
Philosophie N° 110, été 2011
Ce numéro s?ouvre sur un essai inédit de Kant présenté et traduit par H-S Afeissa, « De la question de savoir si la Terre vieillit, considérée d?un point de vue physique », issu des écrits de la période précritique, l?un des plus importants qu?ait rédigés le penseur de Königsberg dans les années 1750. Appartenant au groupe des publications scientifiques de Kant, il examine la question du vieillissement de la Terre du point de vue des processus géomorphologiques qui y sont à l?oeuvre. L?essai jette un éclairage précieux sur certains aspects de la réflexion du philosophe au moment où celui-ci préparait son grand traité sur l?histoire générale de la nature et du ciel ; il révèle, dans son oeuvre, la permanence d?une pensée de la destruction apocalyptique de la Terre, dont il a ultérieurement proposé une interprétation pratique dans deux écrits majeurs: La religion dans les limites de la simple raison (1793) et La fin de toutes choses (1794). Dans sa « Méditation sur le mot de Husserl ?l?histoire est le fait majeur de l?être absolu? » (traduit par G Fagniez), Ludwig Landgrebe, disciple direct de Husserl, souligne l?ancienneté, mais aussi l?inachèvement de l?interrogation husserlienne sur l?histoire. En élucidant la manière dont s?articulent, d?une part, les formes individuelles et collectives de l?histoire, d?autre part, la factualité et l?idéalité de celle-ci, il vise à dévoiler et combler une lacune qui affecte la réappropriation phénoménologique du thème métaphysique de l?unité de l?histoire, et ce en pensant le temps historique, tâche Husserl dont se serait affranchi en envisageant l?histoire d?un point de vue essentiellement pratique. Les sciences expérimentales offrent une image du monde : par les entités et processus qu?elles mentionnent, elles constituent une ontologie du monde, qui va souvent à l?encontre du sens commun. Dans « Une objectivité kaléidoscopique : construire l?image scientifique du monde », quatre spécialistes de philosophie des sciences montrent que cette tâche relève de la philosophie plutôt que de la seule science ; qu?une telle image résulte en outre de l?application d?au moins deux « modes d?objectivation », le théorique et l?expérimental ; et enfin que, diverses sciences conduisant à différentes images du monde, des conflits peuvent rendre difficile l?élaboration d?une image scientifique du monde cohérente et unifiée. Dans « ?L?aptitude à la liberté?, de John Stuart Mill à Michael Walzer », Aurélie Knüfer analyse l?un des arguments censés fonder le principe de non-intervention : vu qu?il serait impossible de savoir, avant qu?il ne soit effectivement libre, si un peuple est apte à la liberté, et que seul un peuple qui se libère lui-même est susceptible de fonder ensuite des institutions libres, l?intervention pour aider des insurgés contre un gouvernement oppresseur serait toujours un mal. L?article montre les implications et les apories de cet argument dans la philosophie de John Stuart Mill, en restituant le contexte théorique et politique de son élaboration, et examine également l?usage et la critique qu?en a faits Michael Walzer.
| Nombre de pages | 96 |
|---|---|
| Date de parution | 03/06/2011 |
| Poids | 117g |
| Largeur | 135mm |
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| EAN | 9782707321800 |
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| Titre | Philosophie N° 110, été 2011 |
| Auteur | Pradelle Dominique |
| Editeur | MINUIT |
| Largeur | 135 |
| Poids | 117 |
| Date de parution | 20110603 |
| Nombre de pages | 96,00 € |
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Philosophie N° 128, janvier 2016 : Adolf Reinach
Pradelle DominiqueCe numéro est consacré à l'une des figures centrales de la phénoménologie, que seule sa mort prématurée en 1917 a privée d'une gloire plus éclatante. Disciple de Theodor Lipps, Adolf Reinach fut avec Johannes Daubert et Moritz Geiger l'un des membres du Cercle de Munich qui, après la découverte déterminante des Recherches logiques de Husserl, s'efforça de thématiser la conscience sur son versant objectal plutôt que subjectif, tentant de dégager l'essence du pôle objectal visé par la conscience dans ses divers actes intentionnels (perception, imagination, pensée, etc.). Lecteur des Ideen... I de Husserl, dont il fut chargé de relire les épreuves, Reinach refusa d'adhérer au tournant transcendantal du maître, récusant tant la méthode de réduction transcendantale que la position ontologique husserlienne selon laquelle tout étant se réduit à du sens visé et validé par la conscience pure, et optant pour une phénoménologie réaliste et eidétique dont la méthode résidait dans la seule intuition d'essence. Si le propre de l'attitude phénoménologique requiert d'apprendre à voir effectivement, cela implique, en tout domaine, de considérer les essences ? en dépouillant l'objet considéré de tout ancrage dans le champ de l'existence effective, pour passer de l'effectivité à la sphère des pures possibilités. A partir de là, l'objet central de la phénoménologie est de passer de la question du sens à la question de l'être, c'est-à-dire de saisir non simplement les essences, mais les lois eidétiques qui les relient. Le second aspect central de cette phénoménologie réside dans la doctrine des états de choses (Sachverhalte) ? dont la notion, après avoir été dégagée par Husserl dans les Recherches logiques, est devenue le point focal de l'intérêt de Daubert et de Reinach : objectités idéales qui relèvent de la signification, possèdent la forme catégoriale "être-p de S" et sont les corrélats intentionnels d'actes de jugement ou de croyance. Troisièmement, Reinach a désubjectivé et déformalisé l'a priori : ce dernier n'appartient pas au sujet transcendantal et ne se réduit pas aux seules formes pures, mais s'étend à toutes les connexions d'essence, c'est-à-dire aux états de choses fondés sur des essences ? qu'il s'agisse d'essences formelles ou matériales. Aussi la phénoménologie se donne-t-elle pour tâche de fonder les sciences, en ressaisissant le soubassement eidétique ou a priori qui se trouve à leur fondement. De ce programme ambitieux, Reinach n'a eu le temps de réaliser qu'une infime partie, tout en donnant de nombreuses indications sur la manière de le faire. Les Fondements a priori du droit civil, traduit par Ronan de Calan (Paris, Vrin, 2004), puis les textes réunis sous ma responsabilité en traduction française sous le titre Phénoménologie réaliste (Paris, Vrin, 2012), en ont donné au lectorat français un substantiel aperçu. L'ensemble des études ici réunies entend mettre en lumière l'ampleur des intérêts thématiques de Reinach : redéfinition de la tâche de la phénoménologie et de l'a priori, théorie des modalités cognitives de l'intentionnalité, de l'espace et du continu, questions éthiques et doctrine juridique de la propriété. D.P.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -

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