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INTERPRETATION. Tome 1, un processus mutatif
Pragier Georges ; Wainrib Steven ; Urtubey Louise
PUF
10,50 €
Épuisé
EAN :9782130499206
La psychanalyse se différencie nettement d'autres formes de psychothérapies par l'interprétation du transfert, la mise au jour du sens latent du matériel de la cure. Cependant elle n'est pas une simple traduction de contenu ou la découverte de quelque secret bien enfoui, tant elle change ce qu'elle dévoile et donc celui à qui elle s'adresse. Comment situer aujourd'hui l'efficacité symbolique, la fonction mutative de l'interprétation sinon en termes de processus interprétatif, de générativité dans la cure. Déjà à l'oeuvre chez l'analysant qui interprète son histoire, ce mouvement passe par un long cheminement inconscient chez l'analyste en réponse au transfert, avant que ne se fasse jour une formulation dont il faudra mesurer l'effet sur le mode associatif de l'analysant. Ce sont là autant d'éléments d'une complexité dont cette monographie tente de rendre compte, articulant les chemins de l'interprétation aux remaniements qui surviennent en analyse.
Janin Claude ; Pragier Georges ; L'heureux-Le Beuf
Résumé : En psychanalyse, l'idée de "normalité" est une conquête récente puisqu'elle a dû progressivement se complexifier et s'affranchir de modèles idéologiques prégnants. Complexification qui est à mettre au crédit des "progrès de la vie et de l'esprit". Les apports originaux des auteurs, et notamment de psychosomaticiens, interrogent cette notion dans les différents champs de la pratique psychanalytique. L'espoir de guérison, en revanche, a toujours été omniprésent. La relecture des textes qui ont marqué, dans les deux décennies de l'après-guerre, l'histoire du mouvement psychanalytique en France, montre que le modèle médical prévalait dans la pensée de ces auteurs. A titre d'exemple Sacha Nacht, auquel se réfèrent certains auteurs de cette monographie, écrivait un ouvrage dont l'intitulé condensait le projet : Guérir avec Freud. Dans les échanges de cette époque, on retrouve de nombreuses traces de cette orientation. Ainsi, le titre de "Docteur" était souvent accolé au patronyme des intervenants dans les colloques ou les congrès et l'on ne parlait pas alors de "patient" mais de "malade". L'opposition entre Lacan et Nacht ne fut-elle pas conduite aussi, sur le terrain idéologique et théorique-clinique, autour de références au modèle médical ? Cet arrière-plan historique révèle peut-être la difficulté des psychanalystes à penser aujourd'hui leurs pratiques dans le champ d'une psychopathologie psychanalytique, champ que Freud avait pourtant délimité avec ce titre d'une incroyable audace : Psychopathologie de la vie quotidienne...
Résumé : Pour faire comprendre la psychanalyse et le fonctionnement de l'esprit, Freud fit appel aux modèles que lui proposaient les sciences de son temps : la physique newtonienne, la neurologie de Charcot, la biologie du XIXe siècle. Le développement de la pensée scientifique a, en quelques décennies, ouvert des modes de pensée nouveaux dont certains permettent de renouveler la théorie psychanalytique. Les notions de " chaos déterministe ", d'" auto-organisation ", de discontinuité, de " bruit ", de " structure dissipative ", autant que différentes notions fournies par la mécanique quantique et l'immunologie, sont incroyablement parlantes dans la description de certains modes d'organisation du psychisme et de ses transformations. Ces nouvelles métaphores, par leur adéquation aux phénomènes psychiques, permettent d'approfondir la théorie psychanalytique et de se défaire de schémas déterministes trop simplistes. Armés de ces nouveaux modèles, les auteurs nous conduisent dans les arcanes de la pensée, allant même au-delà d'une théorie de la découverte de la psychanalyse pour esquisser une approche psychanalytique de l'invention scientifique.
Résumé : Rapporter la cure d'un patient qui avait de graves conduites perverses peut sembler une gageure. Pourtant, c'est bien à une psychanalyste que Klim s'est adressé pour tenter d'arrêter l'escalade mortifère de ses pratiques. Son exceptionnelle évolution durant ces quatre années justifiait déjà d'en faire le récit clinique ; plus encore : la qualité particulière du préconscient, au carrefour de perversion, psychose et névrose, nous introduit au c?ur des théories psychanalytiques. Ainsi peuvent être formulées certaines hypothèses nouvelles quant à l'origine d'une telle organisation.
Résumé : Faut-il interpréter le transfert ? Quelle que soit la perspective théorique que l'on adopte, la question demeure. Si Freud a semblé osciller entre interprétation du rêve et interprétation du transfert cette alternative entre interpréter la répétition et la défense dans le transfert, et interpréter le contenu des rêves, semble aujourd'hui dépassée. Nombreux sont ceux qui penchent pour un continuum entre répétition et remémoration. Au point de souligner que ce qui donne matière à interprétation est un mixte où l'un ne saurait aller sans l'autre, sauf quand l'intensité de la pulsion est si marquée, qu'elle prévient toute possibilité de modulation. C'est un des points qui apparaît dans ce volume, où l'acte d'interpréter le transfert donne matière à débat, mais également à théorisation commune. Jean-Luc Donnet, Michel de M'Uzan (dans un entretien avec Marie-Françoise Laval), Marilia Aisenstein, Bernard Chervet, Laurent Danon-Boileau et Denys Ribas, construisent l'espace théorique actuel dans lequel se déploie cette question. À partir des cas cliniques proposés par Martine Janin-Oudinot, Françoise Cribier, Rosine Perelberg et Martine Girard, d'autres auteurs, Pierre Chauvel, Claude Le Guen, Michel Ody Josiane Chambrier, Victor Souffir et Marie-Lise Roux, discutent la visée et le sort de l'interprétation de transfert, tandis que Paul Israël discute, en après-coup, le destin d'une de ses propres interprétations.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.