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Quelle guérison, quelle normalité ?
Janin Claude ; Pragier Georges ; L'heureux-Le Beuf
PUF
22,50 €
Épuisé
EAN :9782130530886
En psychanalyse, l'idée de "normalité" est une conquête récente puisqu'elle a dû progressivement se complexifier et s'affranchir de modèles idéologiques prégnants. Complexification qui est à mettre au crédit des "progrès de la vie et de l'esprit". Les apports originaux des auteurs, et notamment de psychosomaticiens, interrogent cette notion dans les différents champs de la pratique psychanalytique. L'espoir de guérison, en revanche, a toujours été omniprésent. La relecture des textes qui ont marqué, dans les deux décennies de l'après-guerre, l'histoire du mouvement psychanalytique en France, montre que le modèle médical prévalait dans la pensée de ces auteurs. A titre d'exemple Sacha Nacht, auquel se réfèrent certains auteurs de cette monographie, écrivait un ouvrage dont l'intitulé condensait le projet : Guérir avec Freud. Dans les échanges de cette époque, on retrouve de nombreuses traces de cette orientation. Ainsi, le titre de "Docteur" était souvent accolé au patronyme des intervenants dans les colloques ou les congrès et l'on ne parlait pas alors de "patient" mais de "malade". L'opposition entre Lacan et Nacht ne fut-elle pas conduite aussi, sur le terrain idéologique et théorique-clinique, autour de références au modèle médical ? Cet arrière-plan historique révèle peut-être la difficulté des psychanalystes à penser aujourd'hui leurs pratiques dans le champ d'une psychopathologie psychanalytique, champ que Freud avait pourtant délimité avec ce titre d'une incroyable audace : Psychopathologie de la vie quotidienne...
Résumé : Psychanalyste, écrivain, éditeur et agrégé de philosophie, J.-B. Pontalis, d'abord élève de Sartre et Lacan, est devenu l'un des acteurs essentiels du mouvement psychanalytique français, participant à la fondation de l'Association psychanalytique de France dont il est membre titulaire. Il est l'auteur, avec Jean Laplanche, du Vocabulaire de la psychanalyse. On lui doit la création en 1970 de la Nouvelle Revue de psychanalyse qu'il a animée pendant ses vingt-cinq années de parution. Ses écrits psychanalytiques comportent Entre le rêve et la douleur, Perdre de vue, ainsi que La force d'attraction. Parmi ses textes littéraires, citons deux récits : Loin (1980) et Un homme disparaît (1995) ; son autobiographie, L'amour des commencements, a obtenu en 1986 le prix Femina-Vacaresco. Il a été de surcroît traducteur de Winnicott, dont il a contribué à introduire la pensée en France. Claude Janin retrace le parcours intellectuel complexe d'un homme qui aime à se définir comme un go-between, un messager. Il propose une lecture de l'?uvre dans laquelle il dégage les apports principaux de l'auteur : clinicien, initiateur de concepts, J.-B. Pontalis est aussi un théoricien du négatif, du langage et de l'image.
Résumé : Les liens entre Réalité et Traumatisme posent une question épistémologique que cet ouvrage remet en perspective, et qui est à la base du désaccord entre Freud et Ferenzi. Comme l'a remarqué Balint, " Le fait historique représenté par le désaccord entre Freud et Ferenzi fit sur le monde analytique l'effet d'un traumatisme (...) Le choc était extrêment profond et douloureux. Tout se passe en effet comme si cette opposition Freud/Ferenzi autour de la question de l'Origine - externe ou intense - du traumatisme, continuait à être active au sein de la communauté psychanalytique, au point d'interdire toute pensée de leur articulation, alors que les théories de Winnicott, la conception moderne de l'Histoire, ou les travaux de S. Viderman permettent justement une telle articulation ! Cet ouvrage, à travers le notions de " Noyau traumatique du Moi ", de Collapsus topique, d'animisme à deux de Noyau chaud et de Noyau froid, issues de la conception freudienne de l'objet, telle qu'elle apparaît dans Deuil et Mélancolie introduit à une réévaluation des liens entre trauma réel et trauma psychique, et postule l'existence de Traumatismes sans fin et de Traumatismes avec fin, la capacité du sujet à constituer au sein de sa psyché une potentialité à subir psychiquement un traumatisme, se révélant, en fin de compte, anti-traumatique ; il donne au lecteur, au c?ur même de la pratique psychanalytique, des exemples de ces types de traumatismes.
Résumé : La psychothérapie peut-elle être psychanalytique ? Ne doit-on considérer comme " psychanalytiques " que les psychothérapies effectuées par des psychanalystes ? Ces questions et d'autres interrogations concernant la nécessité de l'analyse, le désir de guérir l'autre par l'analyse, la pratique analytique et le travail psychothérapique sont toujours d'actualité. Publiés dans deux volumes de la Revue française de psychanalyse en 1991, ces textes témoignent d'une réflexion nécessaire et continue, autant dans le domaine des conceptions théoriques que sur les territoires où interviennent les psychanalystes. " La volonté thérapeutique qui sous-tend le développement de ces recherche est peut-être finalement une question de vie ou de mort pour la psychanalyse. "
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».