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Interpréter le transfert
Nayrou Félicie ; Pragier Georges
PUF
15,50 €
Épuisé
EAN :9782130543817
Faut-il interpréter le transfert ? Quelle que soit la perspective théorique que l'on adopte, la question demeure. Si Freud a semblé osciller entre interprétation du rêve et interprétation du transfert cette alternative entre interpréter la répétition et la défense dans le transfert, et interpréter le contenu des rêves, semble aujourd'hui dépassée. Nombreux sont ceux qui penchent pour un continuum entre répétition et remémoration. Au point de souligner que ce qui donne matière à interprétation est un mixte où l'un ne saurait aller sans l'autre, sauf quand l'intensité de la pulsion est si marquée, qu'elle prévient toute possibilité de modulation. C'est un des points qui apparaît dans ce volume, où l'acte d'interpréter le transfert donne matière à débat, mais également à théorisation commune. Jean-Luc Donnet, Michel de M'Uzan (dans un entretien avec Marie-Françoise Laval), Marilia Aisenstein, Bernard Chervet, Laurent Danon-Boileau et Denys Ribas, construisent l'espace théorique actuel dans lequel se déploie cette question. À partir des cas cliniques proposés par Martine Janin-Oudinot, Françoise Cribier, Rosine Perelberg et Martine Girard, d'autres auteurs, Pierre Chauvel, Claude Le Guen, Michel Ody Josiane Chambrier, Victor Souffir et Marie-Lise Roux, discutent la visée et le sort de l'interprétation de transfert, tandis que Paul Israël discute, en après-coup, le destin d'une de ses propres interprétations.
Résumé : Elle traverse les cultures autant que les individus, elle marque notre vie quotidienne et les événements que nous vivons. Pourquoi une telle emprise de la haine ? Depuis et après Freud, la psychanalyse reprend la question et rencontre un apparent paradoxe : la haine est tout à la fois constructive et destructrice. Au c?ur de la problématique du sujet, elle est nécessaire dans sa fonction ontologique pour la constitution du moi et aussi de l'objet. Mais par sa participation active à la destructivité, elle pèse d'un poids décisif sur le "malaise contemporain de la culture" dont les enjeux sont si dévastateurs. Les psychanalystes se doivent de poursuivre la réflexion avec leurs propres outils conceptuels, mais aussi avec des outils venant d'autres disciplines. Le débat est ouvert entre eux, et avec philosophes et sociologues : L. Abensour, P.-L. Assoun, C. Athanassiou-Popesco, J. Bergeret, T. Bokanowski, B. Chervet, B. Clément, L. Danon-Boileau, P. Denis, E. Enriquez, A. Fine, C. Janin, P. Jeammet, J. Kristeva, O. Le Cour Grandmaison, R. Menahem, F. Nayrou, G. Pragier.
Résumé : Dans la vie psychique, quand quelque chose s'interrompt, on peut y voir une rupture sans appel conduisant à la désorganisation ou au contraire un moment de crise préalable à un changement salutaire. Si la rupture est un effondrement, la crise permet en revanche une césure dans la continuité, et avec elle l'émergence d'une qualité, d'une détermination, d'une propriété qui altère assurément ce qui était là jusqu'alors. Elle organise un renouveau, bouleversant certes, mais parfois salutaire pour un organisme auparavant condamné à l'homéostasie ou à la répétition. En ce sens, la crise tranche et différencie, au point même qu'on peut sans paradoxe se demander si la technique de l'analyse n'a pas pour fonction (ou, à tout le moins, pour effet) de conduire le sujet à une crise. En analyse, la crise serait alors induite par la méthode, car les crises inhérentes à la vie de l'individu, celles qui éventuellement l'ont décidé à consulter ou ponctuent la vie du patient, ne sont pas les seules qui résonnent dans l'espace de la séance. Il y a celles qui sont propres au processus analytique et à son déploiement.
Résumé : Présentation synthétique du développement de la pensée chez l'humain, de ses liens avec la structuration psychique de l'individu pendant son enfance et son adolescence et des perspectives thérapeutiques offertes par la mise en évidence de son évolution.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein