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Représentation et réalité
Putnam Hilary
GALLIMARD
18,60 €
Épuisé
EAN :9782070718481
Longtemps la question de la représentation que l'homme se fait de la réalité anima la philosophie ; aujourd'hui, d'autres disciplines ont cru pouvoir la résoudre et y apporter des réponses qu'elles jugent définitives : la représentation, donc la pensée, s'expliquerait par le modèle de l'ordinateur ou par des états neuronaux.Hilary Putnam rappelle les sciences à la raison : en quête d'une introuvable grammaire générale de l'esprit, d'une lingua mentalis universelle où toutes les occurrences d'un mot, d'une référence auraient une nature communue et scientifiquement descriptible, les modèles informatiques et neuronaux parviennent peut-être à définir une fonction de connaissance, jamais à en expliquer le contenu. Car toutes oublient que les critères de réalité évoluent, qu'il n'y a pas de relation unique entre le mot et la chose désignée, que le concept dépend de notre environnement physique et social, que des choses n'ont de propriétés communes que dans une description singulière du monde. Ainsi, l'atome a-t-il jamais représenté la même réalité pour Démocrite et pour Niels Bohr ?Il faut, pour suivre Hilary Putnam, renoncer au présupposé que le réel est "sous" ou "derrière" les apparences, que l'Un est dans le Multiple, que tout phénomène a une nature ultime. Il n'est de vérité, c'est-à-dire d'identité des significations, qu'interprétative, de réalité que contextuelle.
Résumé : Dans un long entretien accordé à Christian Bouchindhomme, Hilary Putnam évoque son itinéraire philosophique et commente les différents courants de la philosophie contemporaine. Cet entretien est précédé d'un bref article qui est au c?ur des questions que Hilary Putnam n'a cessé de poser, depuis Raison, vérité et histoire, au réalisme métaphysique et au naturalisme philosophique. Souvent cité, " Pourquoi ne peut-on pas naturaliser la raison " prolonge les discussions auxquelles l'épistémologie naturalisée de Quine a primitivement donné lieu dans la philosophie américaine des dernières décennies. Les positions qui sont désormais celles de Putnam y trouvent un utile éclairage : entre les facilités que nous procure le " point de vue de Dieu " et les impasses auxquelles nous accule le relativisme culturel, la philosophie doit se frayer une troisième voie. Cet article précis relève à ce titre d'un effort de définition et d'éclaircissement auquel le philosophe, moins que quiconque, ne peut se soustraire.
Résumé : Que ce soit pour composer un simple bouquet à la maison, lors d'un mariage ou la décoration d'un événement exceptionnel, c'est avant tout par la couleur que les gens abordent et évoquent les fleurs. Riche de 400 superbes photographies de fleurs couvrant tout le spectre des couleurs, cet ouvrage est un guide essentiel pour tout amateur d'art floral. Véritable nuancier, il permet de comprendre et d'apprécier les fleurs par leurs couleurs. "C'est le livre que nous aurions aimé avoir quand nous avons commencé", confient les auteurs Darroch et Michael Putnam, le duo fondateur de l'agence de design floral new-yorkaise Putnam & Putnam.
Hilary Putnam défend la thèse suivante: les critères de réalité évoluent, il n?y a pas de relation unique entre le mot et la chose désignée, le concept dépend de notre environnement physique et social, des choses n?ont de propriétés communes que dans une description singulière du monde. Ainsi, l?atome a-t-il jamais représenté la même réalité pour Démocrite et pour Niels Bohr? Il faut, pour suivre Hilary Putnam, renoncer au présupposé que le réel est « sous » ou « derrière » les apparences, que l?Un est dans le Multiple, que tout phénomène a une nature ultime. Il n?est de vérité, c?est-à-dire d?identité des significations, qu?interprétative, de réalité que contextuelle. On retrouve ce combat dans cet ouvrage qui s?attache à définir les buts et les enjeux de la philosophie.Convaincu que la nature et le statut des « valeurs » s?enracinent dans la métaphysique, il consacre à celle-ci la première partie de l?ouvrage. Plus précisément, c?est au Réalisme qu?il s?attaque, à cette doctrine-clé de notre image scientifique du monde qui pose l?Être comme indépendant de la connaissance qu?on en prend. Contestant les dichotomies qui en découlent (entre concept et objet, fait et convention, etc.), affirmant la nécessité de lier vérité et justification, Putnam développe alors les incidences éthiques et esthétiques de ces positons théoriques.
Résumé : Philosophe américain et professeur émérite à l'université d'Harvard, Hilary Putnam a tout d'abord exploré, dans ses premiers travaux datant des années 1960, la philosophie de la logique et des mathématiques, celle du langage et de l'esprit. A partir des années 1980, les questions liées au réalisme s'inscrivent au coeur de ses analyses, dans une perspective de plus en plus pragmatiste et wittgensteinienne. Parallèlement, Putnam a toujours étudié les questions éthiques, notamment celles de la distinction fait/valeur et celles de la rationalité et de l'objectivité de nos jugements moraux. Dans L'Ethique sans Ontologie (Ethics Without Ontology, 2005), Hilary Putnam préfère aborder la question, plus générale, de l'objectivité des jugements éthiques. En accordant une place centrale à John Dewey, il achève la rupture avec le positivisme logique en éthique et participe du renouveau du pragmatisme.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.