confession pour vaincus
Istrati PanaïtVers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 € -
Discours de Suède
Camus Albert ; Bjurström Carl GustavRésumé : "On aura peut-être été un peu surpris de voir dans ces discours l'accent porté par Camus sur la défense de l'art et la liberté de l'artiste - en même temps que sur la solidarité qui s'impose à lui. Cela faisait certes partie de ce que lui dictaient les circonstances et le milieu où il devait les prononcer, mais il est certain que Camus se sentait accablé par une situation où, selon ses propres paroles, "le silence même prend un sens redoutable. A partir du moment où l'abstention elle-même est considérée comme un choix, puni ou loué comme tel, l'artiste, qu'il le veuille ou non, est embarqué. Embarqué me paraît ici plus juste qu'engagé". Et malgré une certaine éloquence - qu'on lui reprochait également - il se sentait profondément concerné et douloureusement atteint par un conflit qui le touchait jusque dans sa chair et dans ses affections les plus enracinées", Carl Gustav Bjurström.ÉPUISÉVOIR PRODUIT6,60 € -
Marcel Proust
Tadié Jean-YvesRésumé : "Leurs yeux se rencontrèrent" : ces scènes de première rencontre qui font la force des grands romans, de Madame Bovary, de La Chartreuse de Parme, surgissent aussi entre les livres et nous. On m'a souvent demandé : "Comment avez-vous connu Proust ? " comme si j'avais pu l'aborder (ce que je n'aurais jamais osé faire), comme si j'avais été un témoin privilégié de sa vie, comme s'il avait été un de ces amis dont on écrit l'histoire. Ami, on l'est sans doute plus quand on ne connaît que l'oeuvre que lorsqu'on ne connaît que l'homme. Ce recueil rassemble dix ans de critique proustienne. Le hasard des commandes, ou des envies, dessine "à l'horizon peut-être, une constellation". C'est l'occasion de développer des thèmes, de Pompéi aux jardins, des contemporains à peine entrevus, Romain Rolland, une voisine du boulevard Haussmann, un prince monégasque, de reparler des personnages du roman. Des promenades, des variations, des découvertes : une photo inconnue et qui bouleverse notre connaissance de la biographie, une lettre inédite et mystérieuse. Le premier volume du cycle de "La Petite Histoire" de Lenotre, passion de mon enfance, portait le titre de Napoléon : Croquis de l'épopée. C'est ce que je propose ici, au sujet de Proust, parce que l'écriture de la Recherche et le livre lui-même en furent bien une : des croquis de l'épopée.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -
Un coeur intelligent. Lectures
Finkielkraut AlainLe roi Salomon suppliait l'Eternel de lui accorder un coeur intelligent. Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de la bureaucratie, c'est-à-dire d'une intelligence purement fonctionnelle, et de l'idéologie, c'est-à-dire d'une senti-mentalité binaire indifférente à la singularité des destins individuels, à quelle instance adresser cette prière? Ce livre répond: à la littérature. Me fiant à mon émotion, j'ai choisi neuf titres:"La Plaisanterie"de Milan Kundera,"Tout passe"de Vassili Grossman,"Histoire d'un Allemand"de Sebastian Haffner,"Le Premier Homme"d'Albert Camus,"La Tache"de Philip Roth,"Lord Jim"de Joseph Conrad,"Les Carnets du sous-sol"de Fédor Dostoïevski,"Washington Square"de Henry James et"Le Festin de Babette"de Karen Blixen. Et je me suis efforcé de mettre dans mes lectures tout le sérieux, toute l'attention que requiert le déchiffrement des énigmes du monde". Alain Finkielkraut.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,60 €








