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Essais sur la rhétorique, le langage, le style
Quincey Thomas de ; Dayre Eric
CORTI
20,30 €
Épuisé
EAN :9782714308399
Derrière leur foisonnement, ces essais publiés entre 1828 et 1851 contiennent une théorie cohérente, complète et unifiée de la rhétorique selon De Quincey, une véritable théorie de la persuasion par laquelle l'?uvre de littérature dépasse le domaine classique de la représentation de l'idée pour entrer dans celui de la présentation de l'idée. De l'influence de la langue sur ceux qui l'utilisent - dont De Quincey propose des démonstrations éclatantes (grec, hébreux, latin, grandes langues européennes) - à l'exposé de ce qui constitue l'apport particulier de tel écrivain, telle nation, tel genre à l'histoire de l'humanité, De Quincey nous étonne par la tonicité de ses démonstrations. Une des preuves les plus réjouissantes de l'" inactualité " de ces essais est l'analyse implacable du monde de l'édition et de la lecture " La multiplication même des livres confirme toujours plus l'échec de l'objet. Le nombre des lecteurs a augmenté, les moyens de publication sont plus nombreux; mais tout en augmentant dans une proportion plus grande encore, considérés séparément, les livres ne reçoivent plus qu'un quotient individuel de publicité de plus en plus restreint. Le caractère inégalitaire de la publication, fait qu'un très grand nombre de livres ne rencontrent jamais le moindre lecteur. Les livres ne sont dans leur majorité jamais ouverts ;cinq cents exemplaires peuvent être imprimés [...] cinq peut-être seront parcourus sans attention particulière. Les journaux populaires, qui publient une grande quantité d'articles et d'essais mêlés, et les placent dans un nombre de main tout aussi nombreux, doivent [...] duper le public en faisant croire qu'ici du moins tous les articles seront lus. Il n'en est rien. Un ou deux le seront, parce qu'ils sollicitent un intérêt particulier pour leurs sujets. Un seul est lu occasionnellement pour l'habileté avec laquelle il traite d'un sujet. Non, non ; chaque année porte en terre sa propre littérature. Depuis Waterloo, ce sont quelque cinquante mille livres et pamphlets qui se sont ajoutés aux rayons de notre littérature nationale, sans tenir compte des importations étrangères. De ces cinquante mille volumes, deux cents survivront peut-être ; et vingt peut-être dans les deux siècles qui suivront; cinq ou six mille ont peut-être été lus avec indifférence; le reste n'a pas même été ouvert. "
Thomas de Quincey retrace, de façon très personnelle, l'histoire extravagante, picaresque et exotique de Catalina de Erauso, une jeune nonne espagnole qui s'enfuit de son couvent, embarqua pour l'Amérique déguisée en garçon, s'enrôla dans l'armée et vécut une vie d'aventures, laissant quelques cadavres sur sa route: « Moi, je l'aime cette Kate, toute maculée de sang qu'elle est... La seule nécessité oblige l'homme à donner à de nombreux actes le nom de crimes, alors qu'un sens plus élevé enseigne en secret à les compter, à la réflexion, parmi les plus légers. »
Voici l'histoire. Un écrivain, Thomas De Quincey en l'occurrence, se voit demander un texte pour l'Album d'une grande institution littéraire. Paresseux, il décide de repêcher un de ses vieux textes parmi ses archives ; repêcher au sens strict de l'expression, puisqu'il conserve ses manuscrits dans une baignoire, débordante de toutes sortes de papiers. L'opération doit s'effectuer en grande pompe : trois jeunes femmes assisteront en tant que juges à la pêche au manuscrit pour éviter toute forme de filouterie, et un jeune homme, emblème de candeur, plongera dans la baignoire providentielle... Splendide apparat qui ne favorisera pas vraiment le sort.Ce court texte méconnu de Thomas De Quincey offre l'un des plus beaux apologues qui soient sur la création littéraire, l'illusion de maîtrise, la tentation de planifier l'imprévisible, l'incommensurabilité de la cause et de l'effet, l'incohérence fondatrice des choses humaines. Il esquisse en somme, avec un siècle d'avance, une joyeuse théorie des catastrophes.
Cet essai en forme de conférence prétendument prononcée devant les honorables membres de la Société des connaisseurs de meurtres est un pur chef-d?oeuvre d?humour noir, où De Quincey imagine de considérer l?assassinat sous un angle purement esthétique, le crime parfait devant obéir à des règles strictes. Il analyse ainsi la qualité esthétique des assassinats commis depuis Caïn jusqu?à Burke et Hare, qui attiraient des vagabonds chez eux pour les étouffer sous des oreillers et les vendre comme sujets anatomiques, et jusqu?à William, qui venait alors de terrifier Londres en anéantissant deux familles entières. Le tout, bien entendu, raconté selon des variations drolatiques, sur un mode ironique et léger.
Résumé : Infatigable lecteur des textes anciens, Thomas De Quincey passa une bonne partie de son existence à rêver un roman des origines, s'attardant sur les rites, codes, coutumes, bizarreries de la vie quotidienne dans l'Antiquité. C'est ainsi qu'à côté d'un essai sur l'art culinaire des Romains, ou sur la secte des Esséniens, vint prendre place La toilette de la dame hébraïque. Etrange blason de l'ornement, ce texte énumère, avec une précision passionnée, jusqu'au plus minime des atours dont pouvait se parer une ancienne habitante de Judée : des colliers de lunes et de soleils aux sandales de cuir et à une femme absente dans laquelle un De Quincey aussi érudit qu'imprévisible voit finalement se profiler les racines supposées d'un art et d'un style proprement hébraïques.
Le Sauvagerie est une épopée totale concernant l'enjeu le plus brûlant de notre époque : la crise écologique, la destruction massive des écosystèmes. A partir de dizains d'abord commandés à cinquante poètes contemporains, aux voix reconnues ou émergentes, francophones et anglophones, Pierre Vinclair a composé cet ensemble monumental : douze chants explorant les rapports variés que nous entretenons avec les autres vivants, les catastrophes passées et présentes comme les moyens dont nous disposons pour envisager un avenir commun? sur la Terre qui pour nous doit être, comme la DELIE pour Scève, "l'objet de plus haute vertu". Dans ce livre de combat, toutes les ressources et tous les registres poétiques sont mobilisés : les poèmes se font tour à tour tombeaux de la sauvagerie perdue et refuges pour les espèces à protéger, description des catastrophes et chansons à la gloire des héros de l'écologie, méditation face à un arbre, souvenirs de paysages disparus, descente aux enfers, prophéties.
Rigal Gwenn ; Latil Magali ; Guitton Philippe ; Pi
Ce livre est une synthèse claire et accessible de l'ensemble des hypothèses formulées au fil du temps par la communauté scientifique pour tenter de répondre à la question de la signification de l'art des cavernes. Il vient combler un manque dans la littérature consacrée à ce sujet : d'ordinaire, le survol théorique se révèle trop rapide ; à moins que l'auteur, théoricien lui-même, ne privilégie ses propres hypothèses au détriment des autres. Rien de tel ici. Fruit de plusieurs années de travail, "Le Temps sacré des cavernes" accorde une attention égale à chaque théorie, exposant au besoin les points de friction entre spécialistes. La première partie présente l'artiste. En se basant sur les publications les plus récentes, l'auteur établit un portrait précis de Cro-Magnon, évoquant tour à tour ses ancêtres, ses contemporains, son apparence, son régime alimentaire, son équipement, ses structures sociales et son mode de relation à l'environnement (humains, animaux, éléments). Les traces qu'il a laissées en termes de pensée symbolique et de spiritualité introduisent la seconde partie. Exclusivement consacrée aux interprétations, cette dernière se fonde sur un travail d'analyse critique aussi exhaustif que possible : art pour l'art, zoocénose, rites d'initiation, culte de l'ours, magies d'envoûtement, de fertilité, de destruction et d'apaisement, code de chasse préhistorique, enseignement de la chasse par rabattage, chamanisme, totémisme, dualisme primordial, zodiaque préhistorique, enfin mythes liés à la Genèse et à la fertilité. Le lecteur, ainsi éclairé, pourra se forger son intime conviction.
J'ignore tout de Solange Brillat ou plus exactement, j'ignorais tout. La presse, ces derniers jours, évoque sa disparition et publie une photo noir et blanc. Solange sourit, et derrière son sourire il y a un lac. Où cela peut-il être ? Qui a pris cette photo, à quelle occasion ? Un journaliste qui avait frappé à ma porte la semaine dernière cite mon témoignage, quelques mots que je me souviens vaguement avoir prononcés : "Selon son voisin, c'était une jeune femme très discrète, banale." J'imagine Solange Brillat quelque part à une table de café, lisant les épithètes de sa gloire et tentant de se remémorer son voisin. Très discrète, banale. Ces mots aujourd'hui, je les regrette"
Résumé : Bernard Fripiat, spécialiste de la langue française, et Laurent Petitguillaume nous offrent dans cette bande dessinée drôle et passionnante, un formidable éclairage sur les subtilités de la langue française. Grâce à leurs saynettes et leurs mises en situation cocasses, il ne sera plus question de faire des fautes d'orthographe ! Au programme, participes passés avec "être" et "avoir", verbes pronominaux et homonymes en tous genres (à/a, on/ont, et/est...).
Dubois Jean ; Dubois-Charlier Françoise ; Kannas C
Résumé : Les règles essentielles pour s'exprimer sans fautes ! Des fiches claires et structurées, illustrées de nombreux exemples, pour comprendre et retenir règles et notions : féminin et pluriel des noms, des adjectifs et des déterminants ; homonymes à ne pas confondre ; particularités des mots composés ; mots invariables ; accords : verbe et sujet, participes passés. Les exceptions et les pièges à éviter. Des conseils pratiques pour acquérir les bons réflexes.
Résumé : Depuis le début du XIXe siècle, on a pris l'habitude, pour des raisons de rapidité ou de complicité, d'abréger les mots du français. Ce procédé, nommé "troncation", caractérise la langue courante contemporaine : les termes cinéma, kilo, météo, métro, photo, radio, taxi ou encore vélo en résultent ! Aujourd'hui, le phénomène se généralise et privilégie désormais une formation où est conservée, à la fin du mot tronqué, la consonne qui suit la coupe syllabique traditionnellement admise. Ainsi, un appartement devient un appart, une colocataire une coloc ; le maxi le cède au max et la communication à la com ; le collaborateur, jadis raccourci en collabo, retrouve une seconde jeunesse avec le collab'. Cette manière de s'exprimer se retrouve dans l'enseignement (dissert', exam, prof, sciences nat, etc.) comme dans la police (flag, gardave, indic, perquise, etc.). Elle gouverne un parler juvénile : à toute. Dans les cités, on tronque le verlan : flic, prononcé [flikeu], donne keufli, réduit à keuf. Avec science et humour, Bernard Cerquiglini consacre à ce français nouveau un ouvrage riche en exemples et en jeux.
Résumé : Un dictionnaire de 150 000 synonymes et contraires qui tient facilement dans la poche. Contenu du livre : un outil facile à consulter : les mots bénéficient d'une très courte définition, permettant d'aller directement au sens cherché ; une grande quantité de synonymes et contraires pour chaque entrée, offrant au lecteur la possibilité de varier son expression ; les niveaux de langue sont clairement apposés, pour éviter tout emploi malvenu ; un encadré par page décrit un piège de langue à éviter : se méfier de la confusion entre deux termes proches (pêcheur/pécheur), du genre des mots (orque est féminin)... Un dictionnaire de référence sur les synonymes et contraires, au format ultra-pratique. Une aide à la rédaction, pour éviter les fautes les plus gênantes en langue française. 150 000 synonymes et contraires. Un prix très abordable.